BRVM : BOA BÉNIN SOUS PRESSION ?

 

 BOA BÉNIN : UNE BANQUE SOLIDE MAIS SOUS PRESSION DU RISQUE COTON — OPPORTUNITÉ OU PIÈGE VALUE ?

Rapport S1 2026 : une croissance commerciale intacte, mais un coût du risque qui change la lecture de l’investissement


Rédigé par GEO INVEST le 23/07/2026



La publication du rapport d’activité du 1er semestre 2026 de BOA Bénin apporte un message contrasté aux investisseurs : la machine commerciale fonctionne toujours, mais la hausse brutale du coût du risque rappelle que la qualité du portefeuille crédit reste le principal facteur de surveillance dans le secteur bancaire.

La banque continue d’afficher des fondamentaux solides, avec une rentabilité parmi les meilleures du marché BRVM, mais le marché sanctionne l’incertitude autour du secteur coton et de la capacité de la banque à maintenir ses dividendes.

 BOA BÉNIN : UNE ACTIVITÉ COMMERCIALE QUI RÉSISTE

Au premier semestre 2026, BOA Bénin réalise :

IndicateurS1 2026Variation
Produit Net Bancaire25,89 milliards FCFA+5,41%
Résultat brut d’exploitation13,90 milliards FCFA+5,11%
Résultat net10,35 milliards FCFA-6,04%
ROE18,1%Niveau élevé
ROA2,2%Niveau solide
Coefficient d’exploitation46%Bonne maîtrise

Le premier enseignement est clair : le cœur d’activité reste performant.

Les revenus progressent grâce :

  • aux dépôts clientèle en hausse de +7,6%, signe d’une confiance renforcée des clients ;
  • à une progression de la marge nette d’intérêt (+3%) ;
  • à une hausse des commissions (+4%).

La banque continue donc à générer de la valeur sur son activité bancaire traditionnelle.


 LE POINT NOIR : L’EXPLOSION DU COÛT DU RISQUE

Le principal élément qui explique la baisse du bénéfice est le coût du risque.

IndicateurS1 2025S1 2026Variation
Coût du risque1,67 Md FCFA3,12 Mds FCFA+87,23%

Cette hausse représente un impact majeur :

  • le coût du risque absorbe une partie importante de la croissance du PNB ;
  • sans cette hausse des provisions, le résultat net aurait probablement progressé.

La direction explique cette évolution par le dégonflement des encours dans le secteur coton, secteur stratégique pour l’économie béninoise.

Lecture d’expert comptable :

Le problème n’est pas une baisse de rentabilité opérationnelle.

Le problème est plutôt une dégradation temporaire de la qualité du portefeuille crédit.

La question centrale pour l’investisseur devient :

"Le coût du risque est-il un accident ponctuel ou le début d’une tendance durable ?"

 RAN À ZÉRO : UN SIGNAL À SURVEILLER

Le report à nouveau (RAN) nul est un élément important dans l’analyse.

Un RAN à zéro signifie que les bénéfices antérieurs ont été largement distribués ou affectés.

Conséquence :

BOA Bénin dispose de moins de réserve comptable pour absorber un choc supplémentaire.

Pour l’investisseur orienté dividendes, cela implique :

 une banque rentable capable de générer du résultat ;

mais :

 une probabilité plus élevée de prudence sur la distribution future.

La banque pourrait privilégier :

  • le renforcement des fonds propres ;
  • la reconstitution des réserves ;
  • une politique de dividende plus conservatrice.

 ANALYSE TECHNIQUE AU 23 JUILLET 2026

Situation boursière

  • Cours de clôture : 8 695 FCFA
  • Variation séance : -0,06%
  • RSI : 42
  • Stochastique : 13
  • Bêta : 0,22

Depuis le plus haut de 9 420 FCFA, le titre a corrigé vers :

 Plus bas : 8 200 FCFA
 Moyenne période : 8 942 FCFA

Le titre évolue actuellement environ 2,8% sous sa moyenne récente.

 ANALYSE DES VOLUMES : UN MARCHÉ EN ATTENTE

Volume du jour (23/07/2026) :

4 046 titres échangés

Calculs :

IndicateurVolume moyenRatio Volume Today
V10 jours3 240 titres1,25x
V20 jours5 040 titres0,80x
V30 jours5 277 titres0,77x

Interprétation :

Court terme :

Le volume du jour est supérieur au V10J :

+25% d’activité supplémentaire

Cela montre un léger retour d’intérêt.

Moyen terme :

Mais le volume reste inférieur :

  • de 20% au V20J ;
  • de 23% au V30J.


Le marché ne montre pas encore une forte accumulation institutionnelle.

Les investisseurs restent prudents en attendant plus de visibilité sur le coût du risque.

 INDICATEURS TECHNIQUES : UNE ACTION EN ZONE DE SURVEILLANCE

RSI 42

Le RSI inférieur à 50 indique :

  • momentum faible ;
  • absence de forte pression acheteuse.

Mais il n’est pas encore en zone de panique.

Stochastique 13

Le STO à 13 indique une zone de survente technique.

Cela signifie :

 possibilité d’un rebond court terme.

Mais attention :

Une action peut rester longtemps en zone de survente lorsque les investisseurs attendent un catalyseur.

Bêta 0,22

C’est un point positif.

BOA Bénin est une valeur défensive :

  • faible volatilité ;
  • comportement plus stable que le marché global.

 VALORISATION : LE MARCHÉ PRICE-T-IL TROP DE RISQUE ?

Avec un résultat annualisé approximatif :

10,35 Mds × 2 = environ 20,7 milliards FCFA

La banque reste capable de générer un bénéfice important.

Le marché semble intégrer :

  • une baisse du dividende ;
  • une hausse durable du risque crédit ;
  • une prudence sur 2027.

C’est ce qui explique la pression sur le cours.

 SCÉNARIOS INVESTISSEUR

 Scénario positif

Si au S2 2026 :

  • le coût du risque diminue ;
  • la campagne coton se normalise ;
  • les crédits repartent ;

Alors BOA Bénin pourrait retrouver une revalorisation.

Potentiel :

 retour vers 9 500 - 10 000 FCFA possible.


 Scénario négatif

Si :

  • le coût du risque continue d’augmenter ;
  • le dividende est fortement réduit ;
  • les provisions restent élevées ;

Le marché pourrait maintenir une décote.


BOA Bénin reste une banque de qualité avec un ROE de 18,1%, une excellente efficacité opérationnelle et une exposition à une économie béninoise dynamique.

Cependant, le dossier n’est plus uniquement une histoire de croissance : il devient une histoire de gestion du risque crédit.


BOA Bénin est une valeur défensive de qualité en phase de transition. Le potentiel existe, mais le catalyseur attendu est la normalisation du risque coton.




Contenu publié à titre éducatif et pédagogique uniquement.


BRVM : DE NOUVEAU CATALYSEUR

 

Côte d’Ivoire : le bitumage Yabayo-Buyo, Toulepleu-Zouan-Hounien et Séguéla-Mankono. un nouveau catalyseur économique qui pourrait profiter aux champions des secteurs du marché. 

