INVESTIR A LA BRVM

SAPH 2026 - AFSA PRO | CA & RN alignés

SAPH 2026 — Reconstitution Trimestrielle AFSA
CA & RN alignés sur barre 0 • Bottom en V validé

● DONNÉES OFFICIELLES
InfosBRVM • Méthode AFSA

📦 Chiffre d'Affaires

En Mds FCFA • T1 / T2 / T3 seuls

71,8T1 Officiel
66,4T2 Creux
94,3T3 Rebond +42%

💰 Résultat Net — Aligné barre 0

En Mds FCFA • Perte T2 visible

+2,633T1 Bénéfice
-0,427T2 Perte
+7,497T3 x17 vs T2

💡 Lecture AFSA Expert-Comptable

T1 -11% VOL Engorgement San-Pedro + prix -17% → CA -24%
T2 -0,427 Mds PERTE Guerre matière première, SAPH vend à perte pour garder Michelin. Fond du cycle.
T3 +7,497 Mds BOOM Déblocage stock + début facturation hausse SICOM 2,213 USD. Marge passe de -0,6% à 8%.
→ Le prix à 2,213 USD de fin Sept n'est PAS encore dans le T3 (décalage 90j). Il sera dans T4 2026 / T1 2027. Objectif annuel 14-15 Mds vs budget 10,06 Mds (+40%).

SAPH 2026 - CA et RN alignés sur barre 0

SAPH 2026 - Reconstitution Trimestrielle AFSA
CA et RN alignés

Chiffre d'Affaires (Mds FCFA) - T1 / T2 / T3
Résultat Net (Mds FCFA) - Aligné sur barre 0
SAPH 2026 - Interactive AFSA

SAPH 2026 - Reconstitution Trimestrielle (Données officielles)

Méthode AFSA - T2 = S1-T1 | T3 = 9M-S1 | Rapports SAPH T1, S1, T3 2026

Chiffre d'Affaires (en Mds FCFA)

Résultat Net (en Mds FCFA)

T1: 71,8 Mds CA - 2,633 Mds RN | T2: 66,4 Mds CA - -0,427 Mds RN (PERTE) Fond du cycle
T3: 94,3 Mds CA (+42% vs T2) - 7,497 Mds RN (8%) - Retournement x17
AFSA: Bottom en V. Le prix SICOM 2,213 USD fin Sept pas encore dans T3 (décalage 90j) → T4 2026 / T1 2027.

GEO INVEST

BRVM – SAPH : -58 % de résultat net en 9 mois… mais un T3 qui change la lecture !

S’investir pour créer de la valeur !

Sur le marché financier régional, les chiffres peuvent raconter deux histoires différentes : celle d’une rentabilité qui se dégrade sur neuf mois et celle d’un troisième trimestre qui semble marquer un redressement. Pour SAPH, filiale spécialisée dans la production et la transformation du caoutchouc naturel, la lecture des résultats exige de dépasser les apparences.

La question centrale est simple : le recul des bénéfices traduit-il une dégradation durable de l’activité ou une difficulté conjoncturelle que l’entreprise pourrait progressivement surmonter ?

1. Les résultats à neuf mois : une rentabilité sous pression

La comparaison des neuf premiers mois de 2025 et de 2026 fait apparaître une détérioration significative des principaux indicateurs financiers.

Indicateur 9M 2025 9M 2026 Évolution
Chiffre d’affaires253,7 Mds FCFA232,5 Mds FCFA-8 %
Résultat d’exploitation33,5 Mds FCFA15,8 Mds FCFA-53 %
Résultat financier-2,5 Mds FCFA-2,8 Mds FCFADégradation
Résultat net23,2 Mds FCFA9,7 Mds FCFA-58 %
Marge nette9,1 %4,2 %Recul

Le signal est préoccupant : le chiffre d’affaires recule de 8 %, mais le résultat d’exploitation diminue de 53 %. Autrement dit, SAPH ne subit pas seulement une baisse de ses revenus : elle transforme également moins efficacement son activité en bénéfices.

2. Pourquoi les bénéfices reculent-ils autant ?

Un effet ciseau sur l’activité

Les données communiquées font état d’un recul des volumes d’environ 9,5 %, tandis que le prix moyen de vente diminue légèrement, d’environ 0,6 %. Lorsque les quantités vendues et le prix moyen évoluent défavorablement, le chiffre d’affaires se contracte.

Mais le recul du résultat d’exploitation est beaucoup plus prononcé que celui du chiffre d’affaires. Cela peut signaler une pression sur les coûts, une utilisation moins favorable des capacités de production ou des difficultés d’approvisionnement. Les états détaillés sont nécessaires pour mesurer précisément la contribution de chaque facteur.

Le poids du financement

Le résultat financier passe d’environ -2,5 à -2,8 milliards FCFA sur neuf mois. Cette évolution renforce la pression sur le résultat final. Le besoin en fonds de roulement, les délais de paiement et le coût de financement méritent donc une attention particulière.

La logistique et l’approvisionnement

Les contraintes logistiques, notamment celles liées à l’acheminement des matières premières et des produits, peuvent peser sur les marges. Le rôle des infrastructures portuaires, dont le port de San-Pédro, doit être examiné à partir de données concrètes sur les coûts, les délais et les volumes.

3. Le troisième trimestre change-t-il réellement la lecture ?

La comparaison des données cumulées permet d’effectuer une reconstitution indicative des résultats trimestriels par différence. Ces montants doivent être considérés comme des estimations arithmétiques, à confirmer avec les états financiers détaillés.

Indicateur estiméT2 2026T3 2026
Chiffre d’affaires66,4 Mds FCFA94,3 Mds FCFA
Résultat d’exploitation0,3 Md FCFA11,1 Mds FCFA
Résultat net-0,4 Md FCFA7,5 Mds FCFA

Si ces reconstitutions sont confirmées, le troisième trimestre présente une amélioration importante par rapport au trimestre précédent. Le chiffre d’affaires trimestriel estimé atteint 94,3 milliards FCFA et le résultat net environ 7,5 milliards FCFA.

Attention toutefois : une amélioration sur un trimestre ne prouve pas encore que le redressement est durable. Il faut vérifier la composition du résultat, les éventuels éléments exceptionnels, les marges, les flux de trésorerie et la capacité de SAPH à maintenir cette performance.

4. Le caoutchouc naturel : un facteur à surveiller

Les données évoquées dans les rapports indiquent une hausse du prix de référence international du caoutchouc. Le prix moyen SICOM 20 mentionné pour le premier semestre 2026 s’établit autour de 2,03 USD/kg, contre 1,83 USD/kg au premier semestre 2025. À fin septembre 2026, il est indiqué autour de 2,213 USD/kg, contre 1,78 USD/kg un an auparavant.

Une hausse du prix international peut soutenir les perspectives de chiffre d’affaires et de marge. Toutefois, son effet dépend notamment des délais de transmission aux prix de vente, des contrats, des volumes, des coûts de production et du taux de change.

Il serait donc imprudent de conclure qu’une hausse du cours international se traduit automatiquement par une hausse équivalente des bénéfices de SAPH.

5. EUDR et investissement à Soubré : des catalyseurs à confirmer

La réglementation européenne contre la déforestation (EUDR) pourrait renforcer l’importance de la traçabilité et de la conformité dans les chaînes d’approvisionnement du caoutchouc. Les entreprises capables de démontrer la conformité de leurs produits pourraient bénéficier d’un avantage concurrentiel.

Mais cet avantage dépendra de la capacité réelle de SAPH à satisfaire aux exigences applicables, des coûts de mise en conformité et des conditions commerciales négociées. Une prime de prix n’est ni automatique ni garantie.

De même, les investissements et les capacités supplémentaires liés au développement des activités, notamment à Soubré, ne créeront de valeur que s’ils se traduisent concrètement en volumes vendus, en marges satisfaisantes et en flux de trésorerie positifs.

6. Quels scénarios pour le résultat annuel 2026 ?

À titre purement illustratif, en partant d’un résultat net cumulé de 9,7 milliards FCFA à neuf mois, plusieurs hypothèses peuvent être construites selon le résultat réalisé au quatrième trimestre.

ScénarioHypothèse T4Résultat annuel estimé
Prudent2 Mds FCFA11,7 Mds FCFA
Central4 Mds FCFA13,7 Mds FCFA
Favorable5 Mds FCFA14,7 Mds FCFA

Ces scénarios sont des simulations, et non des prévisions officielles de SAPH. Ils ne constituent pas une estimation de la valeur de l’action. Pour apprécier cette dernière, il faudrait notamment intégrer le cours de Bourse retenu, le nombre d’actions, le PER, la dette nette, les flux de trésorerie, le dividende éventuel et la liquidité du titre.

7. Les indicateurs que l’investisseur doit surveiller

  • La marge opérationnelle : le redressement doit être confirmé sur plusieurs périodes.
  • Les volumes vendus : une reprise des volumes permettrait d’évaluer la solidité de la demande.
  • Les prix du caoutchouc : leur évolution doit être comparée aux prix réellement obtenus par SAPH.
  • La trésorerie et le BFR : les bénéfices comptables doivent être rapprochés des flux de trésorerie.
  • L’endettement et les charges financières : ils permettent d’évaluer la capacité à financer l’activité et les investissements.
  • La valorisation boursière : le cours, le PER, le rendement éventuel et la liquidité doivent être étudiés à une date précise.
  • La publication suivante : elle permettra de vérifier si l’amélioration du troisième trimestre se prolonge.

Conclusion : un rebond encourageant, mais encore à confirmer

SAPH présente deux réalités qu’il faut analyser ensemble. D’un côté, les neuf premiers mois de 2026 révèlent une baisse marquée de la rentabilité, avec un résultat net en recul d’environ 58 %. De l’autre, la reconstitution des données trimestrielles suggère une amélioration notable au troisième trimestre.

Le véritable enjeu est désormais de déterminer si cette amélioration reflète un redressement opérationnel durable ou un effet ponctuel. Les prochaines publications, la génération de trésorerie, les volumes, les marges et l’évolution du marché du caoutchouc apporteront des éléments décisifs.

L’essentiel à retenir

Une baisse du résultat sur neuf mois n’efface pas automatiquement un trimestre de reprise. Mais un trimestre favorable ne suffit pas non plus à confirmer une tendance durable. En Bourse, la qualité de l’analyse repose sur la vérification des chiffres, la valorisation et la maîtrise du risque.

GEO INVEST — S’investir pour créer de la valeur !

Information pédagogique : cet article est fourni à des fins éducatives et informatives. Il ne constitue ni un conseil personnalisé en investissement ni une recommandation publique d’achat ou de vente. Les données et les reconstitutions doivent être confrontées aux publications officielles. Les cours peuvent fluctuer et tout investissement en actions comporte un risque de perte en capital.

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BRVM : LE FLOTTANT, CET INDICATEUR DISCRET QUI PEUT TOUT CHANGER DANS VOTRE INVESTISSEMENT

BRVM : Le flottant, cet indicateur discret | GEO INVEST
GEO INVEST

BRVM : LE FLOTTANT, CET INDICATEUR DISCRET QUI PEUT TOUT CHANGER DANS VOTRE INVESTISSEMENT

Liquidité, volatilité, valorisation : pourquoi le nombre d’actions réellement disponibles dans le public mérite autant d’attention que les bénéfices d’une entreprise.

Sur le marché boursier, une entreprise peut afficher des bénéfices solides, verser des dividendes réguliers et présenter des perspectives de croissance prometteuses. Pourtant, acheter ou revendre son action peut se révéler difficile.

Comment expliquer ce paradoxe ?

La réponse se trouve parfois dans un indicateur discret, mais stratégique : le flottant boursier.

Le tableau du flottant des sociétés cotées à la BRVM au 31 décembre 2025 apporte un éclairage précieux sur la structure du capital des entreprises, la disponibilité de leurs actions et les risques auxquels s’exposent les investisseurs.

Derrière ces pourcentages se cache une question essentielle : combien d’actions sont réellement accessibles aux investisseurs sur le marché ?

1. Le flottant : combien d’actions sont réellement disponibles ?

Le flottant représente la proportion des actions d’une entreprise considérées comme disponibles à la négociation sur le marché, notamment celles détenues par des investisseurs du public, hors participations stratégiques ou blocs durablement immobilisés selon les règles applicables.

Prenons un exemple simple.

Une société possède 100 actions. Ses actionnaires de contrôle en détiennent 90, tandis que les 10 restantes sont détenues par des investisseurs susceptibles de les négocier en Bourse.

Son flottant est alors de 10 %.

Flottant (%) = (Nombre de titres du flottant ÷ Nombre total de titres) × 100

Plus le flottant est élevé, plus la proportion du capital potentiellement accessible au marché est importante. Mais attention : un flottant élevé ne garantit pas, à lui seul, une bonne liquidité. Encore faut-il que les investisseurs achètent et vendent effectivement ces titres.

