BRVM : acheter dans le rouge, la stratégie des investisseurs qui gagnent avant les autres

 


Acheter dans le rouge pour gagner plus : quand les investisseurs se trompe… puis corrige

À la BRVM, deux philosophies s’opposent silencieusement.
Acheter quand tout le monde vend.
Acheter quand tout le monde applaudit.

La flambée récente de BERNABÉ CI, désormais autour de 1 670 FCFA, après trois séances consécutives à +7 %, relance un débat fondamental :
faut-il acheter dans le rouge quand personne n’en veut, ou dans le vert quand le marché valide ?

En tant qu’analyste boursier BRVM, la réponse n’est ni émotionnelle ni dogmatique. Elle est stratégique.

 Le marché BRVM exagère souvent… dans les deux sens

En novembre, BERNABÉ est passé brutalement de 2 000 FCFA à 1 200 FCFA.

Pourquoi ?

  • Résultat Net T3 2025 en forte baisse (-397 %)
  • Résultat Net annuel 2024 en chute de -79 %
  • Déception immédiate du marché
  • Réaction émotionnelle : vente massive

 Classique BRVM : le marché ne nuance pas, il sanctionne.

Mais une question clé s’impose :

La baisse des résultats détruit-elle définitivement la valeur de l’entreprise ?

La réponse, visiblement, est non.

 Acheter dans le rouge : là où naît le vrai rendement

Acheter dans le rouge, ce n’est pas aimer le risque.
C’est comprendre la psychologie du marché.

Quand une valeur chute fortement :

  • Les vendeurs forcés sortent
  • Les investisseurs émotionnels capitulent
  • Le prix intègre déjà le pire scénario

Le risque n’est plus dans le prix, il est déjà payé.

C’est exactement dans ces zones que :

  • Le ratio risque / rendement devient asymétrique
  • Une amélioration marginale peut provoquer un rebond violent

 Sur BERNABÉ, acheter entre 1 200 – 1 300 FCFA, c’était :

  • Acheter une valeur détestée
  • Acheter quand le consensus est négatif
  • Acheter quand plus personne n’en parle

C’est là que se construisent les plus fortes performances.

Pourquoi BERNABÉ monte aujourd’hui malgré de mauvais résultats ?

La hausse actuelle n’est pas irrationnelle. Elle est technique, psychologique et anticipative.

 Le marché a déjà “digéré” les mauvaises nouvelles

Les résultats négatifs :

  • Sont connus
  • Sont intégrés dans le prix
  • Ne surprennent plus

 Le marché ne réagit plus au passé, il regarde l’après.

  La chute était excessive

Passer de 2 000 à 1 200 FCFA, c’est une destruction de valeur de 40 %.

Or :

  • L’entreprise n’est pas en faillite
  • L’activité continue
  • Le cycle économique peut se retourner

 Le marché corrige un excès de pessimisme.

 Cassure technique = déclencheur

La cassure récente de la résistance :

  • Active les traders techniques
  • Provoque des rachats de positions vendeuses
  • Attire les retardataires

Le vert attire le vert.

C’est ainsi que BERNABÉ enchaîne 3 séances consécutives à +7 %.

 Rotation sectorielle et chasse aux opportunités

Quand certaines valeurs deviennent “chères” :

  • Les investisseurs cherchent des valeurs massacrées
  • Avec potentiel de rattrapage

BERNABÉ devient alors :

Une valeur de rebond, pas encore une valeur de croissance.

 Acheter dans le vert : plus confortable, mais moins rentable

Acheter BERNABÉ aujourd’hui à 1 670 FCFA :

  • Offre une confirmation
  • Réduit le stress
  • Mais réduit le potentiel

 Une partie du mouvement est déjà faite.

Acheter dans le vert :

  • Sécurise la tendance
  • Mais transfère une partie du gain à ceux qui ont acheté dans le rouge

 Ceux qui sortent aujourd’hui prennent leurs bénéfices
 Ceux qui entrent paient la confirmation

 La leçon clé pour l’investisseur BRVM

Les plus grosses performances naissent dans l’inconfort.

  • Acheter dans le rouge = analyse + sang-froid
  • Acheter dans le vert = discipline + timing

Les investisseurs expérimentés :

  • Achètent dans le rouge
  • Renforcent dans le vert
  • Allègent quand l’euphorie revient

 BERNABÉ, un cas d’école BRVM

La hausse actuelle de BERNABÉ n’est pas un miracle. C’est :

  • Une correction d’excès
  • Une anticipation de stabilisation
  • Un rattrapage technique

 Ceux qui ont acheté quand “personne n’en voulait” gagnent aujourd’hui plus que ceux qui achètent quand tout le monde applaudit.

À la BRVM, le prix fait peur avant de faire envie.  Et quand tout le monde veut acheter, le vrai gain est souvent déjà derrière.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire