BRVM : Maison, plantation ou Bourse BRVM ?


Maison, plantation ou Bourse BRVM ?

La comparaison chiffrée qui change la vision de l’investissement en Afrique de l’Ouest

Rédigé par GEO INVEST le 29/01/2026 à 00h 12 mn 


En Afrique, investir rime souvent avec acheter une maison ou planter du cacao, de l’hévéa ou du palmier.
La Bourse, elle, reste perçue comme compliquée, risquée ou réservée à une élite.

 Pourtant, les chiffres racontent une autre histoire.
Une histoire que beaucoup regrettent de ne pas avoir écoutée plus tôt.

CAS 1 — L’investissement immobilier classique

Prenons un exemple simple et réaliste.

Données de départ

  • Coût total (terrain + construction + équipements) : 10 000 000 F CFA
  • Loyer mensuel : 70 000 F CFA

 Revenus

  • Loyer annuel :
    70 000 × 12 = 840 000 F CFA

 Temps pour récupérer le capital

10 000 000 ÷ 840 000 = environ 12 ans 

Il faut environ 12 ans pour simplement récupérer son argent.

 Réalité terrain

  • Entretien
  • Vacance locative
  • Impôts fonciers
  • Difficultés de revente
  • Capital bloqué

 L’immobilier est solide, mais lent.
Il protège le capital, il ne l’accélère pas.

 CAS 2 — La Bourse BRVM : l’exemple SGBCI

Voyons maintenant ce qu’aurait donné le même montant (10 millions) investi en Bourse régionale.

 Achat initial

  • Prix de l’action SGBCI en 2011 : 4 000 F CFA
  • Capital investi : 10 000 000 F CFA

 Nombre d’actions achetées :


10 000 000 ÷ 4000 = 2500 actions

Valeur du portefeuille en 2026

Prix de l’action SGBCI en 2026 : 31 000 F CFA

2500 X 31 000 F = 77 500 000 F CFA 



Capital multiplié par 7,75
+675 % de performance, sans effet de levier
 Et sans vendre une seule action

 Les dividendes : le revenu que beaucoup oublient

La Bourse BRVM ne rapporte pas seulement à la revente.
 Elle paie aussi des dividendes, comme un loyer… mais sans gestion.

 Dividendes SGBCI (extrait 2020–2024)

Année Dividende/action Total pour 2 500 actions
2020 368 F 920 750 F
2021 1 005 F 2 512 325 F
2022 1 107 F 2 767 500 F
2023 1 547 F 3 867 500 F
2024 1 639 F 4 097 500 F

Total encaissé (2020–2024 seulement) :
14 165 575 F CFA

 Et on ne compte même pas les dividendes de 2011 à 2019.

 Comparaison finale après 15 ans

 Immobilier

  • Capital investi : 10 M
  • Capital récupéré : ~10 M
  • Bénéfice réel : 2–3 M
  • Liquidité : faible
  • Gestion : élevée

 SGBCI (BRVM)

  • Capital investi : 10 M
  • Valeur du portefeuille : 77,5 M
  • Dividendes encaissés (partiels) : 14,1 M
  • Liquidité : élevée
  • Gestion : quasi nulle

Patrimoine total visible :
≈ 91,6 millions F CFA

 Ce que cette comparaison nous enseigne

- L’immobilier rassure
- L’agriculture nourrit
- La Bourse BRVM accélère

La Bourse ne remplace pas la terre.
Elle permet d’y accéder plus vite.

 Pourquoi investir davantage à la BRVM aujourd’hui ?

  • Entreprises solides (banques, agro-industries, télécoms)
  • Dividendes élevés et réguliers
  • Marché encore sous-exploité
  • Accessibilité dès quelques dizaines de milliers de francs
  • Investissement progressif possible (mensuel)

La maison rembourse lentement le passé.
La Bourse construit rapidement l’avenir.

Celui qui investit tôt à la BRVM n’attend pas 12 ans pour respirer.
👉 Son argent travaille dès le premier jour.


Si tu veux, je peux :

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BRVM : pourquoi chaque Ivoirien et chaque citoyen de l’UMOA devrait investir aujourd’hui

 La Bourse BRVM : pourquoi chaque Ivoirien et chaque citoyen de l’UMOA devrait investir aujourd’hui

Rédigé par GEO INVEST le 29/01/2026 à 12 H 33 mn. 

Longtemps perçue comme réservée aux riches ou aux experts de la finance, la Bourse est aujourd’hui à la portée de tous.

Avec la BRVM (Bourse Régionale des Valeurs Mobilières), chaque citoyen de Côte d’Ivoire et de l’UMOA peut devenir copropriétaire d’entreprises solides, financer l’économie locale et préparer sereinement son avenir financier… parfois avec quelques milliers de francs seulement.



 Qu’est-ce que la Bourse BRVM ?


La BRVM est la bourse commune à 8 pays de l’UMOA (dont la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Bénin, le Burkina Faso, etc.).

C’est un marché officiel et réglementé où des entreprises sérieuses et contrôlées vendent une partie de leur capital sous forme d’actions, afin de se financer et de se développer.


 Quand tu investis à la BRVM, ton argent travaille dans l’économie réelle africaine.


 Qu’est-ce qu’une action ?


Une action, c’est une part de propriété dans une entreprise cotée en bourse.

Acheter une action signifie que tu deviens copropriétaire de cette entreprise, même si c’est à petite échelle.


 Exemple :

Si tu achètes des actions SIB, UNIWAX, VIVO ENERGY, SUCRIVOIRE ou ERIUM, SGBCI, AGL ex Bolloré, ECOBANK COTE D'IVOIRE, SIB, NSIA, BICICI, BOA CI... tu deviens associé de ces entreprises.


 Qu’est-ce qu’un compte titre ?


Le compte titre est un compte financier, ouvert auprès d’une SGI (Société de Gestion et d’Intermédiation), qui te permet :


d’acheter des actions,

de vendre des actions,

de recevoir des dividendes,

de suivre la valeur de ton portefeuille.