2. Pourquoi le flottant est-il stratégique pour l’investisseur ?

Le flottant agit sur trois dimensions importantes de l’investissement boursier.

Premièrement, la liquidité. Un flottant réduit peut limiter le nombre d’actions disponibles à l’achat ou à la vente. L’investisseur risque alors de devoir attendre davantage pour exécuter son ordre au prix souhaité.

Deuxièmement, la formation des prix. Lorsque les titres disponibles sont peu nombreux et que les échanges sont faibles, quelques ordres relativement importants peuvent provoquer des variations sensibles du cours. Cela ne signifie pas automatiquement qu’une action est manipulée : il peut simplement s’agir d’un marché peu profond.

Troisièmement, le risque de sortie. Acheter une action est une chose ; trouver un acheteur lorsque l’on souhaite vendre en est une autre. Ce risque est particulièrement important pour les investisseurs qui peuvent avoir besoin de récupérer rapidement leur capital.

Voilà pourquoi une bonne analyse boursière ne doit pas s’arrêter au bénéfice net, au PER ou au rendement du dividende. Elle doit également examiner la structure du capital et la profondeur du marché.

3. NESTLÉ CI : un flottant de 20,04 %, que faut-il comprendre ?

Le cas de NESTLÉ CI (NTLC) illustre parfaitement l’intérêt de cet indicateur.

Selon le tableau présenté, arrêté au 31 décembre 2025, la société affiche les données suivantes :

  • Nombre total de titres : 22 070 400.
  • Nombre de titres du flottant : 4 422 940.
  • Flottant : 20,04 %.
  • Statut indiqué : exigence respectée.

Autrement dit, environ un cinquième des actions figure dans le flottant déclaré, tandis que les quatre cinquièmes restants n’en font pas partie.

Il faut toutefois éviter une conclusion trop rapide : cette différence ne prouve pas, à elle seule, que Nestlé SA détient exactement 80 % du capital. Pour établir la répartition précise de l’actionnariat, il faut consulter la structure officielle du capital.

Quelles conséquences pour l’investisseur ?

Un flottant de 20,04 % signifie que la proportion des titres disponibles au marché est relativement limitée par rapport au capital total.

Si la demande augmente fortement alors que les vendeurs sont peu nombreux, le cours peut progresser rapidement. À l’inverse, si plusieurs actionnaires cherchent simultanément à vendre, l’absence d’acheteurs suffisants peut accentuer la baisse.

Le prix de l’action peut donc connaître des variations importantes sans que les fondamentaux de l’entreprise aient changé dans les mêmes proportions.

Point essentiel : la qualité d’une entreprise et la facilité de négocier son action sont deux questions différentes.

Une société peut être rentable et attractive sur le plan fondamental tout en présentant des contraintes de liquidité.

Le PER, quant à lui, ne dépend pas uniquement du flottant : il reflète notamment le prix payé par rapport au bénéfice par action et les anticipations des investisseurs. Le flottant peut influencer la formation du prix, mais il ne suffit pas à expliquer une valorisation élevée.

4. Les flottants les plus élevés : un avantage potentiel, pas une garantie

Le tableau fait ressortir plusieurs sociétés dont la proportion de titres dans le flottant est importante.

SociétéCodeFlottant
TRACTAFRIC MOTORS CIPRSC100,00 %
SAPH CISPHC59,49 %
SMB CISMBC51,76 %
SODE CISDCC49,53 %
SICABLE CICABC48,70 %
LNB BNLNBB45,00 %
CIE CICIEC45,95 %
SOCIÉTÉ GÉNÉRALE CISGBC43,35 %

Ces données suggèrent qu’une proportion importante du capital est représentée dans le flottant déclaré.

Mais un point mérite d’être souligné : un flottant de 100 % ne signifie pas que toutes les actions sont échangées chaque jour. Cela signifie que la totalité du capital est comptabilisée dans le flottant selon le tableau. La liquidité réelle dépend toujours des volumes, des montants échangés et de la présence d’acheteurs et de vendeurs.

Pour comparer sérieusement ces sociétés, il faut donc associer le flottant au volume moyen quotidien, à la valeur moyenne des transactions et à l’écart entre les meilleurs prix acheteur et vendeur.

5. Les situations préoccupantes : quand le flottant devient une alerte

Le document identifie plusieurs sociétés dont le flottant est inférieur à 15 %.

SociétéCodeFlottant déclaré
UNILEVER CIUNLC0,22 %
CFAO MOBILITY CICFAC4,15 %
SONOCO METAL PACKAGING SIEM CISEMC10,29 %
SICOR CISICC12,26 %

Ces chiffres appellent une vigilance particulière.

Avec un flottant déclaré de seulement 0,22 %, UNILEVER CI présente une proportion extrêmement réduite de titres dans le public selon ce document. Dans une telle configuration, l’investisseur doit examiner avec attention la disponibilité réelle des titres et les conditions de sortie.

Pour CFAO MOBILITY CI, le flottant indiqué de 4,15 % est également faible. SONOCO METAL PACKAGING SIEM CI et SICOR CI présentent, elles aussi, des flottants limités.

Le risque pour l’investisseur est concret : un ordre de vente important peut rencontrer une demande insuffisante, tandis qu’un ordre d’achat conséquent peut faire monter le cours faute de vendeurs disponibles.

Cependant, ces chiffres ne suffisent pas à qualifier une action de « coquille vide » ou de valeur manipulable. Il faut également étudier le carnet d’ordres, les volumes réellement négociés et l’historique des transactions.

À retenir : une faible liquidité constitue un risque à mesurer, pas une preuve de mauvaise qualité de l’entreprise.

6. Le seuil de 15 % : attention à la portée réglementaire

Le tableau indique si la diffusion de 15 % du capital dans le public est respectée. Plusieurs sociétés y apparaissent avec la mention « Non respectée ».

Il convient néanmoins de distinguer le constat figurant dans le document de ses conséquences juridiques.

Le tableau, à lui seul, ne permet pas d’affirmer que toute entreprise située sous ce seuil sera automatiquement sanctionnée. Pour conclure sur une éventuelle obligation de régularisation, une sanction ou une dérogation, il faut vérifier les règles applicables à la société concernée et les communications officielles de la BRVM ou de l’autorité compétente.

L’investisseur doit donc traiter cette mention comme un signal à vérifier, et non comme une conclusion juridique définitive.