40 milliards FCFA pour transformer un corridor stratégique du Sud-Ouest et du centre ouest ivoirien.

Rédigé par GEO INVEST le 23/07/2026 




Le développement des infrastructures continue de redessiner la carte économique de la Côte d’Ivoire. La ratification d’un financement de 30 milliards FCFA accordé par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) pour le bitumage de l’axe Yabayo-Buyo, long de 60 kilomètres, constitue un signal fort pour l’avenir économique du Sud-Ouest ivoirien.

Au-delà d’un simple projet routier, cette infrastructure représente un levier de création de valeur pour plusieurs secteurs économiques : agriculture, industrie, transport, télécommunications, services financiers et énergie.

Pour les investisseurs de la BRVM, ce type de projet doit être analysé comme un accélérateur potentiel de croissance pour certaines entreprises cotées exposées aux dynamiques d’aménagement du territoire ivoirien.

Yabayo-Buyo : un axe stratégique au cœur d’une zone agricole à fort potentiel

La région du Sud-Ouest ivoirien occupe une place importante dans l’économie agricole nationale. Elle concentre notamment des activités liées au :

  • cacao ;
  • hévéa ;
  • palmier à huile ;
  • cultures vivrières ;
  • exploitation forestière ;
  • commerce régional.

L’amélioration de cette liaison routière pourrait réduire les coûts logistiques, accélérer l’évacuation des productions agricoles et améliorer la connexion entre les zones de production et les grands centres économiques.

Un meilleur réseau routier signifie généralement :

 moins de pertes après récolte ;
 réduction du coût du transport ;
 augmentation de la productivité agricole ;
 attractivité accrue pour les investisseurs privés.

Cette dynamique pourrait renforcer indirectement plusieurs sociétés cotées à la BRVM.

10 milliards FCFA également pour accélérer le développement du Centre-Ouest

La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans la modernisation de ses infrastructures routières avec un financement de plus de 10 milliards FCFA obtenu auprès de la Banque islamique de Développement (BID).

Ce financement permettra de transformer en routes revêtues deux axes stratégiques d’une longueur totale de 100 kilomètres : Toulepleu-Zouan-Hounien et Séguéla-Mankono.

Au-delà de l’amélioration de la mobilité, ces travaux devraient stimuler l’activité économique locale, faciliter l’évacuation des productions agricoles, réduire les coûts logistiques et renforcer l’attractivité des régions concernées.

Pour l’écosystème économique ivoirien, ces investissements représentent un levier supplémentaire de croissance pour les secteurs du transport, de l’agriculture, des services financiers, des télécommunications et de la distribution.

Une nouvelle infrastructure qui confirme le rôle stratégique des routes dans la transformation économique de la Côte d’Ivoire.


 SMB : le grand bénéficiaire potentiel du développement routier

apparaît comme l’un des acteurs industriels les plus directement concernés par cette vague d’investissements routiers.

Spécialisée dans la production de bitume et produits dérivés, SMB est positionnée au cœur de la chaîne de valeur des infrastructures routières.

Le développement de l’axe Yabayo-Buyo pourrait représenter :

  • une augmentation de la demande en bitume ;
  • davantage de projets routiers publics et privés ;
  • une meilleure utilisation des capacités industrielles ;
  • une visibilité renforcée sur les perspectives de croissance.

Pour un investisseur BRVM, SMB représente donc une manière indirecte de s’exposer au thème :

"La croissance économique ivoirienne portée par les infrastructures."

 Secteur bancaire : le financement de la nouvelle dynamique économique

Le désenclavement d’une région crée souvent une nouvelle demande financière.

Les entreprises agricoles, PME locales, transporteurs et commerçants auront besoin :

  • de crédits d’investissement ;
  • de financement de campagne agricole ;
  • de solutions de paiement ;
  • d’accompagnement bancaire.

Les banques cotées à la BRVM pourraient bénéficier de cette expansion économique.

Parmi les valeurs susceptibles d’être concernées :

Une amélioration de l’activité économique régionale peut favoriser :

  • la croissance des crédits ;
  • l’augmentation de la clientèle professionnelle ;
  • le développement des services financiers.

Avec son réseau historique, elle pourrait profiter de la formalisation progressive des activités économiques dans les zones rurales et semi-urbaines.

Les projets d’infrastructures peuvent également stimuler les besoins de financement des entreprises locales.

 Télécoms : plus de routes, plus de connectivité numérique

Le développement routier entraîne généralement une accélération de la couverture numérique.

Les nouvelles activités économiques nécessitent :

  • internet haut débit ;
  • mobile money ;
  • solutions digitales pour entreprises ;
  • communication entre producteurs et acheteurs.

Les opérateurs télécoms présents dans l’écosystème BRVM pourraient tirer parti de cette expansion.

La croissance économique des zones rurales représente une opportunité pour :

  • augmenter le nombre d’abonnés ;
  • développer les services financiers mobiles ;
  • renforcer les revenus data.

L’extension des infrastructures nécessite également des équipements liés aux réseaux électriques et télécoms.

 Agriculture et agro-industrie : un effet multiplicateur attendu

L’amélioration de la route Yabayo-Buyo pourrait être particulièrement stratégique pour les entreprises agricoles.

Une meilleure logistique peut améliorer :

  • l’approvisionnement des usines ;
  • la collecte des matières premières ;
  • la compétitivité à l’export.

Les sociétés BRVM exposées à l’agriculture pourraient bénéficier indirectement de cette amélioration.

Une meilleure accessibilité des zones rurales facilite :

  • la collecte de production ;
  • le transport vers les unités industrielles ;
  • la réduction des coûts logistiques.

Dans une région fortement agricole, l’amélioration des routes peut soutenir la chaîne d’approvisionnement du caoutchouc naturel.

 Commerce, consommation et services : l’effet secondaire de la croissance

Une route moderne ne transporte pas seulement des marchandises.

Elle transporte aussi :

  • des consommateurs ;
  • des entrepreneurs ;
  • des investisseurs ;
  • des opportunités.

La hausse de l’activité économique locale peut profiter aux entreprises liées :

  • à la distribution ;
  • aux biens de consommation ;
  • aux services.

Les sociétés comme :

pourraient bénéficier à long terme d’une amélioration de la pénétration commerciale dans les zones mieux connectées.

Investisseur BRVM : à surveiller

Le projet Yabayo-Buyo illustre une tendance majeure en Côte d’Ivoire :

les infrastructures publiques créent progressivement de nouveaux marchés privés.

Pour un investisseur BRVM, il faut surveiller trois niveaux d’impact :

Impact direct

 SMB (bitume, infrastructures routières)

Impact intermédiaire

 banques (financement économique)
 télécoms (connectivité et mobile money)

Impact long terme

 agro-industrie
 consommation
 développement régional

 L’infrastructure comme moteur de création de valeur boursière

Le bitumage de l’axe Yabayo-Buyo dépasse largement le cadre d’un chantier routier. Il représente une nouvelle étape dans la transformation économique du Sud-Ouest ivoirien.