 Sans compte titre, impossible d’investir en Bourse.

C’est donc un outil financier indispensable, au même titre qu’un compte bancaire ou Mobile Money.

 Qu’est-ce qu’un dividende ?

Le dividende, c’est la part du bénéfice qu’une entreprise verse à ses actionnaires, généralement chaque année.


 Concrètement :

Tu achètes une action

L’entreprise fait des bénéfices

Elle te verse une part de ces bénéfices → dividende

 Certaines entreprises de la BRVM versent des dividendes réguliers et attractifs, parfois supérieurs aux intérêts d’un compte épargne classique.

 Pourquoi devenir copropriétaire d’entreprises solides ?


Investir en Bourse BRVM, ce n’est pas spéculer au hasard.

C’est :

soutenir des entreprises africaines performantes,

participer à leur croissance,

bâtir un patrimoine sur le long terme,

se protéger contre l’inflation.

Être copropriétaire, c’est passer du statut de simple consommateur à celui d’acteur économique.

 Pourquoi investir en Bourse est important pour la Côte d’Ivoire et l’UMOA ?


Quand les populations locales investissent en Bourse :

les entreprises trouvent des financements locaux,

les emplois sont consolidés,

les richesses restent dans la zone UMOA,

l’indépendance économique se renforce.

 La Bourse BRVM est un outil de développement économique africain, pas seulement un outil financier.

 Qui devrait avoir un compte titre ?


 Tout le monde, sans exception :

Fonctionnaires : pour compléter la retraite et sécuriser l’avenir


Travailleurs indépendants : pour créer une épargne disciplinée


Commerçants : pour faire fructifier les excédents de trésorerie


Agriculteurs : pour transformer les bonnes saisons en capital durable


Étudiants et élèves : pour apprendre tôt l’investissement et commencer petit


Jeunes actifs : pour bâtir un patrimoine avant 30 ans

 Investir tôt, même avec de petits montants, fait toute la différence sur le long terme.


 La Bourse BRVM est désormais simple et accessible

Aujourd’hui, il est possible :

d’ouvrir un compte titre auprès d’une SGI,

de recharger son compte titre via Mobile Money,

d’acheter des actions à partir de quelques dizaines ou milliers de francs,

de suivre ses investissements sans se déplacer

 La distance, le revenu ou le niveau d’études ne sont plus des barrières.


 INVESTIR, c’est prendre sa place dans l’économie

Avoir un compte titre et investir en Bourse BRVM, ce n’est pas un luxe.

C’est un choix stratégique, un acte de responsabilité financière et une opportunité historique pour les populations de Côte d’Ivoire et de l’UMOA.

 La Bourse n’est pas réservée à une élite. Elle appartient à ceux qui osent commencer.



Contact : +225 07 48 72 99 92 WhatsApp

Mail: geoinvestbrvm@gmail.com

BRVM: L'actu quotidienne du 20 janvier 2026



 L’actu quotidienne BRVM – Mardi 20 janvier 2026


 Tendances générales

La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a clôturé sur une note globalement négative :  

- BRVM Composite : -0,48 %  

- BRVM 30 : -0,27 %  

- BRVM Prestige : -0,37 %  


Les échanges sont restés modérés avec 392 295 titres négociés pour une valeur totale de 671,16 millions FCFA.


 Les valeurs en hausse

Malgré le repli des indices, certaines valeurs se sont distinguées par de fortes progressions :  

- BERNABE CI : +7,24 %  

- SICABLE CI : +4,61 %  

- ECOBANK Transnational Incorporated (ETI) : +4,55 %  


 Les valeurs en baisse

Les plus fortes corrections ont concerné :  

- EVIOSYS Packaging SIEM CI : -6,81 %  

- UNILEVER CI : -6,25 %  

- SOLIBRA CI : -5,22 %  


 Dynamique des transactions

L’activité a été dominée par BANK OF AFRICA CI, qui a concentré le plus gros volume en valeur avec plus de 133 millions FCFA échangés.  

Elle devance SITAB CI et CORIS BANK International, également actives sur le marché.


La séance du 20 janvier illustre un marché en consolidation, marqué par un recul des indices mais aussi par des opportunités sur certaines valeurs industrielles et bancaires. Les investisseurs restent attentifs aux mouvements sectoriels, avec une prédominance des échanges sur les valeurs financières.

BRVM : L'Actu quotidienne du 21 janvier 2026

 


 ACTU QUOTIDIENNE BRVM – Mercredi 21 janvier 2026

La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a clôturé la séance du mercredi 21 janvier 2026 sur une orientation globalement positive, soutenue par une progression des principaux indices dans un climat d’échanges modérément dynamique.

L’indice BRVM Composite s’est apprécié de +0,72 %, traduisant un regain d’intérêt pour le marché dans son ensemble. De son côté, le BRVM 30 a enregistré une hausse de +0,52 %, tandis que le BRVM Prestige s’est distingué avec une progression de +0,68 %, confirmant l’attrait des valeurs de premier rang.

Sur le plan des échanges, le marché a enregistré un volume total de 1 501 228 titres négociés pour une valeur globale de 1,34 milliard FCFA, illustrant une activité soutenue sur certaines grandes capitalisations.

 Top performances de la séance

La cote a été portée par de solides progressions, notamment :

  • UNILEVER CI : +7,49 %
  • BERNABE CI : +7,40 %
  • SICABLE CI : +7,34 %

Ces performances témoignent d’un regain d’intérêt des investisseurs pour ces valeurs, dans un contexte de repositionnement sectoriel.

 Plus fortes baisses

À l’inverse, certaines valeurs ont subi des prises de bénéfices marquées :

  • ECOBANK Transnational Incorporated Togo (ETI) : -4,35 %
  • SETAO CI : -4,00 %

 Valeurs les plus actives

L’activité transactionnelle a été largement dominée par SOCIÉTÉ GÉNÉRALE CÔTE D’IVOIRE, avec un montant échangé d’environ 589,4 millions FCFA, confirmant son statut de valeur phare du marché.
Elle est suivie par SONATEL SN et BANK OF AFRICA SÉNÉGAL, qui ont également concentré une part significative des échanges.

