SGI et investisseurs à la BRVM : les chantiers de la confiance

Par la rédaction – Analyse Marché, Gouvernance & Inclusion Financière

Une bourse en croissance, une confiance encore fragile

La BRVM avance. Lentement mais sûrement.
Capitalisation en hausse, entreprises plus rentables, investisseurs institutionnels plus présents : la bourse régionale joue de mieux en mieux son rôle de financement des économies de l’UEMOA.

Mais un paradoxe demeure.
Alors que les fondamentaux progressent, la participation massive des populations reste limitée. Et pour cause : la confiance des investisseurs particuliers, pourtant essentielle à la profondeur du marché, reste fragile.

Au cœur de cette équation se trouvent les Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI), interfaces incontournables entre la bourse et les citoyens.

Tarification : quand la complexité devient un obstacle

La question des grilles tarifaires n’est que la partie visible de l’iceberg.

Certes, les frais sont encadrés par l’AMF-UMOA. Certes, des plafonds existent. Mais dans la pratique, le fossé entre la grille officielle et le relevé de compte réel alimente l’incompréhension.

Libellés techniques, frais fractionnés, périodicités peu expliquées, absence de simulation ex ante : pour beaucoup d’investisseurs, le coût réel de l’investissement n’est découvert qu’après coup.

Or, dans un marché en construction, la clarté doit précéder la facturation, et non l’inverse.

Un problème plus large : la valeur ajoutée des SGI

Au-delà des frais, une question revient sans cesse chez les investisseurs :

« Que m’apporte réellement ma SGI, en dehors de l’exécution de mes ordres ? »

Dans de nombreux cas :

  • peu ou pas de notes d’analyse accessibles,
  • peu de suivi de portefeuille,
  • absence d’alertes ou de pédagogie continue,
  • relation client essentiellement administrative.

Résultat : l’investisseur a le sentiment de payer pour un service minimum, alors même que la bourse exige compréhension, accompagnement et discipline.

Digitalisation : un potentiel encore sous-exploité

À l’ère du mobile banking et des fintechs, l’expérience digitale des SGI reste souvent en retrait.

Interfaces peu intuitives, historiques incomplets, absence d’indicateurs de performance nets de frais, difficulté à suivre son rendement réel : le digital n’est pas encore utilisé comme levier de démocratisation.

Pourtant, dans une zone où le smartphone est devenu l’outil financier principal, la bourse ne peut rester cantonnée à des plateformes complexes et peu pédagogiques.

Éducation financière : le maillon faible du système

La BRVM souffre moins d’un déficit d’épargne que d’un déficit de compréhension.

Beaucoup de citoyens :

  • perçoivent la bourse comme élitiste,
  • confondent investissement et spéculation,
  • ignorent les mécanismes de base (dividendes, risques, horizon long).

Dans ce contexte, le rôle des SGI ne peut se limiter à vendre un accès au marché.
L’éducation financière devrait être une mission centrale, intégrée à leur modèle économique et à leur agrément.

Protection de l’investisseur : un enjeu de crédibilité

Un marché mature se juge aussi à sa capacité à gérer les désaccords.

Or, pour de nombreux investisseurs, le parcours de réclamation reste flou :

  • délais longs,
  • réponses peu pédagogiques,
  • sentiment d’asymétrie face à l’institution.

Sans mécanismes de médiation clairs, visibles et accessibles, la confiance ne peut s’installer durablement.

Toutes les SGI ne se valent pas

Il serait injuste de mettre toutes les SGI dans le même panier.
Certaines ont engagé de réels efforts :

  • grilles tarifaires lisibles,
  • communication proactive,
  • formations gratuites,
  • outils digitaux améliorés.

D’autres restent enfermées dans un modèle ancien, centré sur les frais plutôt que sur la relation à long terme avec l’investisseur.

Le rôle clé du régulateur et de l’écosystème

Pour que la BRVM devienne véritablement la bourse des populations de l’UEMOA, plusieurs leviers doivent être actionnés :

  • renforcer le contrôle de la conformité tarifaire,
  • standardiser les libellés et la présentation des frais,
  • exiger un socle minimum de services et de pédagogie,
  • encourager la transparence sur la performance nette,
  • promouvoir une culture de protection de l’investisseur.