7. La méthode GEO INVEST : comment exploiter le flottant avant d’acheter ?

Le flottant doit devenir un filtre complémentaire de votre analyse fondamentale et technique.

Voici une méthode pratique en cinq étapes.

  1. Mesurer le flottant. Vérifiez la proportion d’actions présentes dans le flottant déclaré et la date des données utilisées.
  2. Examiner les volumes. Calculez le volume moyen quotidien sur une période suffisamment représentative. Un flottant élevé accompagné de faibles échanges ne garantit pas une sortie facile.
  3. Étudier le carnet d’ordres. Observez la profondeur des meilleures offres d’achat et de vente, les écarts de prix et les quantités disponibles.
  4. Estimer votre capacité de sortie. Comparez le montant de votre position aux montants habituellement échangés. Une position importante par rapport à la valeur quotidienne des transactions peut être difficile à liquider sans peser sur le cours.
  5. Croiser avec les fondamentaux et la valorisation. Examinez le bénéfice par action, le PER, le rendement du dividende, l’endettement et les perspectives de l’entreprise. Un flottant intéressant ne rend pas automatiquement une action bon marché.

L’objectif n’est pas de sélectionner mécaniquement les sociétés au flottant le plus élevé. Il s’agit de déterminer si la liquidité de l’action est compatible avec votre horizon d’investissement, votre taille de position et votre besoin éventuel de récupérer votre argent.

8. Le verdict GEO INVEST : ne confondez jamais bonne entreprise et action facile à négocier

Le flottant est l’un des indicateurs les moins commentés par les investisseurs particuliers, alors qu’il peut influencer profondément leur expérience en Bourse.

Il permet de comprendre pourquoi certaines actions réagissent fortement à des ordres relativement modestes, pourquoi d’autres sont difficiles à acheter ou à vendre et pourquoi le cours affiché ne garantit pas que l’on pourra négocier une quantité importante à ce prix.

Pour NESTLÉ CI, le flottant déclaré de 20,04 % invite à surveiller attentivement la liquidité réelle avant toute prise de position. Pour les sociétés dont le flottant est inférieur à 15 %, une vérification plus approfondie s’impose, tant sur le plan boursier que réglementaire.

Mais la règle fondamentale reste la même : une entreprise solide peut être surévaluée, une action liquide peut être risquée et une action peu liquide peut être fondamentalement de qualité.

La meilleure décision d’investissement repose sur la combinaison de trois questions :

  • L’entreprise est-elle financièrement solide ?
  • Le prix de son action est-il raisonnable ?
  • Pourrai-je acheter et revendre cette action dans des conditions acceptables ?

C’est cette lecture croisée qui permet de passer d’un simple achat d’actions à une véritable démarche d’investisseur.

GEO INVEST — S’investir pour créer de la valeur !

Note éducative : cet article s’appuie sur le tableau du flottant fourni, arrêté au 31 décembre 2025. Les données doivent être vérifiées auprès des publications officielles les plus récentes avant toute décision d’investissement. Le flottant ne constitue ni un signal d’achat ni un signal de vente. Tout investissement en actions comporte un risque de perte en capital.
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BRVM : le marché rebondit… et BRIDGE BANK fait une entrée remarquée

 ACTU QUOTIDIENNE BRVM — JEUDI 24 SEPTEMBRE 2026 - 

Rédigé par GEO INVEST 


BRVM : le marché rebondit… et BRIDGE BANK fait une entrée remarquée

Après la violente correction du 23 septembre, la BRVM a fortement rebondi ce jeudi. Mais l'événement majeur de la séance reste l'arrivée de BRIDGE BANK GROUP CÔTE D’IVOIRE — BBGC sur le marché.

  BRVM : violent rebond après la purge

BRVM-Composite : 531,63 points (+2,97%)
BRVM-30 : 258,18 points (+3,19%)
BRVM-Prestige : 197,74 points (+2,36%)

La capitalisation actions remonte à environ 20 847,8 Mds FCFA, soit près de +940 Mds FCFA en une séance.

Le marché affiche également :

28 hausses contre 10 baisses
 Volume : 1,18 million de titres
 Valeur échangée : 3,42 Mds FCFA

Le contraste avec la séance précédente est spectaculaire : après une journée dominée par les vendeurs, les acheteurs reprennent nettement la main.

 L'ÉVÉNEMENT DU JOUR : BBGC FAIT SON ENTRÉE

BRIDGE BANK GROUP CÔTE D’IVOIRE est officiellement devenue une société cotée à la BRVM sous le symbole BBGC.

L'opération portait sur :

• 10 millions d'actions
• Prix d'OPV : 6 750 FCFA
• Montant levé : 67,5 Mds FCFA
• 20 % du capital ouvert au public
• Souscription : 142 %
• Première cotation : 24 septembre 2026

L'offre avait mobilisé 17 544 investisseurs issus de 45 pays, avec environ 95,8 Mds FCFA de demandes pour 67,5 Mds FCFA proposés.

 PREMIER PRIX : 7 255 FCFA

BBGC termine sa première séance à :

7 255 FCFA

contre 6 750 FCFA lors de l'OPV.

Soit :

+505 FCFA / action
+7,48 % dès la première cotation.

La capitalisation boursière ressort ainsi autour de 362,75 Mds FCFA, sur la base de 50 millions d'actions.

Le titre s'est retrouvé parmi les principales hausses de la séance.

Mais attention : +7,48 % le premier jour ne suffit pas à conclure à une valorisation attractive.
La première cotation mesure surtout la confrontation initiale entre l'offre et la demande. La véritable épreuve sera la capacité du titre à maintenir une liquidité suffisante et à justifier sa valorisation par ses résultats futurs.


 POURQUOI BBGC EST PARTICULIÈREMENT SUIVIE ?

Les résultats du premier semestre 2026 donnent une base fondamentale intéressante à surveiller.

BRIDGE BANK GROUP CI — S1 2026

IndicateurS1 2025S1 2026Évolution
Crédits clientèle645,3 Mds823,9 Mds+28 %
Dépôts clientèle903,6 Mds1 318,3 Mds+46 %
PNB30,2 Mds37,7 Mds+25 %
RBE17,2 Mds22,5 Mds+31 %
Coût du risque3,8 Mds4,3 Mds+14 %
Résultat net10,4 Mds15,2 Mds+46 %

 LE SIGNAL FORT : LE RN PROGRESSE DEUX FOIS PLUS VITE QUE LE PNB

PNB : +25 %

Résultat net : +46 %

Cela signifie que la croissance des revenus s'accompagne également d'une amélioration de la transformation du PNB en bénéfice.