À l’opposé, LOTERIE NATIONALE DU BÉNIN, SICOR CI et UNILEVER CI figurent parmi les valeurs les moins échangées de la séance.

 

La séance du jour confirme une dynamique positive de la BRVM, soutenue par les grandes capitalisations et un intérêt sélectif des investisseurs. Cette configuration pourrait favoriser une poursuite de la tendance haussière à court terme, sous réserve de catalyseurs macroéconomiques et de publications financières à venir.

BRVM : quand la performance d’aujourd’hui bâtit la bourse africaine de demain

 


BRVM 2025 : un marché qui consolide ses acquis et se projette avec ambition vers l’horizon 2030

Dans un environnement international marqué par l’incertitude, la fragmentation économique et des tensions géopolitiques persistantes, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a démontré en 2025 une capacité remarquable de résilience, de performance et de projection stratégique.

C’est dans ce contexte que la BRVM a tenu, le mardi 20 janvier 2026 à Abidjan, sa conférence de presse annuelle de présentation du bilan 2025, sous le thème évocateur :
« De la consolidation des performances à la conquête du futur ».

Un thème qui résume parfaitement la trajectoire actuelle du Marché Financier Régional.

Un contexte mondial contraignant, mais un marché régional solide

Le Directeur Général de la BRVM, Dr Edoh Kossi AMENOUNVE, a rappelé que l’année 2025 s’est déroulée dans un contexte international difficile, marqué par :

  • La persistance des risques géopolitiques
  • Le retour de la guerre économique
  • Une croissance mondiale modérée estimée à 3,2 %

Malgré cet environnement peu favorable, le Marché Financier Régional (MFR) a pleinement joué son rôle de mobilisation de l’épargne locale et de financement des économies de l’UEMOA.

Une mobilisation historique de ressources financières

L’un des faits marquants de 2025 reste la mobilisation record de 4 204,7 milliards FCFA, un niveau jamais atteint depuis la création du marché.

 Cette performance a été principalement portée par les émissions obligataires souveraines, confirmant la BRVM comme un outil central de financement des États de l’UEMOA.

Un marché secondaire en pleine maturité

Le marché secondaire a également affiché des performances exceptionnelles :

  • BRVM Composite : +25,26 %, franchissant un nouveau sommet historique à 345,75 points
  • Près de +100 % de progression cumulée sur cinq ans, traduisant la montée en puissance et la crédibilité du marché
  • Capitalisation boursière totale : 24 781,3 milliards FCFA, soit 18,37 % du PIB de l’UEMOA
  • 5ᵉ bourse africaine et 2ᵉ place africaine de cotation des social bonds

Ces chiffres confirment une réalité désormais incontestable :
la BRVM est entrée dans une phase de maturité structurelle.

2025 : une année d’actions structurantes

Au-delà des chiffres, l’année 2025 a été marquée par des réformes et innovations majeures, parmi lesquelles :

  •  La création de nouveaux indices sectoriels, améliorant la lisibilité et l’analyse du marché
  •  Le développement de produits innovants, notamment les obligations thématiques et la promotion active de la finance durable
  •  L’introduction en bourse d’une grande banque régionale, l’une des plus importantes IPO de l’histoire de la BRVM
  •  Le renforcement de la sécurité et de la résilience technologique, avec un plan de continuité des activités plus robuste

Autant d’actions qui renforcent la confiance des investisseurs et la crédibilité du marché.

BRVM Horizon 2030 : bâtir la bourse de demain

Regardant au-delà des performances immédiates, le Directeur Général a dévoilé la vision stratégique BRVM Horizon 2030, articulée autour de cinq axes majeurs :

Transformation technologique
Intégration de l’intelligence artificielle, du big data et de la blockchain pour moderniser les infrastructures de marché.

Développement de nouveaux produits financiers
Introduction attendue des ETF, des produits dérivés et d’outils de gestion plus sophistiqués.

Renforcement de la finance durable et inclusive
Positionnement de la BRVM comme une place de référence en matière de finance responsable.

Approfondissement du marché
Objectif : un marché plus liquide, plus profond et plus attractif, capable d’absorber davantage de capitaux.

Promotion de l’éducation boursière dans l’UEMOA
Démocratiser l’accès à la bourse et renforcer la culture financière des populations.

 La BRVM, levier stratégique du développement régional

En conclusion, Dr Edoh Kossi AMENOUNVE a réaffirmé l’engagement de la BRVM à accompagner :

  • Les États
  • Les entreprises
  • Les investisseurs

dans la transformation économique de la sous-région.

 Plus qu’un simple marché financier, la BRVM s’affirme désormais comme un levier stratégique de financement durable, inclusif et de création de valeur, au service du développement de l’UEMOA.

La BRVM ne se contente plus de performer.
Elle construit activement l’avenir.


BRVM : acheter dans le rouge, la stratégie des investisseurs qui gagnent avant les autres

 


Acheter dans le rouge pour gagner plus : quand les investisseurs se trompe… puis corrige

À la BRVM, deux philosophies s’opposent silencieusement.
Acheter quand tout le monde vend.
Acheter quand tout le monde applaudit.

La flambée récente de BERNABÉ CI, désormais autour de 1 670 FCFA, après trois séances consécutives à +7 %, relance un débat fondamental :
faut-il acheter dans le rouge quand personne n’en veut, ou dans le vert quand le marché valide ?

En tant qu’analyste boursier BRVM, la réponse n’est ni émotionnelle ni dogmatique. Elle est stratégique.

 Le marché BRVM exagère souvent… dans les deux sens

En novembre, BERNABÉ est passé brutalement de 2 000 FCFA à 1 200 FCFA.

Pourquoi ?

  • Résultat Net T3 2025 en forte baisse (-397 %)
  • Résultat Net annuel 2024 en chute de -79 %
  • Déception immédiate du marché
  • Réaction émotionnelle : vente massive

 Classique BRVM : le marché ne nuance pas, il sanctionne.

Mais une question clé s’impose :

La baisse des résultats détruit-elle définitivement la valeur de l’entreprise ?

La réponse, visiblement, est non.

 Acheter dans le rouge : là où naît le vrai rendement

Acheter dans le rouge, ce n’est pas aimer le risque.
C’est comprendre la psychologie du marché.

Quand une valeur chute fortement :

  • Les vendeurs forcés sortent
  • Les investisseurs émotionnels capitulent
  • Le prix intègre déjà le pire scénario

Le risque n’est plus dans le prix, il est déjà payé.

C’est exactement dans ces zones que :

  • Le ratio risque / rendement devient asymétrique
  • Une amélioration marginale peut provoquer un rebond violent

 Sur BERNABÉ, acheter entre 1 200 – 1 300 FCFA, c’était :

  • Acheter une valeur détestée
  • Acheter quand le consensus est négatif
  • Acheter quand plus personne n’en parle

C’est là que se construisent les plus fortes performances.

Pourquoi BERNABÉ monte aujourd’hui malgré de mauvais résultats ?

La hausse actuelle n’est pas irrationnelle. Elle est technique, psychologique et anticipative.

 Le marché a déjà “digéré” les mauvaises nouvelles

Les résultats négatifs :

  • Sont connus
  • Sont intégrés dans le prix
  • Ne surprennent plus

 Le marché ne réagit plus au passé, il regarde l’après.

  La chute était excessive

Passer de 2 000 à 1 200 FCFA, c’est une destruction de valeur de 40 %.

Or :

  • L’entreprise n’est pas en faillite
  • L’activité continue
  • Le cycle économique peut se retourner

 Le marché corrige un excès de pessimisme.

 Cassure technique = déclencheur

La cassure récente de la résistance :

  • Active les traders techniques
  • Provoque des rachats de positions vendeuses
  • Attire les retardataires

Le vert attire le vert.

C’est ainsi que BERNABÉ enchaîne 3 séances consécutives à +7 %.

 Rotation sectorielle et chasse aux opportunités

Quand certaines valeurs deviennent “chères” :

  • Les investisseurs cherchent des valeurs massacrées
  • Avec potentiel de rattrapage

BERNABÉ devient alors :

Une valeur de rebond, pas encore une valeur de croissance.

 Acheter dans le vert : plus confortable, mais moins rentable

Acheter BERNABÉ aujourd’hui à 1 670 FCFA :

  • Offre une confirmation
  • Réduit le stress
  • Mais réduit le potentiel

 Une partie du mouvement est déjà faite.

Acheter dans le vert :

  • Sécurise la tendance
  • Mais transfère une partie du gain à ceux qui ont acheté dans le rouge

 Ceux qui sortent aujourd’hui prennent leurs bénéfices
 Ceux qui entrent paient la confirmation

 La leçon clé pour l’investisseur BRVM

Les plus grosses performances naissent dans l’inconfort.

  • Acheter dans le rouge = analyse + sang-froid
  • Acheter dans le vert = discipline + timing

Les investisseurs expérimentés :

  • Achètent dans le rouge
  • Renforcent dans le vert
  • Allègent quand l’euphorie revient

 BERNABÉ, un cas d’école BRVM

La hausse actuelle de BERNABÉ n’est pas un miracle. C’est :

  • Une correction d’excès
  • Une anticipation de stabilisation
  • Un rattrapage technique

 Ceux qui ont acheté quand “personne n’en voulait” gagnent aujourd’hui plus que ceux qui achètent quand tout le monde applaudit.

À la BRVM, le prix fait peur avant de faire envie.  Et quand tout le monde veut acheter, le vrai gain est souvent déjà derrière.



BRVM 2025 – L’incroyable performance d’un portefeuille individuel : +65,70 % !

 

  BRVM 2025 – L’incroyable performance d’un portefeuille individuel : +65,70 % !

L’année 2025 s’est révélée, pour certains investisseurs à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), bien plus qu’une simple progression des indices : elle a été marquée par des gains spectaculaires et des stratégies gagnantes. C’est le cas du portefeuille analysé pour RichBourse, qui affiche une performance globale de +65,70 % sur l’exercice 2025 — soit un rendement 2,5× supérieur à l’évolution annuelle du BRVM Composite.

Un portefeuille stratégique, construit pour la durée

Le protagoniste de cette performance exceptionnelle est un investisseur ouest-africain que nous appellerons M. Ouedraogo Ange, fonctionnaire à Ouagadougou, qui a constitué ce portefeuille pour financer les études supérieures de ses enfants avec un horizon à long terme.

Ce portefeuille, ouvert au début de l’année 2024, a vu ses actifs progresser de 2 234 208 FCFA en une seule année, grâce à une combinaison de plus-values latentes et de dividendes attractifs.

Performance : l’essentiel des chiffres

Tandis que le BRVM Composite a terminé 2025 avec une hausse significative, témoignant de la dynamique positive du marché régional telle que soulignée par ses indicateurs annuels, ce portefeuille individuel a fait beaucoup mieux.

 Détail de la performance

  • Performance totale : +65,70 % sur 12 mois
  • Plus-values latentes : 86,16 % des gains
  • Dividendes perçus : 13,84 % des gains

Autrement dit, un énorme vecteur de performance provient de la croissance des cours des actions, renforçant l’intérêt d’une stratégie buy-and-hold sur des titres de qualité.

Comparaison avec l’épargne traditionnelle

Si M. Ouedraogo avait simplement placé son capital en épargne bancaire traditionnelle, ce rendement n’aurait représenté qu’une fraction du gain obtenu :
 l’investissement en actions l’a fait surperformer l’épargne bancaire de plus de 40 %, et l’indice BRVM Composite de plus de 50 % sur la même période.