La régulation ne doit pas seulement sanctionner, mais orienter le marché vers de meilleures pratiques.

Vers une nouvelle relation SGI–investisseur

L’avenir de la BRVM ne se jouera pas uniquement sur les chiffres de capitalisation ou de liquidité.
Il se jouera sur la qualité de la relation entre les SGI et les investisseurs.

Une relation fondée sur :

  • la clarté,
  • la pédagogie,
  • la confiance,
  • et la création de valeur partagée.

Car dans un marché financier, la confiance est un actif aussi stratégique que le capital.

La BRVM a le potentiel de devenir un formidable outil d’inclusion financière et de création de richesse dans l’UEMOA. Mais cette ambition ne pourra se concrétiser que si les SGI évoluent d’un rôle de simples intermédiaires techniques vers celui de véritables partenaires des investisseurs.

Démocratiser la bourse, ce n’est pas seulement ouvrir des comptes.
C’est donner envie de rester, d’investir et de transmettre la confiance.

Et cette confiance commence… par la façon dont on traite l’investisseur au quotidien.

BRVM : Quand les frais des SGI inquiètent les investisseurs

 


BRVM : quand la tarification des SGI devient un frein à la démocratisation boursière

Par la rédaction GEO INVEST – Équipe Analyse Marché & Régulation, article Rédigé le 09/01/2026 à 15 h 03mn. 



Une bourse qui progresse, des investisseurs qui s’interrogent

La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) s’impose progressivement comme un pilier du financement des économies de l’UEMOA. Capitalisation en progression, résultats solides pour plusieurs sociétés cotées, regain d’intérêt des investisseurs particuliers : les indicateurs globaux sont encourageants.

Pourtant, derrière cette dynamique positive, un malaise persistant s’exprime chez de nombreux investisseurs. En cause : la lisibilité et la cohérence de certains frais prélevés par des Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI). Un sujet technique, souvent méconnu du grand public, mais déterminant pour la confiance et l’inclusion financière.

Tarification : un cadre réglementaire pourtant bien établi

Sur le plan réglementaire, les règles sont claires.
Les grilles tarifaires des SGI sont validées par l’Autorité des Marchés Financiers de l’UMOA (AMF-UMOA) et reposent sur trois principes fondamentaux :

  1. Des plafonds de facturation explicitement définis
  2. Une information préalable et transparente du client
  3. Une correspondance claire entre les frais prélevés et les services rendus

En théorie, cet encadrement vise à protéger l’investisseur tout en assurant la viabilité économique des intermédiaires. En pratique, certains relevés de compte soulèvent des interrogations légitimes.

Des frais qui interrogent par leur nature… et leur fréquence

Plusieurs types de prélèvements concentrent aujourd’hui l’attention des investisseurs.

   Frais d’accès à la bourse en ligne

Alors que certaines SGI facturent l’accès à leurs plateformes digitales à hauteur de 1 000 FCFA par trimestre ou par mois, d’autres appliquent des montants supérieurs, prélevés mensuellement, sans que le détail fiscal ou la justification contractuelle ne soient clairement exposés au client.

       Frais de tenue de compte

Présentés dans les grilles tarifaires comme des forfaits trimestriels, ces frais apparaissent parfois à des montants légèrement supérieurs au plafond annoncé, ce qui complique la compréhension pour l’investisseur non averti.

        Commissions de conservation et “droits de garde”

Il s’agit du point le plus sensible.
La réglementation prévoit une commission de conservation plafonnée à 0,5 % HT par an, calculée sur la valeur du portefeuille de titres conservés.

Or, dans la pratique, certains relevés font apparaître des “commissions de droits de garde” prélevées chaque mois, avec les caractéristiques suivantes :

  • une périodicité mensuelle,
  • aucun détail explicite de calcul (base, taux, prorata),
  • une terminologie qui ne figure pas toujours clairement dans la grille tarifaire communiquée au client.

Cette fréquence mensuelle, bien que pouvant résulter d’un calcul proratisé annuel, reste insuffisamment expliquée, alimentant incompréhension et suspicion.

     Commissions de valorisation

Autre source d’interrogation : les commissions de valorisation, observées comme étant prélevées de manière trimestrielle sur certains comptes.