Le coefficient d'exploitation passe de :

43,3 % → 40,3 %

La banque dépense donc proportionnellement moins pour générer son produit net bancaire.

 LES DEUX MARGES PROGRESSENT

Marge nette = Résultat net / PNB

34,4 % → 40,3 %

Soit environ +5,9 points.

Autrement dit, pour 100 FCFA de PNB, le résultat net représente environ :

34,4 FCFA en S1 2025 → 40,3 FCFA en S1 2026.

Marge d'exploitation = RBE / PNB

57,0 % → 59,7 %

Soit environ +2,7 points.

C'est un indicateur à surveiller : la progression simultanée du résultat d'exploitation et du résultat net mérite attention dans l'analyse de la qualité bénéficiaire.

 DÉPÔTS +46 % VS CRÉDITS +28 %

C'est probablement l'un des éléments les plus intéressants du semestre.

Les dépôts progressent beaucoup plus rapidement que les crédits.

Le ratio crédits/dépôts passe approximativement de :

71,4 % → 62,5 %

Cela traduit une progression beaucoup plus rapide des ressources clientèle que des emplois.

Pour l'investisseur, cela signifie surtout qu'il faudra suivre dans les prochains semestres la capacité de BBGC à transformer cette base de dépôts en croissance rentable des crédits, tout en maintenant la qualité du portefeuille.

 LE COÛT DU RISQUE : BON SIGNAL, MAIS PAS DE CONCLUSION HÂTIVE

Coût du risque :

+14 %

Crédits :

+28 %

La charge de risque augmente donc moins rapidement que le portefeuille de crédits.

C'est un élément favorable dans la lecture du semestre, mais cela ne permet pas à lui seul d'affirmer que le risque est « maîtrisé ».

Il faudra surveiller notamment :

• la qualité du portefeuille ;
• les créances en souffrance ;
• le taux de couverture ;
• les provisions ;
• l'évolution du coût du risque sur plusieurs semestres.

 BBGC À 7 255 FCFA : QUE REGARDER MAINTENANT ?

Avec une capitalisation d'environ 362,75 Mds FCFA, la question n'est plus seulement :

 « L'IPO a-t-elle été un succès ? »

La réponse est déjà observable : l'offre a été sursouscrite et le titre termine sa première séance à +7,48 % par rapport au prix d'OPV.

La question devient :

« Les résultats futurs permettront-ils de soutenir durablement cette valorisation ? »

C'est ici que commence véritablement l'analyse boursière de BBGC.


FEAR & GREED BRVM : DE 10 À 48/100

Selon le modèle Fear & Greed BRVM 

23/09 : 10/100 — EXTREME FEAR


24/09 : 48/100 — NEUTRE

La remontée provient principalement du rebond des indices, de l'amélioration de la breadth et du retour simultané des acheteurs sur plusieurs secteurs.

Mais attention :

10/100 hier ne signifiait pas automatiquement « acheter ».

Et 48/100 aujourd'hui ne signifie pas automatiquement « acheter ».

Le Fear & Greed mesure avant tout le régime émotionnel et comportemental du marché.

La prochaine question est donc :

Le rebond est-il seulement technique ou marque-t-il le début d'une véritable phase d'accumulation ?


La séance du 24 septembre apporte trois informations importantes :

 Le marché a fortement rebondi après la purge du 23 septembre.

 BBGC réussit sa première cotation avec +7,48 % par rapport à son prix d'OPV.

 Les fondamentaux S1 2026 montrent une forte progression du PNB et surtout du résultat net.

Mais pour l'investisseur, le travail commence maintenant.

BBGC devra confirmer ses performances.

Le marché devra confirmer sa capacité à absorber le titre dans la durée.

La valorisation devra être confrontée aux résultats futurs.

La croissance des crédits devra être accompagnée d'une surveillance rigoureuse du risque.

À SURVEILLER

BBGC : 7 255 FCFA

Prix OPV : 6 750 FCFA

Performance vs OPV : +7,48 %

RN S1 2026 : 15,2 Mds FCFA (+46 %)

PNB : 37,7 Mds FCFA (+25 %)

Marge nette : 40,3 %

Coefficient d'exploitation : 40,3 %



Fear & Greed BRVM : 48/100 — NEUTRE

L'IPO est terminée. Maintenant commence le véritable test boursier de BBGC : transformer la croissance comptable en création de valeur durable pour ses actionnaires.


 

GEO INVEST — « S’investir pour créer de la valeur ! »



 Disclaimer : Contenu éducatif et informatif. Ceci ne constitue pas une recommandation d’achat ou de vente. Les performances passées et les résultats semestriels ne garantissent pas les performances futures. Toute décision d’investissement doit tenir compte du risque, de la valorisation, de la liquidité et de l’horizon de placement.


SETAO : le 6ᵉ pont d’Abidjan, prochain catalyseur ?

Et si le véritable enjeu du 6ᵉ pont n’était pas seulement de savoir qui le finance… mais surtout qui va le construire ? 👀

Le projet du 6ᵉ pont d’Abidjan, estimé à environ 200 milliards FCFA, pourrait ouvrir une nouvelle fenêtre d’opportunité pour les entreprises ivoiriennes du BTP.

Et parmi les valeurs BRVM à surveiller, SETAO attire naturellement l’attention.

 SOCOPRIM change d’actionnaire

Une nouvelle information vient renforcer l’intérêt autour du projet : Bouygues a cédé sa participation de 19 % dans SOCOPRIM à Ivoire Infrastructures Routières (2IR), société ivoirienne fondée en 2023 par Stephen Michel Bekon Amon.

SOCOPRIM exploite actuellement le pont Henri-Konan-Bédié, le 3ᵉ pont d’Abidjan, et est pressentie pour porter le projet du 6ᵉ pont.

Un changement d’actionnariat qui intervient alors que les grands projets d’infrastructures continuent de transformer le paysage économique du Grand Abidjan.

 Mais quel rapport avec SETAO ?

C’est ici que le raisonnement devient intéressant.

SETAO n’a pas besoin d’être propriétaire de SOCOPRIM pour profiter économiquement du projet.

Une entreprise de BTP peut intervenir sur un grand projet comme :

  • sous-traitant ;
  • partenaire technique ;
  • membre d’un consortium ;
  • entreprise chargée d’un ou plusieurs lots.

Autrement dit : SOCOPRIM peut porter le projet… tandis que SETAO pourrait participer à sa construction.