C’est une illustration concrète de ce que peut produire l’investissement en actions quand il est conçu autour de fondamentaux robustes et d’une vision long terme.

Structure du portefeuille : forces et signaux

L’analyse montre aussi la structure très concentrée du portefeuille :

 Près de 94 % du portefeuille en actions du secteur bancaire,
6 % en télécommunications,
 et une forte concentration géographique en Côte d’Ivoire et au Bénin.

Cette configuration a favorisé la performance, mais elle souligne aussi l’importance d’une diversification mesurée pour réduire le risque spécifique à un seul secteur ou pays.

Coûts et efficacité

Les frais totaux supportés (frais de tenue de compte, commissions et taxes) représentent moins de 1 % de la valeur du portefeuille, soit une efficacité de gestion remarquable, surtout lorsqu’ils sont comparés au rendement obtenu.

 Ce que cela signifie pour les investisseurs

 Cette performance démontre que :

  • Une stratégie disciplinée orientée vers des titres de secteurs porteurs peut surperformer largement le marché global.
  • Les dividendes de sociétés solides comme Ecobank CI, BIIC ou BOA Benin, bien que représentant une part moindre des gains, contribuent de manière significative au rendement global.

Vision long terme : En se positionnant dès 2024 sur des fondamentaux solides, l’investisseur a capté la croissance de marché 2025 de manière efficace.

Diversification & gestion du risque : Une concentration bancaire élevée a porté la performance en 2025, mais une diversification plus large (industriel, consommation, télécoms) pourrait améliorer la résilience du portefeuille face à des retournements sectoriels.

 Une preuve tangible de la puissance du marché boursier BRVM 

La performance de ce portefeuille n’est pas seulement un excellent chiffre : c’est une témoignage vivant du potentiel d’investissement à la BRVM lorsque le marché est compris, anticipé et exploité avec discipline.

 Pour 2026, l’enjeu reste le même :

sélectionner des valeurs de qualité, diversifier intelligemment et investir avec une logique fondamentale, pas seulement technique.






Source: Richebourse, https://tinyurl.com/3x7pu56v


BRVM – L’ACTU QUOTIDIENNE DU MARDI 13 JANVIER 2026

 

BRVM – L’ACTU QUOTIDIENNE DU MARDI 13 JANVIER 2026

Un marché qui respire la confiance… sans euphorie

La séance boursière de ce mardi 13 janvier 2026 à la BRVM confirme un début d’année constructif mais sélectif, où les investisseurs privilégient la qualité des fondamentaux à la spéculation de court terme.

Les principaux indices ont évolué de manière contrastée mais globalement positive :

  • BRVM Composite : +0,46 % à 346,06 points
  • BRVM 30 : +0,21 % à 165,38 points
  • BRVM Prestige : -0,06 % à 142,94 points

 Le message est clair : le marché monte, mais il choisit ses valeurs.

Une activité soutenue, signe d’un marché vivant

La séance a enregistré une activité transactionnelle robuste :

  • 423 388 titres échangés
  • Plus de 700 millions FCFA de capitaux mobilisés

Cette dynamique traduit un retour progressif de la liquidité, souvent observé en début d’année lorsque les investisseurs repositionnent leurs portefeuilles après les arbitrages de fin d’exercice.

Les valeurs qui ont porté la séance

Top hausses

Certaines valeurs ont capté l’attention du marché par des mouvements francs :

  • UNILEVER CI : +7,50 %
  • BANK OF AFRICA BN : +6,19 %
  • SETAO CI : +5,42 %
  • ETIT & SICC complètent le tableau des hausses significatives

Ces progressions traduisent soit des anticipations positives sur les résultats, soit des rattrapages techniques sur des titres précédemment sous-valorisés.

Top baisses

À l’inverse, quelques valeurs ont subi des prises de bénéfices ou un désintérêt temporaire :

  • NEI-CEDA CI : -4,17 %
  • EVIOSYS PACKAGING SIEM CI : -3,08 %
  • SAFCA CI, SOLIBRA CI, ONATEL BF en repli modéré

 Des replis à relativiser, souvent liés à des ajustements techniques plus qu’à une dégradation fondamentale immédiate.

Où s’est concentrée la liquidité ?

Sur le plan transactionnel, la séance a été dominée par :

  • EVIOSYS PACKAGING SIEM CI (1er en valeur échangée)
  • SOCIÉTÉ GÉNÉRALE CI
  • BANK OF AFRICA SÉNÉGAL

À l’opposé, BERNABE CI et SICOR CI ont enregistré les échanges les plus faibles, confirmant leur faible attractivité à court terme.

 Que nous dit vraiment le marché BRVM ?

- Un marché en phase d’anticipation

La hausse du BRVM Composite Total Return (+0,46 %) combinée à une progression annuelle encore marginale (+0,09 %) indique que :

  • Le marché n’a pas encore intégré pleinement les résultats annuels 2025
  • Les investisseurs se positionnent avant les publications, comme le veut la logique boursière

La BRVM anticipe, elle ne réagit pas.

- Rotation sectorielle intelligente

Les performances sectorielles montrent :

  • Une bonne tenue des services financiers, de la consommation de base et des industriels
  • Une prudence persistante sur les télécoms et la consommation discrétionnaire

Cela traduit un biais clair vers :

les secteurs résilients, générateurs de cash et visibles sur les marges

- Un marché raisonnablement valorisé

Quelques indicateurs clés :

  • PER moyen du marché : ~11,7
  • Rendement moyen : ~7,6 %
  • Prime de risque attractive

 La BRVM reste fondamentalement attractive, surtout pour les investisseurs long terme en quête de rendement ajusté du risque.