Pour les investisseurs BRVM, cette annonce rappelle une règle fondamentale de l’investissement :

"Les grandes infrastructures d’aujourd’hui créent souvent les champions économiques de demain."

La surveillance des entreprises exposées aux thèmes infrastructures – agriculture – finance – télécoms pourrait offrir des opportunités intéressantes dans une stratégie d’investissement à long terme.

PI-SPI : la BCEAO construit l’autoroute numérique qui transforme la finance de l’UEMOA

 

PI-SPI : en moins d'un an, la BCEAO pose les fondations d'une nouvelle ère du paiement en Afrique de l'Ouest

Rédigé par GEO INVEST le 23/07/2026




Trente millions d'utilisateurs en moins d'un an. Ce chiffre résume à lui seul l'ampleur de la transformation en cours dans l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Avec le déploiement de la Plateforme Interopérable des Systèmes de Paiement Instantané (PI-SPI), la BCEAO accélère la mutation des paiements vers un écosystème numérique où banques, opérateurs de monnaie électronique, établissements de paiement et institutions de microfinance peuvent désormais échanger des fonds de manière instantanée.

Présentée lors de la publication du Rapport Annuel 2025 de la BCEAO par le Gouverneur Jean-Claude Kassi Brou, cette avancée constitue l'un des projets les plus structurants de l'histoire récente des infrastructures financières de l'UEMOA.

Une adoption rapide qui change d'échelle

Moins d'un an après son lancement, la PI-SPI affiche déjà des indicateurs significatifs :

  • 30 millions d'utilisateurs répartis dans les huit États membres de l'UEMOA ;
  • Plus d'un million de transactions réalisées ;
  • 110 milliards de FCFA échangés via la plateforme ;
  • Un réseau passé de 45 à 80 participants, soit une progression de près de 78 %.

Ces chiffres illustrent la montée en puissance d'une infrastructure conçue pour rendre les paiements plus rapides, plus accessibles et plus fluides à l'échelle régionale.

Une plateforme qui connecte tout l'écosystème financier

L'une des principales innovations de la PI-SPI réside dans son caractère interopérable.

Alors qu'auparavant chaque réseau de paiement fonctionnait largement dans son propre environnement, la plateforme permet désormais aux banques, établissements de monnaie électronique, institutions de microfinance et établissements de paiement d'échanger des fonds entre eux en temps réel.

Cette interconnexion réduit les frontières techniques entre les différents acteurs du marché et facilite les transferts d'argent, qu'ils soient réalisés entre comptes bancaires, portefeuilles électroniques ou autres solutions de paiement agréées.

Le paiement instantané devient une nouvelle norme

Avec la PI-SPI, les paiements peuvent être effectués 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, sans dépendre des horaires traditionnels des systèmes bancaires.

Cette évolution marque une étape importante dans la digitalisation des économies de l'UEMOA. Les transactions électroniques gagnent progressivement du terrain face aux paiements en espèces, tandis que les échanges financiers deviennent plus rapides et plus continus.

Au-delà de la technologie, cette évolution modifie les habitudes des particuliers, des entreprises et des administrations qui disposent désormais d'une infrastructure commune pour effectuer leurs paiements.

Une avancée majeure pour l'inclusion financière

Les 30 millions d'utilisateurs recensés représentent environ un habitant sur quatre dans l'espace UEMOA.

Ce niveau d'adoption traduit une diffusion rapide des services financiers numériques dans une région où une partie importante de la population reste encore éloignée des services bancaires classiques.

En facilitant les échanges entre les différents acteurs financiers, la plateforme contribue à rapprocher les services de paiement d'un public plus large et à simplifier l'accès aux transactions numériques.

Un réseau qui se renforce à mesure qu'il grandit

Le passage de 45 à 80 participants en quelques mois illustre un phénomène bien connu dans l'économie numérique : l'effet réseau.

Chaque nouvel établissement connecté augmente les possibilités d'échange pour l'ensemble des utilisateurs. Plus le nombre d'acteurs interconnectés progresse, plus la plateforme devient centrale dans les flux de paiement de la région.

Cette dynamique favorise une circulation plus fluide des paiements entre banques, opérateurs de mobile money, établissements financiers et autres prestataires agréés.

Des répercussions directes sur les entreprises cotées à la BRVM

La montée en puissance de la PI-SPI concerne directement plusieurs sociétés présentes sur la BRVM, en particulier dans les secteurs des télécommunications, des services financiers et des services publics.

Les télécommunications au cœur des paiements numériques

Les opérateurs télécoms cotés disposent de plateformes de mobile money qui occupent une place importante dans les paiements quotidiens.

L'interopérabilité permet désormais aux utilisateurs de réaliser plus facilement des transferts entre portefeuilles électroniques et comptes bancaires, contribuant à fluidifier les usages numériques dans l'ensemble de l'Union.

Les banques accélèrent leur transformation digitale

Les établissements bancaires voient évoluer leur environnement avec une infrastructure capable de traiter les paiements instantanément entre les différents acteurs financiers.

Cette évolution accompagne la modernisation des services bancaires et l'intégration croissante des solutions numériques dans les opérations de paiement.

Les services publics et les grandes entreprises suivent la tendance

Le développement des paiements instantanés ouvre également de nouvelles possibilités pour les entreprises qui encaissent quotidiennement un grand nombre de règlements, notamment dans les secteurs de l'énergie, de l'eau, de la distribution ou encore des services.

La généralisation des paiements électroniques participe ainsi à la modernisation de l'économie régionale.

La PI-SPI s'inscrit dans une stratégie plus large de la BCEAO

Lors de la présentation du Rapport Annuel 2025, le Gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a rappelé que la PI-SPI s'inscrit dans un programme plus vaste d'innovation financière.

La Banque centrale poursuit également ses travaux sur la Monnaie Numérique de Banque Centrale (MNBC) ainsi que sur l'encadrement des crypto-actifs et des nouveaux services de paiement.

Ces initiatives témoignent de la volonté des autorités monétaires d'adapter l'infrastructure financière de l'UEMOA aux évolutions technologiques tout en préservant la stabilité du système financier.

Une infrastructure stratégique pour l'économie régionale

En moins d'un an, la PI-SPI s'est imposée comme l'une des infrastructures financières les plus importantes développées dans l'UEMOA. Son adoption rapide, l'élargissement continu de son réseau et l'interconnexion des principaux acteurs du paiement illustrent la profonde transformation numérique à l'œuvre dans la région.

Au-delà des chiffres, cette plateforme constitue désormais un maillon essentiel de l'écosystème financier ouest-africain. Elle accompagne la digitalisation des échanges, favorise l'inclusion financière et pose les bases d'un système de paiement régional plus intégré, plus rapide et mieux adapté aux nouveaux usages numériques.

ZONE UEMOA : une croissance toujours solide

 

UEMOA : une croissance toujours solide à 6,1 % malgré un léger ralentissement, la Côte d'Ivoire confirme son statut de locomotive



L'économie de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) continue de démontrer une remarquable résilience. Selon les dernières données publiées par la BCEAO le 23 juillet 2026, la croissance économique de la zone s'est établie à 6,1 % au premier trimestre 2026, contre 6,3 % au quatrième trimestre 2025.