C’est notamment ce qui rend le parallèle avec SICMA et le métro d’Abidjan intéressant : un grand projet d’infrastructure peut générer des contrats pour plusieurs entreprises de la chaîne de réalisation, bien au-delà de la seule société qui porte le projet.

 Pourquoi SETAO mérite-t-elle donc d’être surveillée ?

SETAO dispose d'une expérience dans les travaux publics, les infrastructures et les ouvrages d'art.

Son expertise pourrait donc potentiellement lui permettre de se positionner sur certains travaux du 6ᵉ pont, directement ou à travers un groupement.

Mais il faut garder la tête froide. 

À ce jour, nous parlons d’un potentiel, pas d’un contrat confirmé.

Il serait donc prématuré d'intégrer les 200 milliards FCFA du projet dans la valorisation de SETAO comme si l'entreprise avait déjà remporté un marché.

 Le scénario que l'investisseur doit surveiller

Projet confirmé → attribution des lots → entreprises sélectionnées → éventuelle participation de SETAO → nouveaux contrats → carnet de commandes renforcé → potentiel impact sur le chiffre d'affaires et les bénéfices.

C’est cette chaîne qu’il faudra suivre.

Et si SETAO annonçait officiellement avoir obtenu un ou plusieurs lots significatifs, la perception du dossier pourrait changer rapidement.

 Un chiffre qui interpelle

SOCOPRIM n’est pas une coquille vide.

En 2024, l’exploitant du 3ᵉ pont aurait réalisé 16,65 milliards FCFA de chiffre d’affaires pour 9,44 milliards FCFA de bénéfice net.

Si le 6ᵉ pont se concrétise, l'enjeu pour l'investisseur sera donc de comprendre qui, dans toute la chaîne de valeur, captera réellement les milliards générés par ce nouveau projet.

SETAO = 👀 À SURVEILLER

Le 6ᵉ pont n’est pas encore une raison suffisante pour acheter SETAO à lui seul.

En revanche, le dossier mérite une place sur la watchlist.

Les prochains éléments clés seront :

 l'attribution officielle du projet ;
 la répartition des différents lots ;
 les consortiums et entreprises retenus ;
 une éventuelle participation de SETAO ;
 l'évolution de son carnet de commandes ;
 l'impact des nouveaux contrats sur son chiffre d'affaires et ses marges ;
 et, côté marché, les volumes et flux de capitaux sur le titre.

 LE VRAI SIGNAL

Il ne faudra pas acheter une rumeur.

Le véritable catalyseur sera la confirmation.

Si SETAO décroche effectivement une partie des travaux du 6ᵉ pont, il faudra alors réévaluer le dossier à partir de données concrètes : montant du contrat, durée, marges attendues, carnet de commandes et impact sur les résultats futurs.

À retenir : sur un grand projet d’infrastructure, ne regardez pas uniquement qui possède le projet. Regardez surtout qui va construire, qui va sous-traiter et qui va facturer les travaux.

SETAO pourrait-elle être l’une des entreprises à bénéficier indirectement de ce chantier de 200 milliards FCFA ?

C’est une hypothèse. Pas encore une certitude. Mais certainement un dossier à surveiller. 


Source : Sikafinance, MadisInvest 


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BRVM : 20 000 MILLIARDS DE FCFA… CAP SUR LES 50 000 MILLIARDS ?

 

 BRVM : 20 000 MILLIARDS DE FCFA… CAP SUR LES 50 000 MILLIARDS ?



Le marché change d’échelle. Et cette fois, ce n’est peut-être pas seulement une histoire de hausse des cours.

Depuis le 20 août 2026, la capitalisation du marché des actions de la BRVM a franchi un nouveau seuil symbolique, autour de 20 000 milliards de FCFA.

Derrière ce chiffre se cache une réalité beaucoup plus profonde : la BRVM est en train de changer de dimension.

Le marché progresse.
Les entreprises se développent.
Les investisseurs arrivent.
L’éducation financière s’accélère.
Les technologies évoluent.
De nouveaux produits se préparent.

Et une question commence naturellement à émerger :

ET SI LES 20 000 MILLIARDS N’ÉTAIENT QUE LE DÉBUT ?


LA BRVM EST EN PLEINE ACCÉLÉRATION

Le BRVM Composite affiche environ +51,48 % sur un an, avec un niveau autour de 529,15 points selon les données techniques présentées.

Mais ce qui attire particulièrement l’attention n’est pas uniquement la performance de l’indice.

C’est la combinaison entre prix, tendance et volumes.

Le Composite évolue largement au-dessus de sa MME 30 située autour de 489 points.

La tendance de fond reste donc extrêmement haussière.

Mais le marché se situe également au-dessus de la bande supérieure de Bollinger, ce qui traduit une accélération exceptionnelle… et simultanément un risque de surchauffe à court terme.

Autrement dit :

La tendance est forte. Mais plus une tendance devient verticale, plus l’investisseur doit savoir distinguer la force du marché de l’excès du marché.


 LE SIGNAL LE PLUS IMPORTANT : LES VOLUMES

Une hausse sans volume peut être fragile.

Une hausse accompagnée d'une activité croissante mérite davantage d'attention.

Sur le graphique présenté, les volumes atteignent environ 2 237 milliards de FCFA sur la séance, avec une accélération visible depuis la fin juillet.

C'est un élément particulièrement intéressant.

Car cela signifie que la progression du marché n'est pas simplement une succession de mouvements de prix sur quelques titres.

L'activité s'intensifie.

Et c'est précisément ici que la notion de flux de capitaux devient essentielle.

Pour comprendre si de véritables capitaux entrent durablement sur le marché, il faut croiser :

Prix + volume  + accélération des volumes + profondeur du carnet d'ordres +...

Le volume seul ne suffit pas.

Mais lorsque le prix progresse, que les volumes accélèrent et que les indicateurs de flux confirment, le signal devient beaucoup plus intéressant.


 UN MARCHÉ EN PHASE D’EUPHORIE… MAIS PAS SANS RISQUE

Les indicateurs de momentum renforcent cette lecture.

L'AO autour de 28 reste positif et progresse.

L'ADX autour de 70 traduit quant à lui une tendance extrêmement forte.

C'est exceptionnel.

Mais c'est précisément dans ce type de marché que l'investisseur doit rester lucide.

Un marché extrêmement haussier peut continuer à monter.

Mais cela ne signifie pas qu'il faut acheter n'importe quelle action à n'importe quel prix.

C'est une distinction fondamentale.

Force du marché ≠ absence de risque.