Perspectives 2026 : les valeurs à surveiller de près

À la lumière :

  • des performances T1, S1 et T3 2025
  • de la stabilité opérationnelle
  • et en l’absence de faits extraordinaires négatifs

Plusieurs valeurs semblent bien positionnées pour clôturer l’exercice 2025 dans le vert à la publication de leurs rapports annuels :

 Short-list fondamentale 2026

  • UNIWAX
  • BICICI
  • BOA MALI
  • SONATEL
  • SIB
  • ECOBANK CI
  • SGCI
  • SOGB
  • PALMCI
  • SAPH
  • ORAGROUP
  • TRACTAFRIC
  • SAFCA
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 Des sociétés combinant solidité financière, rentabilité maîtrisée et leadership sectoriel.


La séance du 13 janvier 2026 confirme que la BRVM n’est ni euphorique ni inquiète.
Elle est rationnelle, sélective et tournée vers l’anticipation des résultats.


2026 sera une année de sélection de valeur, pas de pari aveugle.

Les investisseurs orientés analyse fondamentale ont clairement une longueur d’avance dans ce marché qui récompense la patience, la discipline… et la compréhension du cycle.


 


SGI et investisseurs à la BRVM : les chantiers de la confiance

Par la rédaction – Analyse Marché, Gouvernance & Inclusion Financière

Une bourse en croissance, une confiance encore fragile

La BRVM avance. Lentement mais sûrement.
Capitalisation en hausse, entreprises plus rentables, investisseurs institutionnels plus présents : la bourse régionale joue de mieux en mieux son rôle de financement des économies de l’UEMOA.

Mais un paradoxe demeure.
Alors que les fondamentaux progressent, la participation massive des populations reste limitée. Et pour cause : la confiance des investisseurs particuliers, pourtant essentielle à la profondeur du marché, reste fragile.

Au cœur de cette équation se trouvent les Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI), interfaces incontournables entre la bourse et les citoyens.

Tarification : quand la complexité devient un obstacle

La question des grilles tarifaires n’est que la partie visible de l’iceberg.

Certes, les frais sont encadrés par l’AMF-UMOA. Certes, des plafonds existent. Mais dans la pratique, le fossé entre la grille officielle et le relevé de compte réel alimente l’incompréhension.

Libellés techniques, frais fractionnés, périodicités peu expliquées, absence de simulation ex ante : pour beaucoup d’investisseurs, le coût réel de l’investissement n’est découvert qu’après coup.

Or, dans un marché en construction, la clarté doit précéder la facturation, et non l’inverse.

Un problème plus large : la valeur ajoutée des SGI

Au-delà des frais, une question revient sans cesse chez les investisseurs :

« Que m’apporte réellement ma SGI, en dehors de l’exécution de mes ordres ? »

Dans de nombreux cas :

  • peu ou pas de notes d’analyse accessibles,
  • peu de suivi de portefeuille,
  • absence d’alertes ou de pédagogie continue,
  • relation client essentiellement administrative.

Résultat : l’investisseur a le sentiment de payer pour un service minimum, alors même que la bourse exige compréhension, accompagnement et discipline.

Digitalisation : un potentiel encore sous-exploité

À l’ère du mobile banking et des fintechs, l’expérience digitale des SGI reste souvent en retrait.

Interfaces peu intuitives, historiques incomplets, absence d’indicateurs de performance nets de frais, difficulté à suivre son rendement réel : le digital n’est pas encore utilisé comme levier de démocratisation.

Pourtant, dans une zone où le smartphone est devenu l’outil financier principal, la bourse ne peut rester cantonnée à des plateformes complexes et peu pédagogiques.

Éducation financière : le maillon faible du système

La BRVM souffre moins d’un déficit d’épargne que d’un déficit de compréhension.

Beaucoup de citoyens :

  • perçoivent la bourse comme élitiste,
  • confondent investissement et spéculation,
  • ignorent les mécanismes de base (dividendes, risques, horizon long).

Dans ce contexte, le rôle des SGI ne peut se limiter à vendre un accès au marché.
L’éducation financière devrait être une mission centrale, intégrée à leur modèle économique et à leur agrément.

Protection de l’investisseur : un enjeu de crédibilité

Un marché mature se juge aussi à sa capacité à gérer les désaccords.

Or, pour de nombreux investisseurs, le parcours de réclamation reste flou :

  • délais longs,
  • réponses peu pédagogiques,
  • sentiment d’asymétrie face à l’institution.

Sans mécanismes de médiation clairs, visibles et accessibles, la confiance ne peut s’installer durablement.

Toutes les SGI ne se valent pas

Il serait injuste de mettre toutes les SGI dans le même panier.
Certaines ont engagé de réels efforts :

  • grilles tarifaires lisibles,
  • communication proactive,
  • formations gratuites,
  • outils digitaux améliorés.

D’autres restent enfermées dans un modèle ancien, centré sur les frais plutôt que sur la relation à long terme avec l’investisseur.

Le rôle clé du régulateur et de l’écosystème

Pour que la BRVM devienne véritablement la bourse des populations de l’UEMOA, plusieurs leviers doivent être actionnés :

  • renforcer le contrôle de la conformité tarifaire,
  • standardiser les libellés et la présentation des frais,
  • exiger un socle minimum de services et de pédagogie,
  • encourager la transparence sur la performance nette,
  • promouvoir une culture de protection de l’investisseur.

La régulation ne doit pas seulement sanctionner, mais orienter le marché vers de meilleures pratiques.

Vers une nouvelle relation SGI–investisseur

L’avenir de la BRVM ne se jouera pas uniquement sur les chiffres de capitalisation ou de liquidité.
Il se jouera sur la qualité de la relation entre les SGI et les investisseurs.

Une relation fondée sur :

  • la clarté,
  • la pédagogie,
  • la confiance,
  • et la création de valeur partagée.

Car dans un marché financier, la confiance est un actif aussi stratégique que le capital.

La BRVM a le potentiel de devenir un formidable outil d’inclusion financière et de création de richesse dans l’UEMOA. Mais cette ambition ne pourra se concrétiser que si les SGI évoluent d’un rôle de simples intermédiaires techniques vers celui de véritables partenaires des investisseurs.