Ces commissions apparaissent :

  • sans description pédagogique claire,
  • sans référence explicite dans certaines grilles tarifaires accessibles aux clients,
  • et sans explication sur la valeur ajoutée concrète associée à ce service.

Pour de nombreux investisseurs, la question est simple : que valorise-t-on exactement, et selon quelle méthodologie ?

Le véritable enjeu : la pédagogie financière

Au fond, le problème n’est pas uniquement le niveau des frais.
Il réside avant tout dans l’absence d’explication claire, accessible et anticipée.

« Un investisseur informé accepte les frais.
Un investisseur surpris perd confiance. »

Dans un marché encore en phase de démocratisation, où l’éducation financière demeure un défi majeur, l’opacité tarifaire devient un frein structurel. Elle décourage les nouveaux entrants, fragilise l’épargne longue et nuit, à terme, à l’image de l’ensemble de l’écosystème boursier régional.

Toutes les SGI ne se ressemblent pas

Il serait réducteur de généraliser.
Certaines SGI se distinguent par :

  • des grilles tarifaires simples et lisibles,
  • des frais modérés et cohérents,
  • une communication régulière,
  • et un réel effort de vulgarisation financière.

D’autres adoptent un positionnement plus onéreux, sans que la contrepartie en matière de conseil, d’analyse ou d’accompagnement personnalisé ne soit toujours perçue par les investisseurs.

Un enjeu stratégique pour la BRVM et le régulateur

La tarification n’est pas un sujet secondaire. Elle impacte directement :

  • la rentabilité nette des portefeuilles,
  • la confiance des ménages,
  • et la capacité de la BRVM à devenir une bourse véritablement inclusive.

Dans ce contexte, le rôle du régulateur apparaît central :

  • renforcer le contrôle de la conformité des pratiques tarifaires,
  • exiger une meilleure lisibilité des frais,
  • encourager une pédagogie active auprès des investisseurs.

Vers un nécessaire rééquilibrage

La BRVM a besoin :

  • d’investisseurs plus nombreux,
  • mieux informés,
  • et durablement confiants.

Cela passe inévitablement par des SGI transparentes, pédagogues et responsables, conscientes que la confiance se construit sur la durée.

Car à long terme, la confiance rapporte toujours plus que les frais à court terme.

La croissance actuelle de la BRVM constitue une opportunité historique pour l’épargne régionale. Mais cette dynamique ne pourra être durable que si la tarification devient un levier d’inclusion financière, et non un obstacle silencieux.

Sur les marchés financiers, l’avenir se joue aussi… dans les lignes de frais.

BRVM : SITAB, l’art de transformer la contrainte réglementaire en or boursier

 


SITAB : quand la contrainte réglementaire devient une machine à valeur boursière


Rédigé par ar GEO INVEST le 07/01/2026 à 10 H 15 mn 

Réglementation sanitaire, protection du marché local et performance boursière : la convergence parfaite.

SITAB, un champion industriel au cœur de l’économie ivoirienne

Dans l’univers industriel ivoirien, la Société Ivoirienne des Tabacs (SITAB) occupe une position à part.
Filiale du géant britannique Imperial Brands, elle est le seul fabricant de cigarettes en Côte d’Ivoire et capte environ 60 % du marché national, avec une domination encore plus forte sur les segments populaires.

Depuis son rachat par Imperial Tobacco Group en avril 2011, la SITAB n’est plus seulement une entreprise locale :
elle est devenue le pilier de la stratégie ouest-africaine du groupe, avec l’ambition claire de rayonner dans toute la sous-région.

SITAB n’est pas une simple valeur industrielle : c’est une plateforme régionale stratégique.

Fiche d’identité – Les fondamentaux

  • Siège : Cocody Nord, Abidjan
  • Président du Conseil : Pierre Magne
  • Directeur Général : Éric Thiam Sabates
  • Nombre d’actions : 17 955 000
  • Flottant BRVM : 26,95 %
  • Capitalisation boursière : 353,4 milliards FCFA

Un actionnariat solide, gage de stabilité et de confiance

La SITAB repose sur un noyau dur robuste :

  • CORALMA : 59,92 %
  • Public (BRVM) : 26,87 %
  • IPAFI : 13,13 %
  • Investisseurs étrangers : 0,08 %

 Cette structure combine vision stratégique de long terme et liquidité suffisante, un équilibre très recherché par les investisseurs institutionnels et patrimoniaux.