Lorsque les cours deviennent verticaux, la stratégie ne doit pas devenir émotionnelle.

On privilégie :

  • la sélection des entreprises ;
  • la valorisation ;
  • la gestion du risque ;
  • les achats progressifs ;
  • la sécurisation éventuelle de certaines plus-values ;
  • la patience lors des corrections.

Le marché peut rester haussier tout en corrigeant brutalement à court terme.


 20 000 MILLIARDS : UN CHANGEMENT DE PALIER

Le deuxième graphique apporte une information encore plus spectaculaire.

La capitalisation des actions de la BRVM serait passée d'environ 12 000 milliards à plus de 20 000 milliards de FCFA en un an, soit une progression d'environ 65,87 % selon les données du graphique.

Ce changement de dimension est important.

On observe :

12 000 → 13 500 milliards : une longue phase de construction.

Puis une première accélération vers :

≈ 16 000 milliards.

Ensuite, une période de consolidation.

Et enfin…

 UNE NOUVELLE ACCÉLÉRATION VERS LES 20 000 MILLIARDS.

Ce type de mouvement ressemble davantage à un changement de palier qu'à une simple progression linéaire.

Mais attention à une nuance importante :

La hausse de la capitalisation ne signifie pas automatiquement que le même montant de liquidités nouvelles est entré sur le marché.

La capitalisation peut augmenter sous l'effet de la hausse des cours, de nouvelles actions admises à la cote, d'augmentations de capital et d'autres évolutions de la structure du marché.

C'est pourquoi l'analyse des flux doit compléter l'analyse de la capitalisation.


 ET SI « LE PEUPLE » ÉTAIT LE PROCHAIN GRAND MOTEUR ?

C'est probablement l'un des enjeux les plus importants des prochaines années.

Le peuple arrive.

Des particuliers découvrent la Bourse.

Des salariés commencent à investir.

Des entrepreneurs deviennent actionnaires.

Des jeunes s'intéressent aux marchés financiers.

Des familles commencent à intégrer l'investissement boursier dans leur stratégie patrimoniale.

Et surtout, l'éducation financière se démocratise.

Aujourd'hui, une personne peut découvrir la BRVM à travers :

une vidéo, un blog, une formation, un témoignage, une communauté ou une application.

Puis ouvrir un compte-titres.

Puis effectuer son premier investissement.

Puis devenir progressivement actionnaire d'une banque, d'une entreprise industrielle, d'une société de télécommunications, d'une entreprise agro-industrielle ou d'une société énergétique.

C'est cette transformation culturelle qui pourrait, à terme, être extrêmement puissante.


 LA BRVM DE DEMAIN SERA AUSSI TECHNOLOGIQUE

Et le changement ne vient pas uniquement des investisseurs.

Il vient également de la transformation de l'infrastructure du marché.

Dans sa vision stratégique à l'horizon 2030, la BRVM met notamment en avant la transformation technologique, avec l'intelligence artificielle, le big data et la blockchain, ainsi que le développement de nouveaux produits financiers tels que les ETF et les produits dérivés. La BRVM souligne également l'objectif d'approfondir le marché pour le rendre plus liquide, plus profond et plus attractif.

Autrement dit :

La BRVM ne veut pas simplement être plus grande.

Elle veut être plus moderne.

Plus digitale.

Plus liquide.

Plus diversifiée.

Plus accessible.

Plus attractive pour les investisseurs locaux et internationaux.


 LES ETF : UNE NOUVELLE PORTE D’ENTRÉE ?

L'arrivée future des ETF — Exchange Traded Funds pourrait constituer une évolution importante.

Un ETF permet généralement d'obtenir, à travers un seul instrument, une exposition à un panier d'actifs ou à un indice.

Pour l'investisseur, cela peut offrir une nouvelle manière de :

  • diversifier son portefeuille ;
  • accéder à plusieurs valeurs à travers un seul produit ;
  • réduire la dépendance à une seule entreprise ;
  • construire progressivement une exposition au marché.

Pour la BRVM, l'enjeu est encore plus large :

Attirer de nouveaux investisseurs et développer la profondeur du marché.

À cela pourraient s'ajouter les produits dérivés, qui peuvent notamment servir à gérer certains risques et à développer des stratégies plus sophistiquées.

La BRVM a également évoqué de nouveaux véhicules de placement immobilier.

Nous ne sommes donc plus uniquement dans une logique de :

« acheter une action et attendre qu'elle monte ».

Nous nous dirigeons progressivement vers un écosystème financier plus complet.


 START-UP, AGRICULTURE, MINES, ÉNERGIE : LA COTE POURRAIT S’ÉLARGIR

L'autre grande transformation concerne les entreprises susceptibles d'accéder au marché.

La BRVM ambitionne de renforcer le financement de secteurs stratégiques comme l'agriculture, l'énergie et les industries extractives, tout en développant de nouveaux produits adaptés aux besoins de l'économie régionale.

Imaginez alors une BRVM où davantage d'entreprises technologiques, agro-industrielles, énergétiques, minières, éducatives ou de santé peuvent accéder au marché des capitaux.

Ce serait considérable.

Pourquoi ?

Parce que la Bourse deviendrait encore davantage le reflet de l'économie réelle de l'UEMOA.

Une entreprise qui souhaite construire une nouvelle usine, développer son réseau, financer une acquisition ou accélérer son expansion peut avoir besoin de capitaux.

Et la Bourse peut devenir l'un des mécanismes permettant de mobiliser cette épargne.

 LA VRAIE QUESTION : D’OÙ VIENDRONT LES PROCHAINS MILLIARDS ?

C'est ici que les choses deviennent particulièrement intéressantes.

Pour passer de 20 000 à 50 000 milliards de FCFA, il faudra probablement plusieurs moteurs simultanés.

 L'épargne locale

Des millions de personnes qui investissent progressivement.

 Les investisseurs institutionnels

Banques, assurances, fonds de pension et autres investisseurs professionnels.

 Les capitaux étrangers

Des investisseurs internationaux qui découvrent progressivement le potentiel des économies de l'UEMOA.

 Les introductions en Bourse

De nouvelles entreprises qui viennent lever des capitaux.

 Les augmentations de capital

Des entreprises déjà cotées qui utilisent le marché pour financer leur croissance.

 Les nouveaux produits

ETF, produits dérivés et autres instruments qui peuvent élargir l'offre.

 La croissance des entreprises

Des entreprises plus rentables et plus valorisées.

Tous ces éléments peuvent contribuer à faire grandir la taille et la profondeur du marché.