Démocratiser la bourse, ce n’est pas seulement ouvrir des comptes.
C’est donner envie de rester, d’investir et de transmettre la confiance.

Et cette confiance commence… par la façon dont on traite l’investisseur au quotidien.

BRVM : Quand les frais des SGI inquiètent les investisseurs

 


BRVM : quand la tarification des SGI devient un frein à la démocratisation boursière

Par la rédaction GEO INVEST – Équipe Analyse Marché & Régulation, article Rédigé le 09/01/2026 à 15 h 03mn. 



Une bourse qui progresse, des investisseurs qui s’interrogent

La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) s’impose progressivement comme un pilier du financement des économies de l’UEMOA. Capitalisation en progression, résultats solides pour plusieurs sociétés cotées, regain d’intérêt des investisseurs particuliers : les indicateurs globaux sont encourageants.

Pourtant, derrière cette dynamique positive, un malaise persistant s’exprime chez de nombreux investisseurs. En cause : la lisibilité et la cohérence de certains frais prélevés par des Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI). Un sujet technique, souvent méconnu du grand public, mais déterminant pour la confiance et l’inclusion financière.

Tarification : un cadre réglementaire pourtant bien établi

Sur le plan réglementaire, les règles sont claires.
Les grilles tarifaires des SGI sont validées par l’Autorité des Marchés Financiers de l’UMOA (AMF-UMOA) et reposent sur trois principes fondamentaux :

  1. Des plafonds de facturation explicitement définis
  2. Une information préalable et transparente du client
  3. Une correspondance claire entre les frais prélevés et les services rendus

En théorie, cet encadrement vise à protéger l’investisseur tout en assurant la viabilité économique des intermédiaires. En pratique, certains relevés de compte soulèvent des interrogations légitimes.

Des frais qui interrogent par leur nature… et leur fréquence

Plusieurs types de prélèvements concentrent aujourd’hui l’attention des investisseurs.

   Frais d’accès à la bourse en ligne

Alors que certaines SGI facturent l’accès à leurs plateformes digitales à hauteur de 1 000 FCFA par trimestre ou par mois, d’autres appliquent des montants supérieurs, prélevés mensuellement, sans que le détail fiscal ou la justification contractuelle ne soient clairement exposés au client.

       Frais de tenue de compte

Présentés dans les grilles tarifaires comme des forfaits trimestriels, ces frais apparaissent parfois à des montants légèrement supérieurs au plafond annoncé, ce qui complique la compréhension pour l’investisseur non averti.

        Commissions de conservation et “droits de garde”

Il s’agit du point le plus sensible.
La réglementation prévoit une commission de conservation plafonnée à 0,5 % HT par an, calculée sur la valeur du portefeuille de titres conservés.

Or, dans la pratique, certains relevés font apparaître des “commissions de droits de garde” prélevées chaque mois, avec les caractéristiques suivantes :

  • une périodicité mensuelle,
  • aucun détail explicite de calcul (base, taux, prorata),
  • une terminologie qui ne figure pas toujours clairement dans la grille tarifaire communiquée au client.

Cette fréquence mensuelle, bien que pouvant résulter d’un calcul proratisé annuel, reste insuffisamment expliquée, alimentant incompréhension et suspicion.

     Commissions de valorisation

Autre source d’interrogation : les commissions de valorisation, observées comme étant prélevées de manière trimestrielle sur certains comptes.

Ces commissions apparaissent :

  • sans description pédagogique claire,
  • sans référence explicite dans certaines grilles tarifaires accessibles aux clients,
  • et sans explication sur la valeur ajoutée concrète associée à ce service.

Pour de nombreux investisseurs, la question est simple : que valorise-t-on exactement, et selon quelle méthodologie ?

Le véritable enjeu : la pédagogie financière

Au fond, le problème n’est pas uniquement le niveau des frais.
Il réside avant tout dans l’absence d’explication claire, accessible et anticipée.

« Un investisseur informé accepte les frais.
Un investisseur surpris perd confiance. »

Dans un marché encore en phase de démocratisation, où l’éducation financière demeure un défi majeur, l’opacité tarifaire devient un frein structurel. Elle décourage les nouveaux entrants, fragilise l’épargne longue et nuit, à terme, à l’image de l’ensemble de l’écosystème boursier régional.

Toutes les SGI ne se ressemblent pas

Il serait réducteur de généraliser.
Certaines SGI se distinguent par :

  • des grilles tarifaires simples et lisibles,
  • des frais modérés et cohérents,
  • une communication régulière,
  • et un réel effort de vulgarisation financière.

D’autres adoptent un positionnement plus onéreux, sans que la contrepartie en matière de conseil, d’analyse ou d’accompagnement personnalisé ne soit toujours perçue par les investisseurs.

Un enjeu stratégique pour la BRVM et le régulateur

La tarification n’est pas un sujet secondaire. Elle impacte directement :

  • la rentabilité nette des portefeuilles,
  • la confiance des ménages,
  • et la capacité de la BRVM à devenir une bourse véritablement inclusive.

Dans ce contexte, le rôle du régulateur apparaît central :

  • renforcer le contrôle de la conformité des pratiques tarifaires,
  • exiger une meilleure lisibilité des frais,
  • encourager une pédagogie active auprès des investisseurs.

Vers un nécessaire rééquilibrage

La BRVM a besoin :

  • d’investisseurs plus nombreux,
  • mieux informés,
  • et durablement confiants.

Cela passe inévitablement par des SGI transparentes, pédagogues et responsables, conscientes que la confiance se construit sur la durée.

Car à long terme, la confiance rapporte toujours plus que les frais à court terme.

La croissance actuelle de la BRVM constitue une opportunité historique pour l’épargne régionale. Mais cette dynamique ne pourra être durable que si la tarification devient un levier d’inclusion financière, et non un obstacle silencieux.

Sur les marchés financiers, l’avenir se joue aussi… dans les lignes de frais.

BRVM : SITAB, l’art de transformer la contrainte réglementaire en or boursier

 


SITAB : quand la contrainte réglementaire devient une machine à valeur boursière


Rédigé par ar GEO INVEST le 07/01/2026 à 10 H 15 mn 

Réglementation sanitaire, protection du marché local et performance boursière : la convergence parfaite.

SITAB, un champion industriel au cœur de l’économie ivoirienne

Dans l’univers industriel ivoirien, la Société Ivoirienne des Tabacs (SITAB) occupe une position à part.
Filiale du géant britannique Imperial Brands, elle est le seul fabricant de cigarettes en Côte d’Ivoire et capte environ 60 % du marché national, avec une domination encore plus forte sur les segments populaires.

Depuis son rachat par Imperial Tobacco Group en avril 2011, la SITAB n’est plus seulement une entreprise locale :
elle est devenue le pilier de la stratégie ouest-africaine du groupe, avec l’ambition claire de rayonner dans toute la sous-région.

SITAB n’est pas une simple valeur industrielle : c’est une plateforme régionale stratégique.

Fiche d’identité – Les fondamentaux

  • Siège : Cocody Nord, Abidjan
  • Président du Conseil : Pierre Magne
  • Directeur Général : Éric Thiam Sabates
  • Nombre d’actions : 17 955 000
  • Flottant BRVM : 26,95 %
  • Capitalisation boursière : 353,4 milliards FCFA

Un actionnariat solide, gage de stabilité et de confiance

La SITAB repose sur un noyau dur robuste :

  • CORALMA : 59,92 %
  • Public (BRVM) : 26,87 %
  • IPAFI : 13,13 %
  • Investisseurs étrangers : 0,08 %

 Cette structure combine vision stratégique de long terme et liquidité suffisante, un équilibre très recherché par les investisseurs institutionnels et patrimoniaux.

Une trajectoire financière qui force le respect

Entre 2020 et 2024, la SITAB a déroulé une croissance régulière, avant de signer une année 2024 exceptionnelle.

Chiffre d’affaires

  • 2020 : 116 186 M FCFA
  • 2024 : 214 313 M FCFA
    +84 % en quatre ans

Résultat net

  • 2020 : 8 543 M FCFA
  • 2024 : 44 174 M FCFA
    Résultat multiplié par plus de cinq

Le BNPA explose à 2 460 FCFA, pendant que le PER chute à 8.
Un signal clair : la création de valeur a été plus rapide que la revalorisation boursière.

Un dividende devenu un marqueur de puissance financière

SITAB s’impose désormais comme l’une des meilleures valeurs de rendement de la BRVM :

  • Dividende 2024 proposé : 2 090 FCFA/action
  • Trésorerie disponible : 48,2 milliards FCFA

 Peu d’entreprises parviennent à distribuer massivement tout en conservant une forte capacité d’investissement.
C’est là un signe évident de maturité financière.

Fiscalité 2026 : un choc… favorable

La hausse de 25 % des droits d’accises sur les cigarettes importées redistribue profondément les cartes.

  • Les marques importées (Marlboro, Dunhill, Craven…) deviennent plus chères
  • Les marques locales, notamment Fine, cœur des volumes SITAB, gagnent en attractivité

Une réforme protectrice qui agit comme un accélérateur de parts de marché.

Ayant déjà absorbé la hausse fiscale domestique de 2025, SITAB aborde 2026 avec :

  • une structure de coûts maîtrisée,
  • une capacité d’ajustement tarifaire,
  • un avantage concurrentiel renforcé.

Une performance boursière spectaculaire… puis une respiration saine

En 2025, l’action SITAB a signé une performance hors norme :

  • Mai 2025 : 9 505 FCFA
  • Août 2025 : 21 490 FCFA
  • Janvier 2026 : 19 680 FCFA
    +170,96 % sur l’année

Depuis, le titre consolide entre 18 900 et 20 000 FCFA, au-dessus de ses moyennes mobiles clés.

 Techniquement 

  • Tendance de fond : haussière
  • RSI : neutre, potentiel intact
  • Franchissement durable des 20 000 FCFA = nouvelle jambe de hausse

Paradoxe réglementaire : la contrainte qui renforce le leader

La Côte d’Ivoire a durci sa politique antitabac :

  • Accises vers 70 %
  • Paquet neutre
  • Interdiction de fumer dans les lieux publics
  • Traçabilité renforcée

Résultat :

  • Prévalence passée de 14,7 % à 8,6 %
  • Alignement sur les normes OMS (CCLAT)

Mais sur le plan économique :

  • les acteurs informels sont pénalisés,
  • les opérateurs structurés sont renforcés,
  • le leader industriel consolide sa position.

SITAB sort plus forte d’un environnement plus strict.

CEDEAO : l’objectif des 75 % d’accises, un tournant régional

Les directives CEDEAO visent désormais 75 % d’accises dans le prix de vente.

Objectifs :

  • accroître les recettes publiques,
  • réduire la consommation,
  • formaliser le marché.

Impact stratégique pour SITAB

  • Barrière à l’entrée renforcée
  • Consolidation naturelle du marché
  • Visibilité réglementaire accrue pour les investisseurs

La fiscalité devient un filtre : elle élimine les faibles et renforce les dominants.

 Pourquoi SITAB reste stratégique

Catalyseurs clés

  • Effet réel de la fiscalité 2026
  • Maintien des marges
  • Politique de dividende
  • Cassure des 20 000 FCFA

Profil boursier

  • Valeur de rendement
  • Fondamentaux solides
  • Forte génération de cash
  • Leadership durable

 SITAB, bien plus qu’une valeur défensive

SITAB incarne aujourd’hui l’un des meilleurs cas d’école de la BRVM :
une entreprise évoluant dans un secteur contraint, mais capable de transformer la réglementation en avantage concurrentiel, tout en offrant croissance, cash et dividendes élevés.

Pour l’investisseur averti, SITAB n’est plus seulement une valeur défensive.
C’est désormais une valeur stratégique de long terme.