Une trajectoire financière qui force le respect

Entre 2020 et 2024, la SITAB a déroulé une croissance régulière, avant de signer une année 2024 exceptionnelle.

Chiffre d’affaires

  • 2020 : 116 186 M FCFA
  • 2024 : 214 313 M FCFA
    +84 % en quatre ans

Résultat net

  • 2020 : 8 543 M FCFA
  • 2024 : 44 174 M FCFA
    Résultat multiplié par plus de cinq

Le BNPA explose à 2 460 FCFA, pendant que le PER chute à 8.
Un signal clair : la création de valeur a été plus rapide que la revalorisation boursière.

Un dividende devenu un marqueur de puissance financière

SITAB s’impose désormais comme l’une des meilleures valeurs de rendement de la BRVM :

  • Dividende 2024 proposé : 2 090 FCFA/action
  • Trésorerie disponible : 48,2 milliards FCFA

 Peu d’entreprises parviennent à distribuer massivement tout en conservant une forte capacité d’investissement.
C’est là un signe évident de maturité financière.

Fiscalité 2026 : un choc… favorable

La hausse de 25 % des droits d’accises sur les cigarettes importées redistribue profondément les cartes.

  • Les marques importées (Marlboro, Dunhill, Craven…) deviennent plus chères
  • Les marques locales, notamment Fine, cœur des volumes SITAB, gagnent en attractivité

Une réforme protectrice qui agit comme un accélérateur de parts de marché.

Ayant déjà absorbé la hausse fiscale domestique de 2025, SITAB aborde 2026 avec :

  • une structure de coûts maîtrisée,
  • une capacité d’ajustement tarifaire,
  • un avantage concurrentiel renforcé.

Une performance boursière spectaculaire… puis une respiration saine

En 2025, l’action SITAB a signé une performance hors norme :

  • Mai 2025 : 9 505 FCFA
  • Août 2025 : 21 490 FCFA
  • Janvier 2026 : 19 680 FCFA
    +170,96 % sur l’année

Depuis, le titre consolide entre 18 900 et 20 000 FCFA, au-dessus de ses moyennes mobiles clés.

 Techniquement 

  • Tendance de fond : haussière
  • RSI : neutre, potentiel intact
  • Franchissement durable des 20 000 FCFA = nouvelle jambe de hausse

Paradoxe réglementaire : la contrainte qui renforce le leader

La Côte d’Ivoire a durci sa politique antitabac :

  • Accises vers 70 %
  • Paquet neutre
  • Interdiction de fumer dans les lieux publics
  • Traçabilité renforcée

Résultat :

  • Prévalence passée de 14,7 % à 8,6 %
  • Alignement sur les normes OMS (CCLAT)

Mais sur le plan économique :

  • les acteurs informels sont pénalisés,
  • les opérateurs structurés sont renforcés,
  • le leader industriel consolide sa position.

SITAB sort plus forte d’un environnement plus strict.

CEDEAO : l’objectif des 75 % d’accises, un tournant régional

Les directives CEDEAO visent désormais 75 % d’accises dans le prix de vente.

Objectifs :

  • accroître les recettes publiques,
  • réduire la consommation,
  • formaliser le marché.

Impact stratégique pour SITAB

  • Barrière à l’entrée renforcée
  • Consolidation naturelle du marché
  • Visibilité réglementaire accrue pour les investisseurs

La fiscalité devient un filtre : elle élimine les faibles et renforce les dominants.

 Pourquoi SITAB reste stratégique

Catalyseurs clés

  • Effet réel de la fiscalité 2026
  • Maintien des marges
  • Politique de dividende
  • Cassure des 20 000 FCFA

Profil boursier

  • Valeur de rendement
  • Fondamentaux solides
  • Forte génération de cash
  • Leadership durable

 SITAB, bien plus qu’une valeur défensive

SITAB incarne aujourd’hui l’un des meilleurs cas d’école de la BRVM :
une entreprise évoluant dans un secteur contraint, mais capable de transformer la réglementation en avantage concurrentiel, tout en offrant croissance, cash et dividendes élevés.