Cette légère décélération ne remet toutefois pas en cause la dynamique de fond. Avec un rythme supérieur à celui de nombreuses économies africaines, l'UEMOA demeure l'une des régions les plus attractives du continent pour les investisseurs.

Les services, véritable moteur de la croissance

Le principal enseignement de ce premier trimestre est sans équivoque : le secteur des services est devenu le premier moteur de l'économie régionale.

Banques, télécommunications, commerce, transport, logistique et services numériques portent désormais une grande partie de la création de richesse. L'industrie et l'agriculture continuent de contribuer à la croissance, mais leur poids est désormais inférieur à celui des services.

Cette évolution traduit une transformation progressive des économies de l'UEMOA vers des activités à plus forte valeur ajoutée, soutenues par l'urbanisation, la digitalisation et une demande intérieure dynamique.

La Côte d'Ivoire reste la locomotive de l'UEMOA

Le classement des performances économiques confirme une hiérarchie désormais bien établie.

  • Côte d'Ivoire : 6,7 %, meilleure performance de l'Union.
  • Bénin : 6,4 %, deuxième économie la plus dynamique.
  • Mali : 6,1 %, en ligne avec la moyenne régionale.
  • Niger : 6,1 %, également dans la moyenne.
  • Sénégal : 4,7 %, principal ralentissement observé au sein de la zone.

Avec une croissance de 6,7 %, la Côte d'Ivoire confirme une nouvelle fois son rôle de locomotive économique de l'UEMOA. Son dynamisme continue d'alimenter la consommation, les investissements privés, les infrastructures et les services financiers.

Le Bénin poursuit également sa montée en puissance avec une croissance robuste de 6,4 %, renforçant son attractivité économique.

À l'inverse, le Sénégal connaît un ralentissement plus marqué, ce qui pourrait conduire les investisseurs à revoir certaines anticipations de croissance des entreprises fortement exposées à son marché domestique.

Pourquoi cette croissance est importante pour les investisseurs BRVM

Pour les investisseurs de la BRVM, ces chiffres constituent bien plus qu'une statistique macroéconomique : ils offrent une indication précieuse sur les secteurs susceptibles de générer les meilleures performances bénéficiaires.

Les banques devraient continuer de profiter du cycle économique

Une croissance supérieure à 6 % signifie généralement davantage de crédits, plus d'investissements des entreprises et une hausse de l'activité économique.

Les établissements bancaires fortement implantés en Côte d'Ivoire et au Bénin pourraient ainsi continuer à bénéficier d'une progression de leurs revenus et de leurs bénéfices.

Les télécommunications restent parmi les grands gagnants

La digitalisation des économies, la hausse de la consommation de données mobiles et l'utilisation croissante des services financiers numériques soutiennent durablement les opérateurs télécoms.

Les marchés ivoirien et béninois, particulièrement dynamiques, offrent un environnement favorable à cette croissance.

La consommation de base demeure bien orientée

Lorsque la croissance économique reste élevée, le pouvoir d'achat progresse généralement, favorisant les entreprises de distribution, d'agroalimentaire et de biens de consommation courante.

Les sociétés exposées au marché ivoirien pourraient ainsi continuer de bénéficier d'une demande soutenue.

Le cas du Sénégal mérite une attention particulière

Avec une croissance limitée à 4,7 %, le Sénégal affiche un rythme inférieur à celui de ses voisins.

Sans remettre en cause les fondamentaux des entreprises sénégalaises, cette situation pourrait conduire le marché à ajuster ses attentes concernant la progression future des bénéfices de certaines sociétés présentes sur la BRVM.

Les investisseurs devront donc suivre attentivement les prochaines publications financières afin d'évaluer l'impact réel de ce ralentissement.

Des performances sectorielles déjà cohérentes avec cette dynamique

La structure actuelle de la croissance économique rejoint les tendances observées sur la BRVM en 2026.

Les secteurs liés aux services figurent déjà parmi les plus performants :

  • Services publics : +116 %
  • Industries : +68 %
  • Services financiers : +57 %

Ces performances illustrent l'intérêt croissant des investisseurs pour les secteurs bénéficiant directement de l'expansion économique régionale.


Le léger ralentissement de la croissance de l'UEMOA ne constitue pas un signal d'inquiétude. Une progression de 6,1 % demeure exceptionnelle à l'échelle du continent et confirme la solidité des fondamentaux économiques de la région.

La domination de la Côte d'Ivoire et du Bénin renforce l'attractivité des entreprises cotées les plus exposées à ces deux marchés, notamment dans les secteurs des banques, des télécommunications, des services publics, du transport et de la consommation.

Pour les investisseurs de long terme, cette publication de la BCEAO confirme que les perspectives restent favorables pour les sociétés capables d'accompagner la transformation économique de l'UEMOA.


À retenir : Malgré un léger ralentissement à 6,1 %, l'UEMOA reste l'une des régions les plus dynamiques d'Afrique. La Côte d'Ivoire (6,7 %) et le Bénin (6,4 %) demeurent les locomotives de la croissance, tandis que le secteur des services s'impose comme le principal moteur de création de valeur, un signal positif pour les investisseurs de la BRVM.


Rédigé par GEO INVEST 

BRVM : une séance à deux vitesses où les grandes capitalisations captent l’attention des investisseurs

 

BRVM : une séance contrastée où la liquidité se concentre sur quelques grandes valeurs



La séance de cotation du 22 juillet 2026 à la BRVM présente un marché partagé entre prises de bénéfices, stabilité sur plusieurs poids lourds et fortes rotations sur quelques valeurs ciblées. Derrière les variations de cours, les carnets d'ordres mettent en évidence des différences marquées de liquidité et d'intérêt des investisseurs selon les titres.

Une activité dominée par ETI TG

La valeur la plus active de la journée est sans conteste ETI TG. Plus de 1,042 million de titres ont changé de mains au prix de 70 FCFA, sans variation par rapport à la séance précédente.

Le carnet d'ordres attire particulièrement l'attention avec 3 019 ordres d'achat contre 1 160 ordres de vente, illustrant une forte présence des acheteurs malgré une clôture inchangée.

SERVAIR signe la meilleure performance

La plus forte progression de la séance revient à SERVAIR ABIDJAN CI, qui s'adjuge 7,43 % pour terminer à 3 180 FCFA, soit un gain de 220 FCFA. Près de 7 900 titres ont été échangés sur cette valeur, confirmant un regain d'activité.

À l'inverse, SAFCA CI enregistre la plus forte baisse du jour avec un recul de 4,95 % à 4 580 FCFA, suivie par SETAO CI qui abandonne 3,55 % à 2 990 FCFA.

Les grandes capitalisations évoluent sans direction commune

Parmi les valeurs majeures de la cote, les mouvements restent modérés :

  • SONATEL SN termine stable à 31 500 FCFA.
  • SOLIBRA CI reste inchangée à 38 995 FCFA.
  • SGB CI clôture également sans variation à 38 200 FCFA.
  • PALM CI progresse légèrement à 8 800 FCFA.
  • SODECI gagne 0,50 %.
  • NESTLÉ CI avance de 0,72 %.
  • SMB CI, TOTAL CI et TOTAL SENEGAL terminent en baisse.