 10. 50 000 MILLIARDS : UTOPIE OU PROCHAINE GRANDE ÉTAPE ?

Soyons très clairs :

50 000 milliards de FCFA n'est ni une prévision certaine ni une échéance garantie.

Mais c'est une ambition qui permet de réfléchir à la trajectoire du marché.

Si la capitalisation atteignait 50 000 milliards, cela représenterait 2,5 fois le niveau de 20 000 milliards.

C'est énorme.

Mais l'histoire des marchés financiers montre qu'un marché peut changer d'échelle lorsque plusieurs éléments se combinent :

croissance économique + nouvelles entreprises + nouveaux investisseurs + nouvelles infrastructures + nouveaux produits + amélioration de la liquidité.

C'est précisément ce qui rend l'évolution actuelle de la BRVM intéressante à observer.


 L’ÉDUCATION FINANCIÈRE SERA LE CARBURANT

Une chose est certaine :

plus le marché grandit, plus le besoin d'éducation financière grandit également.

Faire entrer de nouveaux investisseurs sur le marché ne suffit pas.

Il faut leur apprendre :

à analyser une entreprise.

À comprendre une valorisation.

À lire un carnet d'ordres.

À interpréter les volumes.

À comprendre le CMP, le PRU et le VWAP.

À gérer leur risque.

À construire un portefeuille.

À distinguer investissement et spéculation.

À rester discipliné lorsque le marché monte.

C'est ici que les formateurs, analystes, SGI, médias, créateurs de contenu et communautés d'investisseurs jouent un rôle essentiel.

 MAIS PLUS LE MARCHÉ MONTE, PLUS LA DISCIPLINE DOIT MONTER

Il serait dangereux de lire cet article comme :

« La BRVM monte, donc il faut acheter n'importe quoi. »

Non.

Le marché actuel appelle au contraire davantage de discipline.

Lorsque le Composite est très éloigné de ses moyennes et évolue au-dessus de ses bandes de Bollinger, l'investisseur doit accepter l'idée qu'une respiration, une consolidation ou une correction peut intervenir.

Une correction n'est pas nécessairement la fin d'un marché haussier.

Elle peut être simplement une étape de digestion.

Le bon investisseur ne cherche pas à prédire chaque mouvement.

Il prépare différents scénarios.

Hausse ? Il sait quoi faire.

Correction ? Il sait quoi faire.

Consolidation ? Il sait quoi faire.

Baisse brutale ? Son risque est déjà maîtrisé.


  NE PAS CONFONDRE EUphorie ET FLUX DURABLES

La dynamique actuelle est impressionnante.

Mais pour savoir si le mouvement peut véritablement s'inscrire dans la durée, il faudra surveiller plusieurs éléments :

Prix

Le marché continue-t-il de construire des sommets et creux ascendants ?

Volumes

Les volumes accompagnent-ils les cassures ?

RVL

Le volume relatif confirme-t-il un véritable regain d'activité ?

OBV

Les flux cumulés confirment-ils l'accumulation ?


Le marché reste-t-il au-dessus de ses prix moyens pondérés ?

V10 / V20 / V30

L'accélération des volumes est-elle durable ou seulement ponctuelle ?

C'est cette lecture croisée qui permet de mieux distinguer :

accumulation, distribution, spéculation et véritable afflux de capitaux.


 LA BRVM DOIT AUSSI DEVENIR UNE HISTOIRE D’INVESTISSEURS ÉTRANGERS

Une place financière importante ne repose pas uniquement sur ses investisseurs domestiques.

Elle doit également être capable d'attirer des capitaux internationaux.

Pour cela, la BRVM doit continuer à améliorer :

la liquidité,

la transparence,

la gouvernance,

la qualité de l'information financière,

les infrastructures technologiques,

la diversité des produits,

et l'accessibilité du marché.

Les annonces stratégiques de la BRVM vont justement dans le sens d'un marché plus profond, plus liquide et plus attractif.


 LE VÉRITABLE COMBAT N’EST PAS 20 000 CONTRE 50 000

Le véritable combat est beaucoup plus profond.

Il consiste à transformer progressivement la culture financière de toute une région.

Faire comprendre qu'une partie de l'épargne peut être investie.

Faire comprendre que devenir actionnaire signifie participer à la croissance d'une entreprise.

Faire comprendre que la Bourse n'est pas réservée aux millionnaires.

Faire comprendre qu'un investissement régulier de 10 000, 25 000 ou 100 000 FCFA peut être le début d'une stratégie patrimoniale.

Et surtout :

Faire passer les populations du statut de simples consommateurs à celui d'actionnaires de leur économie.


LA BRVM N’A PEUT-ÊTRE PAS ENCORE MONTRÉ TOUTE SA PUISSANCE

20 000 milliards de FCFA.

Ce n'est pas seulement un chiffre.

C'est un signal.

Le signal d'un marché qui grandit.

D'une épargne qui se transforme.

D'entreprises qui cherchent davantage de capitaux.

D'investisseurs qui arrivent.

D'une infrastructure qui se modernise.

De nouveaux produits qui se préparent.

D'une génération qui commence à comprendre la puissance de l'investissement.

Alors…

50 000 milliards de FCFA ?

Pas demain matin.

Pas automatiquement.

Pas sans risques.

Mais peut-être, à long terme, une nouvelle étape dans l'histoire de la BRVM.

Et si nous sommes réellement au début d'un changement d'échelle, la question ne sera bientôt plus seulement :

« Jusqu'où la BRVM peut-elle monter ? »

Mais plutôt :

« Combien d'Africains de l'UEMOA participeront à cette création de richesse ? »

20 000 MILLIARDS : LE RECORD.

50 000 MILLIARDS : L’AMBITION.

L’ÉDUCATION FINANCIÈRE : LE CARBURANT.

LA LIQUIDITÉ : LE MOTEUR.

LES INVESTISSEURS : LA FORCE.

ET LA BRVM : UNE INFRASTRUCTURE AU SERVICE DE LA CRÉATION DE VALEUR.

La BRVM n'a peut-être pas encore montré toute sa puissance. 


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NB : Les ETF, produits dérivés et autres innovations évoqués correspondent aux orientations stratégiques annoncées par la BRVM. Leur lancement effectif, leurs caractéristiques et leur calendrier restent soumis aux étapes réglementaires et opérationnelles applicables. Les niveaux et indicateurs techniques mentionnés dans cet article correspondent aux données du graphique analysé et ne constituent pas une garantie de performance future.