Pour l’investisseur averti, SITAB n’est plus seulement une valeur défensive.
C’est désormais une valeur stratégique de long terme.

 


 Afrique subsaharienne : une croissance qui résiste, mais sous haute tension budgétaire

Malgré un environnement mondial de plus en plus instable, l’Afrique subsaharienne continue de surprendre par sa capacité de résilience économique. Alors que les tensions géopolitiques, le durcissement des conditions financières internationales et la baisse de l’aide extérieure auraient pu freiner brutalement la dynamique régionale, la croissance tient bon.

4,1 % en 2026, puis 4,4 % attendus en 2027 : ces chiffres traduisent une stabilité remarquable, fruit de réformes économiques engagées depuis plusieurs années dans plusieurs pays clés du continent.

Mais derrière cette performance globale se cache une réalité plus contrastée, faite de divergences, de vulnérabilités… et d’urgences budgétaires.

Une croissance solide, mais inégalement répartie

L’Afrique subsaharienne abrite aujourd’hui certaines des économies les plus dynamiques au monde. Des pays comme la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, le Rwanda ou l’Ouganda affichent des taux de croissance élevés, soutenus par :

  • des investissements publics et privés,
  • des réformes structurelles,
  • une amélioration progressive du climat des affaires.

 À l’inverse, les pays dépendants des ressources naturelles ou affectés par des conflits peinent à maintenir le même rythme. Dans ces États, la croissance du revenu par habitant dépasse à peine 1 % par an, voire moins dans les pays les plus fragiles.

Résultat : une Afrique à deux vitesses, où la performance macroéconomique ne se traduit pas toujours par une amélioration tangible du niveau de vie.

 Matières premières, dette et financement : un équilibre fragile

Les trajectoires divergentes s’expliquent aussi par l’évolution contrastée des marchés des matières premières :

  •  Baisse des prix du pétrole depuis avril
  •  Hausse marquée du cacao, du café, du cuivre et de l’or

Ces mouvements avantagent certains pays exportateurs… tout en pénalisant d’autres.

Parallèlement, les coûts d’emprunt restent élevés, même s’ils ont légèrement reculé. Des pays comme le Kenya, le Nigeria, l’Angola ou le Congo ont récemment fait leur retour sur les marchés obligataires internationaux, preuve d’un regain de confiance, mais au prix d’une dette toujours plus lourde.

 Un environnement mondial moins favorable

Le contexte international n’aide pas :

  • durcissement des politiques commerciales,
  • hausse des droits de douane vers les États-Unis,
  • expiration de l’AGOA (accès préférentiel au marché américain),
  • chute marquée de l’aide étrangère, frappant de plein fouet les pays les plus pauvres.

 Même si les volumes directement concernés restent limités, les effets indirects — ralentissement de la croissance mondiale, volatilité des prix, raréfaction des financements — pèseront durablement sur la région.

 Le test de résilience : des vulnérabilités qui s’accumulent

Si la croissance tient, les fragilités macroéconomiques s’aggravent :

  •  explosion du coût du service de la dette,
  •  marges budgétaires réduites,
  • 20 pays en situation de surendettement ou à haut risque,
  • dépendance accrue aux financements intérieurs, exposant les banques locales à la dette souveraine.

L’inflation, bien qu’en ralentissement, dépasse encore 10 % dans près d’un pays sur cinq, tandis que les réserves de change restent insuffisantes dans plusieurs économies.

 Deux priorités stratégiques pour sécuriser la croissance

Face à ces défis, deux leviers apparaissent essentiels.

 Augmenter durablement les recettes publiques

La clé n’est plus l’endettement, mais la mobilisation des ressources internes.

Les pays qui progressent le plus (Ghana, Rwanda, Tanzanie) ont misé sur :

  • la numérisation des systèmes fiscaux,
  • des réformes progressives,
  • le soutien aux agents des impôts,
  • l’implication des citoyens.

 Mais une leçon est claire :
Les citoyens paient mieux l’impôt lorsqu’ils voient des services publics efficaces, une lutte crédible contre la corruption et une gestion transparente des finances publiques.

 Mieux gérer la dette pour attirer les investisseurs

Une gestion rigoureuse et transparente de la dette permet :

  • de réduire les coûts d’emprunt,
  • de restaurer la crédibilité financière,
  • d’accéder à des financements innovants.

Des solutions émergent :

  • financement mixte (public + privé),
  • investissements verts et sociaux,
  • conversions de dette en projets de développement, déjà testées avec succès en Côte d’Ivoire.

 Bien encadrés, ces instruments peuvent transformer la dette en levier de croissance inclusive.

  Une croissance à consolider, pas à subir

L’Afrique subsaharienne ne manque ni de potentiel ni de dynamisme.
Elle manque surtout de marges de manœuvre.

La croissance est là.
La résilience est réelle.
Mais sans réformes fiscales crédibles, gestion rigoureuse de la dette et renforcement de la confiance publique, cette dynamique restera fragile.

🌱 La prochaine étape n’est pas de croître plus vite, mais de croître mieux : de façon plus inclusive, plus soutenable et plus souveraine.

Un enjeu crucial pour les États… mais aussi pour les investisseurs, les marchés financiers régionaux et l’avenir économique du continent.

BRVM : Une baisse sans affolement, signal d’un marché en phase de digestion

 

BRVM: L'ACTU quotidienne – 05 janvier 2026

Prudence en ouverture de semaine : le marché recule sans paniquer


La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a entamé la première semaine complète de 2026 sur une note négative, enregistrant une deuxième séance consécutive de repli. Mais au-delà des chiffres rouges, la lecture du marché révèle surtout un climat de prudence et d’attentisme, bien loin d’un mouvement de panique généralisée.

 Un marché en repli… mais maîtrisé

La séance du 05 janvier s’est soldée par une baisse généralisée des indices, traduisant des repositionnements prudents des investisseurs après les excès haussiers de fin d’année.

  • BRVM Composite : −1,34 % à 339,85 points
  • BRVM 30 : −1,49 % à 162,86 points
  • BRVM Prestige : −1,44 % à 141,41 points

Sur l’ensemble du marché, 25 valeurs ont reculé, contre 13 en hausse, confirmant une orientation négative claire mais ordonnée.


Nous sommes face à une correction technique classique de début d’année, alimentée par des arbitrages et non par une remise en cause des fondamentaux.

Volumes en chute : un signal clé à ne pas ignorer

Le fait marquant de la séance reste la forte contraction des échanges.
Le volume global s’est établi à 459 millions FCFA, soit une baisse de 48 % par rapport à la veille.

Ce que cela signifie

  • Peu de pression vendeuse
  • Absence de ventes forcées
  • Marché dans l’expectative

 La BRVM baisse sans conviction vendeuse, ce qui suggère davantage un temps d’observation qu’un retournement de tendance.

 Prises de bénéfices sur les valeurs en vue

La séance a été dominée par des prises de gains logiques, notamment sur des titres ayant fortement progressé en décembre.

  • NEI-Ceda : −7,21 %

    Prolonge sa correction après une envolée spectaculaire en fin d’année.

  • TotalEnergies Sénégal : −7,11 %

    Le titre repasse sous le seuil psychologique des 2 400 FCFA, traduisant des dégagements tactiques.

  • CFAO Motors : −6,45 % à 1 305 FCFA

    Quatrième baisse consécutive, signal d’un désengagement progressif des acheteurs à court terme.


Ces baisses ne remettent pas en cause les perspectives long terme, mais rappellent que la BRVM reste un marché où la discipline et le timing sont essentiels.

 Des poches de résistance bien visibles

Malgré le climat négatif, certaines valeurs ont su aller à contre-courant, confirmant un intérêt sélectif des investisseurs.

  • Sonoco Metal Packaging (ex-Eviosys Crown siem)
    +7,30 % à 805 FCFA

    Deuxième hausse consécutive depuis la levée de suspension, signal fort de retour de confiance.

  • Oragroup Togo
    +6,04 % à 2 635 FCFA

    Deuxième progression d’affilée, portée par un regain d’intérêt sur le secteur bancaire régional.

  • Erium
    +2,08 % à 1 715 FCFA

    Troisième séance haussière consécutive, confirmant une dynamique technique positive.


Même dans un marché en repli, les opportunités ne disparaissent pas : elles deviennent plus sélectives.

La séance du 05 janvier 2026 illustre parfaitement un marché :

  • en phase de digestion après les performances passées,
  • prudent mais stable,
  • sans signal de stress majeur.

 Pour l’investisseur averti, ce type de séance est souvent :

  • un moment d’observation,
  • une opportunité de préparer ses points d’entrée,
  • et un rappel que la BRVM se gère dans le temps, pas dans la précipitation.

La baisse du jour n’est pas un avertissement, mais un message : le marché reprend son souffle.


BRVM : SUCRIVOIRE renaît quand le redressement industriel restaure la confiance du marché

Que nous dit réellement la notation de SUCRIVOIRE ?

La décision de GCR Ratings de relever la note long terme de SUCRIVOIRE de BB(wu) à BB+(wu) marque un tournant stratégique majeur pour l’entreprise… mais aussi un signal fort pour les investisseurs BRVM.

 Ce relèvement signifie que le risque perçu baisse, que la trajectoire financière s’améliore, et que la société a retrouvé une crédibilité opérationnelle après plusieurs années difficiles.

Cependant, la notation reste en catégorie “spéculative”, ce qui implique que le potentiel est réel, mais accompagné de risques maîtrisables.

SUCRIVOIRE : du redressement industriel à la reconquête de la confiance des marchés



Après plusieurs exercices sous pression, SUCRIVOIRE signe un retour remarqué sur l’échiquier financier de l’UEMOA. L’agence internationale GCR Ratings a officiellement rehaussé sa notation financière long terme à BB+(wu), avec une perspective stable, confirmant ainsi un changement structurel dans la performance de l’entreprise .

 2024 : l’année du basculement

L’année 2024 marque un véritable point d’inflexion. Grâce à une hausse de la production agricole, une meilleure efficacité industrielle et une revalorisation des prix du sucre par l’État ivoirien, SUCRIVOIRE a renoué avec la rentabilité.

Quelques chiffres clés illustrent ce redressement :

  • +28 % de chiffre d’affaires, à 87,2 milliards FCFA
  • Production de sucre +19 %, à 88 694 tonnes
  • EBITDA multiplié par près de 3, à 20,3 milliards FCFA
  • Marge EBITDA portée à 23 %, contre 10,7 % un an plus tôt
  • Résultat net redevenu positif (+3 %) après plusieurs années de pertes

 Pour un investisseur, cela signifie une chose essentielle : l’activité principale crée à nouveau de la valeur.

 Une dynamique industrielle solide et visible

Le redressement ne repose pas sur un simple effet de prix. GCR souligne :

  • la hausse du volume de canne broyée (+9 %),
  • les investissements structurants (replantation, irrigation, modernisation),
  • la réduction des arrêts techniques,
  • et l’amélioration durable des rendements industriels .

Ces éléments renforcent la visibilité des résultats futurs, un point clé pour les investisseurs long terme.

 Dette et solvabilité : une amélioration nette, mais sous surveillance

L’un des points les plus positifs du rapport est la forte amélioration des ratios financiers :

  • Dette nette / EBITDA :
    2,1x en 2024, contre 6,2x en 2023
  • Couverture des intérêts (EBITDA / charges financières) :
    4,4x, contre 1,6x un an plus tôt

 Concrètement :
SUCRIVOIRE génère désormais suffisamment de cash-flow pour faire face à ses engagements financiers.

 Toutefois, la liquidité reste le principal point de vigilance, notamment à cause :

  • du programme d’investissements en cours,
  • de l’emprunt obligataire de 36 milliards FCFA émis en 2025,
  • et d’un ratio de couverture des engagements à court terme encore inférieur à 100 % .

 Positionnement stratégique : un quasi-duopole protecteur

SUCRIVOIRE évolue dans un secteur fortement réglementé et concentré, avec seulement deux acteurs majeurs en Côte d’Ivoire.
Elle bénéficie :

  • d’une marque forte et historique,
  • d’une protection réglementaire du marché,
  • de capacités industrielles diversifiées (Borotou, Zuénoula),
  • et du soutien stratégique du groupe SIFCA, son actionnaire de référence .

Ce soutien inclut notamment un appui financier explicite en cas de tension de trésorerie, un élément très rassurant pour les créanciers et investisseurs.