Cette dispersion traduit un marché où les investisseurs sélectionnent leurs dossiers plutôt que de suivre une tendance généralisée.

Des volumes importants sur plusieurs valeurs

Outre ETI TG, plusieurs sociétés enregistrent une activité soutenue :

  • SETAO CI : 18 883 titres échangés.
  • TOTAL SENEGAL : 11 898 titres.
  • UNIWAX CI : 10 356 titres.
  • BANK OF AFRICA NIGER : 23 888 titres, l'un des volumes les plus élevés de la séance.
  • SMB CI : 8 667 titres.
  • CIE CI : 8 448 titres.
  • SOLIBRA CI : 8 604 titres.

Ces chiffres témoignent d'une bonne animation sur plusieurs compartiments du marché.

SOLIBRA reste sous les projecteurs

Même sans variation de cours, SOLIBRA CI demeure une valeur particulièrement suivie.

Le titre clôture à 38 995 FCFA après 2 260 titres échangés, avec un cours moyen pondéré de 38 394,43 FCFA. Le marché reste également attentif à son détachement de dividende prévu le 29 juillet 2026, avec un dividende net annoncé de 2 127 FCFA par action.

Une séance révélatrice de la sélectivité du marché

La clôture du 22 juillet illustre un marché où la dynamique repose davantage sur des situations propres à chaque société que sur un mouvement global.

Alors que certaines valeurs connaissent de fortes variations, de nombreux poids lourds terminent quasiment inchangés. Les volumes demeurent concentrés sur quelques titres, notamment ETI TG, confirmant que la liquidité continue de se focaliser sur les valeurs les plus suivies par les investisseurs.

Au final, cette séance reflète une BRVM active mais sélective, où les flux de capitaux restent orientés vers des dossiers précis, tandis que la majorité des valeurs évoluent dans des amplitudes relativement limitées.


 BRVM : le Composite franchit un nouveau palier, entre euphorie sectorielle et signaux de surchauffe

Abidjan, mercredi 22 juillet 2026 — La place régionale confirme sa trajectoire haussière.
 L'indice BRVM Composite clôture à 475,57 points, en hausse de 0,79% sur la séance, portant sa performance depuis janvier à un impressionnant +37,55%. Un marché vert, mais dont certains compartiments méritent qu'on y regarde de plus près.

Un marché qui respire, mais qui ralentit en volume

Sur le papier, tout est au vert : Composite, BRVM 30 et BRVM Prestige progressent de concert, la capitalisation boursière franchit les 18 320 milliards FCFA. Mais le détail des échanges raconte une autre histoire. 
Le volume échangé s'effondre de 84,31% par rapport à la veille, à 1,22 million de titres, pour une valeur transigée de 1,748 milliard FCFA. Autrement dit : la hausse se fait sur un marché qui souffle, pas sur un marché qui s'emballe. Un rebond de prix sans confirmation massive de volumes, c'est le genre de nuance que les tableaux de bord ne montrent jamais au premier coup d'œil.
Sur 47 valeurs animées, 13 titres progressent, 11 reculent, et 23 restent inchangés — signe d'un marché où l'attentisme domine encore une large partie de la cote.
Le trio de tête : Servair, Ecobank Togo, CFAO Motors
Trois signaux forts animent le haut du classement. Servair Abidjan bondit de 7,43% à 3 180 F, confirmant l'appétit des investisseurs pour les valeurs liées aux services aéroportuaires et logistiques. Ecobank Transnational Togo grimpe de 6,06%, un mouvement notable sur une valeur habituellement moins volatile. Et CFAO Motors gagne 5,61%, portée par la dynamique du secteur automobile régional.
À l'inverse, Setao (-3,55%) et Sicable (-2,53%) mènent la baisse du jour, sans qu'aucun élément fondamental particulier ne semble expliquer ce repli — plutôt des prises de bénéfices ponctuelles sur des valeurs peu liquides.
Services Publics : le secteur qui écrase tous les compteurs
C'est la statistique qui frappe le plus à la lecture du bulletin : le secteur des Services Publics affiche +116,05% sur un an. Un chiffre qui dépasse largement la performance déjà spectaculaire de l'indice Composite. Les Industriels (+68,06%) et les Services Financiers (+57,14%) suivent, confirmant une rotation sectorielle en faveur des activités régulées et industrielles, loin devant la Consommation de base (+29,98%), plus défensive et donc logiquement moins portée par la vague haussière actuelle.
Sur le plan de la valorisation, le marché reste dans une zone qu'on pourrait qualifier de raisonnable au regard de sa propre histoire récente : un PER moyen de 14,27 sur le Composite, pour un rendement moyen de 6,20% — un couple valorisation/rendement qui continue d'attirer les flux vers la région.
ETIT, l'anomalie du jour
Impossible de passer à côté du cas ETIT. La valeur affiche une performance annuelle de +524,11%, la meilleure de toute la cote BRVM, avec encore +6,06% sur la seule séance de mercredi. Mais le carnet d'ordres révèle une tension rare : 648 131 titres à l'achat contre seulement 70 F de contrepartie vendeuse. Un déséquilibre acheteur-vendeur de cette ampleur signale généralement une liquidité extrêmement restreinte sur le titre, un facteur qui peut amplifier aussi bien les envolées que les corrections brutales le jour où l'offre se matérialise.
À l'opposé du spectre, UNIWAX Côte d'Ivoire, actuellement à 1 890 F (PER 6,53), reste en repli de 36,27% sur un an, avec un mur de vente de plus de 6 200 titres contre à peine 99 à l'achat — une pression vendeuse qui contraste avec l'amélioration opérationnelle récente du groupe.
Le trimestre des dividendes s'ouvre
La fin juillet et le début août marquent le pic de la saison des détachements. Solibra Côte d'Ivoire ouvre le bal avec un dividende net de 2 127 F, détaché le 29 juillet pour un paiement le 30 — le dernier jour pour être éligible étant donc le mardi 28 juillet. Suivent, le 31 juillet, SIB (425 F net) et BIIC Bénin (254,6 F net), puis début août LNBB (164,17 F), NSIA Banque CI (768,16 F) et SOGB CI (570 F). Pour rappel, ces montants nets sont soumis à l'IRVM au taux de 12% pour les personnes physiques et 10% pour les personnes morales.


Le marché régional poursuit une trajectoire haussière solide depuis le début de l'année, portée par une rotation claire vers les services publics et l'industrie. Mais la baisse marquée des volumes du jour et les déséquilibres extrêmes observés sur certaines lignes — ETIT en tête — rappellent qu'une partie de cette performance repose sur une liquidité fine, où quelques ordres peuvent faire basculer les cours dans un sens comme dans l'autre.

Source : Bulletin Officiel de la Cote BRVM n°137, mercredi 22 juillet 2026. 

Analyse à but pédagogique, ne constituant pas un conseil en investissement.

BRVM : LA TRANSPARENCE FINANCIÈRE

 

 Transparence financière à la BRVM : les bons élèves, les retardataires… et les signaux que tout investisseur devrait surveiller

Rédigé Par GEO INVEST –23/07/2026.




Dans une Bourse, les performances financières ne sont pas les seuls éléments qui comptent. La qualité de la communication financière est tout aussi essentielle.

Le 22 juillet 2026, la BRVM a publié son Avis n°214-2026/BRVM/DG, présentant le bilan du respect des obligations de diffusion des informations financières par les sociétés cotées. Derrière ce document réglementaire se cache un véritable baromètre de la gouvernance des entreprises.

Pour un investisseur, ce rapport répond à une question fondamentale :

Peut-on faire confiance à une entreprise qui ne communique pas régulièrement avec le marché ?

Pourquoi cette publication est-elle importante ?

Les sociétés cotées ont l'obligation de publier dans les délais leurs :

  • États financiers annuels 2025 ;
  • Rapports d'activités du premier trimestre 2026.

Ces publications permettent aux investisseurs d'évaluer la santé financière des entreprises, de mesurer leurs performances et de prendre des décisions éclairées.

Une information publiée en retard, ou pire, jamais publiée, augmente naturellement le niveau d'incertitude.

Les télécommunications : la référence en matière de transparence

S'il fallait désigner un secteur exemplaire, ce serait sans hésitation celui des télécommunications.

Les trois sociétés du secteur ont respecté l'ensemble de leurs obligations :

    • ORANGE CI
    • SONATEL SN
    • ONATEL BF

Les états financiers 2025 comme les rapports du premier trimestre 2026 ont tous été publiés dans les délais réglementaires.

Cette discipline traduit généralement :

  • une gouvernance bien structurée ;
  • des processus internes efficaces ;
  • une volonté de maintenir la confiance des investisseurs.

Pour les marchés financiers, cette régularité constitue un véritable facteur de crédibilité.

Des retards parfois très importants

À l'inverse, plusieurs entreprises ont publié leurs informations avec des retards significatifs.

Les cas les plus marquants sont :

  • UNIWAX CI : 74 jours de retard
  • CORIS BANK INTERNATIONAL BF : 68 jours
  • ERIUM CI : 57 jours
  • SITAB CI : 56 jours
  • BIIC BN : 50 jours sur les états financiers et 83 jours sur le rapport T1
  • BANK OF AFRICA CI : 43 jours puis 32 jours
  • FILTISAC CI : 41 jours sur les deux publications
  • SAFCA CI : 40 jours puis 11 jours
  • VIVO ENERGY CI : 34 jours puis 5 jours
  • CIE CI : 20 jours sur les états financiers
  • SOLIBRA CI : 19 jours
  • NSIA BANQUE CI : 13 jours
  • SOCIÉTÉ IVOIRIENNE DE BANQUE : 6 jours
  • ORAGROUP TG : 4 jours

Un retard n'est pas forcément synonyme de difficultés financières.

Il peut résulter :

  • d'un audit plus long que prévu ;
  • d'une réorganisation interne ;
  • d'opérations exceptionnelles ;
  • ou simplement d'un problème administratif.

En revanche, lorsque ces retards deviennent fréquents, ils constituent un signal de vigilance qui mérite une analyse approfondie.

Les sociétés qui n'ont tout simplement rien publié

Le constat devient plus préoccupant pour certaines entreprises.

Quatre sociétés n'ont publié ni leurs états financiers 2025 ni leur rapport du premier trimestre 2026 :

  • CFAO MOTORS CI
  • SICOR CI
  • UNILEVER CI
  • AFRICA GLOBAL LOGISTICS CI

D'autres n'ont publié qu'une partie des informations attendues :

  • TRACTAFRIC MOTORS CI : rapport T1 non publié ;
  • UNIWAX CI : rapport T1 non publié ;
  • CIE CI : rapport T1 non publié.

Pour un investisseur, une absence de communication représente un risque important. Sans données récentes, il devient difficile d'évaluer la rentabilité, la situation financière et les perspectives de l'entreprise.

Les sociétés qui inspirent confiance

À l'opposé, plusieurs émetteurs se distinguent par leur discipline.

Parmi les meilleurs élèves figurent notamment :

  • BICI CI ;
  • BANK OF AFRICA BN ;
  • BANK OF AFRICA BF ;
  • BANK OF AFRICA NG ;
  • BANK OF AFRICA SN ;
  • ECOBANK CI ;
  • ETIT ;
  • SOCIÉTÉ GÉNÉRALE CI.

Dans le secteur de la consommation de base, NESTLÉ CI, PALM CI et SAPH CI ont également respecté leurs obligations.

Dans l'énergie, SMB CI ainsi que TOTALENERGIES MARKETING CI et TOTALENERGIES MARKETING SN ont publié dans les délais.

Enfin, SODE CI se distingue dans les services publics par une communication conforme aux exigences réglementaires.

Cette régularité facilite le travail des analystes et renforce durablement la confiance des investisseurs.

La transparence est un indicateur de gouvernance

Les investisseurs expérimentés ne regardent pas uniquement :

  • le bénéfice net ;
  • le dividende ;
  • ou la croissance du chiffre d'affaires.

Ils observent également :

  • la qualité de la gouvernance ;
  • la ponctualité des publications financières ;
  • le respect des règles du marché.

Une entreprise capable de communiquer régulièrement démontre généralement une meilleure organisation interne et une plus grande considération pour ses actionnaires.

Ce que chaque investisseur devrait retenir

L'Avis n°214-2026 de la BRVM rappelle une réalité souvent sous-estimée :

La transparence financière est un investissement en confiance.

Avant d'acheter une action, posez-vous toujours ces questions :

  • L'entreprise publie-t-elle ses résultats dans les délais ?
  • Respecte-t-elle ses obligations réglementaires ?
  • Sa communication est-elle régulière et fiable ?

Les réponses à ces questions peuvent être aussi importantes que le niveau du dividende ou le bénéfice annoncé.

Le bilan publié par la BRVM met en évidence trois enseignements majeurs :

  • Les télécommunications restent le secteur le plus exemplaire, avec ORANGE CI, SONATEL SN et ONATEL BF qui respectent intégralement leurs obligations de publication.
  • Plusieurs sociétés affichent des retards significatifs, notamment UNIWAX CI (74 jours), CORIS BANK INTERNATIONAL BF (68 jours), ERIUM CI (57 jours) et SITAB CI (56 jours), invitant les investisseurs à redoubler de vigilance.
  • L'absence totale de communication financière de CFAO MOTORS CI, SICOR CI, UNILEVER CI et AFRICA GLOBAL LOGISTICS CI constitue le signal le plus préoccupant du rapport.

En Bourse, les performances attirent les investisseurs, mais la transparence entretient leur confiance. Une entreprise peut traverser une période difficile ; ce qui fait souvent la différence, c'est sa capacité à communiquer avec rigueur, honnêteté et ponctualité. Pour un investisseur de long terme, ces qualités sont souvent le reflet d'une gouvernance solide et d'un engagement durable envers les actionnaires.



Classement Transparence BRVM

Avis N°214-2026 / BRVM / DG · 22 juillet 2026

QUI JOUE LA
TRANSPARENCE ?

Diffusion des états financiers 2025 et rapports T1 2026 — sociétés cotées BRVM
À jour
Retard (jours)
Non publié
01 À JOUR 21 émetteurs
ORAC ONTBF SNTS BNBC NEIC ABJC ETIT BICI CI BOA BN BOA BF BOA NG BOA SN ECOBANK CI SG CI NESTLE CI PALM CI SAPH CI SMB CI TTLC CI TTLS SN SODE CI
02 EN RETARD 15 émetteurs · jours de retard max
1ORAGROUP TG
4j
2SIB CI
6j
3LNBB
7j
4NSIA BANQUE CI
13j
5SOLIBRA CI
19j
6CIE CI *
20j
7VIVO ENERGY CI
34j
8SAFCA CI
40j
9FILTISAC CI
41j
10BANK OF AFRICA CI
43j
11SITAB CI
56j
12ERIUM CI
57j
13CORIS BANK INTL BF
68j
14UNIWAX CI
74j
15BIIC BN
83j
* CIE CI : rapport T1 2026 non publié
03 NON PUBLIÉ 6 émetteurs
CFAO MOTORS CI SICOR CI UNILEVER CI AFRICA GLOBAL LOGISTICS CI EVIOSYS PACKAGING SIEM CI TRACTAFRIC MOTORS CI *
* TRACTAFRIC MOTORS CI : états 2025 publiés, T1 2026 non publié
Source : Avis n°214-2026/BRVM/DG du 22 juillet 2026.








Cette analyse est fournie à titre pédagogique et informatif et ne constitue pas une recommandation d'achat ou de vente de titres.

BRVM :SOLIBRA, 35 milliards FCFA de dividendes, le jackpot des actionnaires !

 

 SOLIBRA : 35 milliards FCFA de dividendes arrivent… et les investisseurs sont déjà à l'affût

Rédigé par GEO INVEST le 22/07/2026 à 15 H 15 mn. 



À la BRVM, certaines entreprises se distinguent par leur croissance. D'autres par leur capacité à récompenser leurs actionnaires. SOLIBRA réussit les deux.

La filiale ivoirienne du groupe Castel s'apprête à distribuer 35,012 milliards FCFA de dividendes au titre de l'exercice 2025. Une enveloppe exceptionnelle qui place cette opération parmi les plus importantes distributions de l'année sur le marché financier régional.

Le rendez-vous est fixé au jeudi 30 juillet 2026, date à laquelle les dividendes seront versés aux actionnaires éligibles.

Une rémunération attractive pour les actionnaires

Chaque action SOLIBRA donnera droit à un dividende brut de 2 127 FCFA.

Après prélèvement de l'Impôt sur le Revenu des Valeurs Mobilières (IRVM), le montant effectivement perçu sera de :

  • 1 871,76 FCFA nets par action pour les personnes physiques ;
  • 1 914,30 FCFA nets par action pour les personnes morales.

Au cours de 38 995 FCFA, cette distribution représente un rendement brut d'environ 5,45 % en une seule opération.

Concrètement, un investisseur possédant 100 actions recevra 187 176 FCFA nets.

Avec 1 000 actions, ce sont près de 1,87 million FCFA qui seront crédités sur son compte-titres.

Une belle récompense pour ceux qui ont choisi de conserver leurs actions.

Des performances qui expliquent cette générosité

Si SOLIBRA peut distribuer un tel montant, c'est avant tout parce que l'exercice 2025 a été remarquable.

L'entreprise a réalisé :

  • un chiffre d'affaires de 378,123 milliards FCFA ;
  • un résultat net de 45,781 milliards FCFA, soit une progression spectaculaire de 113 % par rapport à 2024.

Le dividende représente environ 76,5 % du bénéfice net, traduisant la volonté du groupe Castel de partager largement les fruits de cette excellente année avec ses actionnaires.

Cotée à la BRVM depuis septembre 1998, SOLIBRA demeure aujourd'hui l'une des entreprises industrielles les plus solides et les plus rentables de la place boursière régionale.

Le marché a déjà envoyé un signal fort

À quelques jours du détachement du dividende, le marché semble avoir pris les devants.

Le 21 juillet, entre 14h30 et 14h33, plusieurs ordres d'achat particulièrement importants ont été enregistrés sur le titre :

  • 866 actions, soit près de 33,7 millions FCFA ;
  • 1 500 actions, pour environ 58,5 millions FCFA ;
  • 2 632 actions, représentant plus de 102,6 millions FCFA ;
  • 3 368 actions, soit près de 131,3 millions FCFA.

En l'espace de trois minutes seulement, plus de 326 millions FCFA d'actions SOLIBRA ont changé de mains.

Au total, les échanges de la séance ont atteint 335,5 millions FCFA, signe d'un intérêt particulièrement marqué des investisseurs avant le versement du dividende.

Sans tirer de conclusions hâtives, ce type de mouvement traduit souvent une forte attention portée à une entreprise qui s'apprête à rémunérer généreusement ses actionnaires.

Les dates qu'il ne faut surtout pas manquer

Pour bénéficier du dividende, trois échéances sont à retenir :

Mardi 28 juillet 2026 : Dernière séance pour acheter des actions SOLIBRA avec droit au dividende.

Mercredi 29 juillet 2026 : L'action cote ex-dividende. Les investisseurs qui achètent à partir de cette date ne bénéficieront plus du dividende 2025. En revanche, ceux qui détenaient déjà les actions pourront les vendre tout en conservant leur droit au paiement.

Jeudi 30 juillet 2026 : Fermeture des registres et versement effectif des dividendes sur les comptes des actionnaires.

À quoi faut-il s'attendre après le paiement ?

Comme c'est le cas sur la plupart des marchés financiers, le cours de l'action devrait théoriquement être ajusté du montant du dividende.

Avec un dividende de 2 127 FCFA, le cours pourrait ainsi s'établir autour de 36 868 FCFA lors de l'ouverture.

Cet ajustement reste toutefois purement technique. L'évolution du titre dépendra ensuite de la confiance des investisseurs, des perspectives de l'entreprise et de l'équilibre entre l'offre et la demande.

Compte tenu de la solidité financière de SOLIBRA, de sa position dominante sur le marché et de sa capacité à générer des bénéfices importants, de nombreux investisseurs continueront sans doute à suivre cette valeur avec attention.

Les dividendes : une autre façon de créer de la richesse

On réduit souvent la Bourse aux seules plus-values réalisées lors de la vente des actions. Pourtant, les dividendes constituent une composante essentielle de la performance d'un investissement à long terme.

SOLIBRA en apporte une nouvelle démonstration.

Depuis plusieurs années, l'entreprise affiche une remarquable capacité à créer de la valeur tout en redistribuant une partie importante de ses bénéfices à ses actionnaires.

Cette distribution de 35,012 milliards FCFA illustre parfaitement qu'une entreprise performante peut offrir à ses investisseurs un revenu régulier, tout en poursuivant son développement.

Une raison supplémentaire pour rappeler qu'en Bourse, la patience est souvent récompensée.


Source officielle : Avis n°208-2026 BRVM du 13 juillet 2026.







Disclaimer : Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir en Bourse comporte un risque de perte en capital. Les dividendes sont soumis à l'IRVM. Ce contenu est publié à des fins d'information et ne constitue pas un conseil en investissement. Avant toute décision, rapprochez-vous de votre Société de Gestion et d'Intermédiation (SGI).

BRVM : L'ACTU QUOTIDIENNE BRVM DU 20 JUILLET 2026

ACTU QUOTIDIENNE BRVM – LUNDI 20 JUILLET 2026

Le marché marque une pause après l'euphorie UNIWAX : la prudence reprend le dessus

Rédigé par GEO INVEST 


Après plusieurs séances de forte progression, la BRVM a connu une nouvelle journée de consolidation. Les investisseurs ont privilégié les prises de bénéfices, notamment sur les valeurs financières et certaines valeurs fortement valorisées, tandis que quelques opportunités continuent d'émerger sur des dossiers spécifiques comme UNIWAX, SUCRIVOIRE ou EVIOSYS PACKAGING.

 Une troisième séance consécutive de baisse

Le BRVM Composite recule de 1,06 % pour clôturer à 473,48 points, tandis que le BRVM 30 abandonne 1,08 % à 225,24 points. Le BRVM Prestige limite toutefois son repli à 0,25 %.

Cette troisième séance négative consécutive traduit avant tout une phase normale de respiration du marché après le puissant rallye observé au cours de la semaine précédente, porté notamment par le dossier UNIWAX.

Les échanges ralentissent également avec 2,23 millions de titres négociés, en baisse de 18,40 %, pour une valeur totale de 1,13 milliard FCFA (-14,15 %).

Le rapport de force s'est dégradé avec 27 valeurs en baisse contre 18 en hausse, confirmant un marché davantage orienté vers les prises de bénéfices que vers de nouveaux achats.

 Rotation sectorielle : la consommation résiste

La rotation des capitaux se poursuit.

Le secteur Consommation discrétionnaire s'impose comme le grand gagnant de la journée (+2,74 %) grâce aux excellentes performances de CFAO Motors CI, BERNABE CI et SICOR CI.

Les Services Publics progressent de 1,30 %, soutenus notamment par SODE CI, tandis que les Industries gagnent encore 0,88 %, même si le rythme ralentit après leur forte hausse précédente.

En revanche, les secteurs Financier (-2,07 %) et Énergie (-1,64 %) ont fortement pesé sur la tendance générale.

 Top 5 des meilleures performances

CFAO Motors CI (CFAC) : 1 700 FCFA (+6,25 %)

BERNABE CI (BNBC) : 1 990 FCFA (+6,13 %)

SICOR CI (SICC) : 5 600 FCFA (+5,66 %)

SODE CI (SDCC) : 11 900 FCFA (+5,31 %)

Africa Global Logistics (SDSC) : 2 820 FCFA (+3,68 %)

Ces valeurs confirment que les investisseurs continuent de privilégier les entreprises présentant une bonne dynamique opérationnelle.

 Les plus fortes baisses

La correction a été particulièrement marquée sur :

  • Ecobank Transnational Incorporated (ETIT) : 63 FCFA (-7,35 %)
  • EVIOSYS Packaging (SEMC) : 1 410 FCFA (-6,00 %)
  • TotalEnergies Marketing Sénégal (TTLS) : 3 800 FCFA (-4,88 %)
  • Loterie Nationale du Bénin (LNBB) : 4 100 FCFA (-4,65 %)
  • NSIA Banque CI (NSBC) : 22 560 FCFA (-4,61 %)

La baisse d'ETIT s'accompagne d'un très important déséquilibre vendeur avec plus de 1,70 million de titres restant proposés à la vente en clôture, un signal qui invite à la prudence.

 UNIWAX reste la valeur à suivre

Malgré un marché globalement baissier, UNIWAX (UNXC) poursuit son mouvement positif.

Le titre termine à 1 870 FCFA (+1,18 %), signant une troisième séance de hausse depuis son Assemblée Générale.

Le carnet d'ordres reste extrêmement favorable avec 2 560 titres à l'achat contre seulement 98 titres à la vente, soit un rapport supérieur à 26 acheteurs pour un vendeur.

Cette pression acheteuse confirme que les investisseurs continuent d'intégrer le potentiel de création de valeur lié au projet COIC.

 Les valeurs à surveiller

Opportunités d'achat

  • UNIWAX (UNXC) : forte pression acheteuse, objectif 1 914 FCFA, puis 2 065 FCFA si de nouvelles informations positives concernant COIC sont publiées.
  • EVIOSYS Packaging (SEMC) : malgré son recul de 6 %, le carnet d'ordres reste très favorable, laissant envisager un rebond technique.
  • SUCRIVOIRE (SCRC) : excellent rapport acheteurs/vendeurs, dynamique haussière intacte.
  • ORAGROUP (ORGT) : intérêt acheteur toujours présent avec un objectif de retour vers 2 800 FCFA.

Valeurs avec probabilité de repli 

La prudence reste recommandée sur :

  • ETIT, confrontée à un déséquilibre vendeur exceptionnel.
  • BOA Burkina Faso (BOABF).
  • ONATEL Burkina Faso (ONTBF).
  • SIB Côte d'Ivoire (SIBC).

Le risque de poursuite de la correction demeure élevé tant que ces importantes quantités vendeuses ne seront pas absorbées.

 Comment aborder la séance du mardi 21 juillet ?

Après trois séances consécutives de baisse, le marché entre dans une phase où la sélection des valeurs devient plus importante que la tendance générale.

Notre stratégie consiste à :

  • attendre un repli technique avant d'acheter les fortes hausses de lundi ;
  • continuer de privilégier UNIWAX, dont la dynamique fondamentale demeure solide ;
  • surveiller un rebond technique sur EVIOSYS Packaging ;
  • Surveiller les titres confrontés à d'importants ordres de vente comme ETIT ou ONTBF pour attendre un niveau bas. 
  • suivre les opportunités sur les banques ECOBANK CI qui à toucher 14800 F avant de clôturer à 15715 F si la correction se poursuit, notamment après les bonnes publications du secteur.


La baisse observée ce lundi ressemble davantage à une consolidation technique qu'à un retournement de tendance.

Le marché reste soutenu par des fondamentaux macroéconomiques solides, un rendement moyen supérieur à 6 % et des valorisations qui redeviennent progressivement attractives.

La véritable bataille des prochaines séances devrait se jouer autour des valeurs présentant les plus forts déséquilibres entre acheteurs et vendeurs, avec UNIWAX qui demeure aujourd'hui le dossier le plus suivi de la cote.



«Les grandes performances en bourse ne naissent pas lorsque tout le marché monte, mais lorsque vous savez reconnaître les quelques entreprises dont l'histoire continue de s'améliorer malgré les corrections du marché.» – GEO INVEST