 Perspective : stabilité aujourd’hui, potentiel demain

La perspective stable attribuée par GCR traduit une anticipation de :

  • poursuite de la croissance des volumes,
  • amélioration progressive de la liquidité,
  • réduction des importations de sucre,
  • maintien de marges solides .

Un nouveau relèvement de notation pourrait intervenir si :

  • la dette continue de baisser,
  • la couverture des intérêts dépasse 5x,
  • et la liquidité se renforce durablement.

 EXPLICATION SIMPLE DES TERMES CLÉS

 Notation BB+ (wu)

Entreprise solide mais encore exposée aux risques économiques. Niveau attractif pour les investisseurs recherchant rendement + potentiel de revalorisation.

 Perspective stable

La note ne devrait ni monter ni baisser à court terme, sauf choc majeur.

 EBITDA

Indicateur de performance opérationnelle réelle, avant dette et impôts.
 Plus il est élevé, plus l’entreprise génère du cash.

 Marge EBITDA

Part du chiffre d’affaires transformée en cash opérationnel.
 23 % = excellente performance industrielle.

 Dette nette / EBITDA

Nombre d’années nécessaires pour rembourser la dette avec le cash généré.
 En dessous de 3x = zone confortable.

 Couverture des intérêts

Capacité à payer les intérêts de la dette.
 Plus le ratio est élevé, plus le risque est faible.

 Liquidité

Capacité à faire face aux engagements à court terme.


SUCRIVOIRE n’est plus une valeur en difficulté : c’est une valeur en redressement confirmé.

 Elle combine amélioration opérationnelle, soutien stratégique et potentiel de croissance.
 Pour un investisseur BRVM :
profil “opportunité maîtrisée”, intéressant en logique long terme ou rendement obligataire/action défensif.

 

 FORCES

- Redressement opérationnel confirmé (retour à la rentabilité)
- Forte croissance du chiffre d’affaires (+28 %)
- Marges en nette amélioration (marge EBITDA 23 %)
- Réduction significative du levier financier
- Position dominante sur un marché protégé
- Soutien stratégique et financier du groupe SIFCA
- Investissements industriels structurants
- Secteur défensif (produit de première nécessité)

 RISQUES

- Liquidité encore sous pression à court terme
- Niveau de dette encore élevé malgré l’amélioration
-  Forte intensité capitalistique du secteur
- Dépendance partielle aux décisions réglementaires (prix du sucre)
- Sensibilité aux conditions climatiques et agricoles
- Poids des investissements en cours sur les cash-flows


 OPPORTUNITÉS

 Hausse structurelle de la demande nationale de sucre
 Réduction progressive des importations
 Gains de productivité liés aux nouveaux investissements
 Amélioration future de la notation financière
Revalorisation potentielle du titre à la BRVM
 Profil attractif pour investisseurs long terme et institutionnels
 Renforcement de la stratégie ESG et de la gouvernance


Valeur de redressement confirmée
Risque maîtrisé mais encore présent
Potentiel intéressant à moyen / long terme

BRVM : Pourquoi le budget ivoirien 2026 envoie un signal fort aux investisseurs

 


Côte d’Ivoire-Ratio masse salariale 2026 :

Pourquoi un chiffre à 29,2 % change la lecture économique… et boursière



En économie, certains indicateurs parlent plus fort que de longs discours.
Le ratio masse salariale / recettes fiscales en fait partie.

Pour 2026, ce ratio est projeté à 29,2 %, selon les déclarations du ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, devant le Sénat le 9 décembre 2025 à Yamoussoukro, dans le cadre de la présentation d’un budget de 17 350,2 milliards FCFA.

Mais que signifie réellement ce chiffre ?
Et surtout, pourquoi est-il crucial pour les investisseurs en Bourse BRVM, les entreprises cotées ivoiriennes et les institutions financières internationales ?

 Comprendre le ratio en toute simplicité

 Le ratio masse salariale / recettes fiscales mesure :

La part des impôts et taxes collectés par l’État qui sert à payer les salaires des agents publics.

Autrement dit :

  • sur 100 FCFA de recettes fiscales,
  • 29,2 FCFA servent à rémunérer les fonctionnaires et agents de l’État en 2026.

 Une trajectoire budgétaire claire et maîtrisée

Année Ratio masse salariale / recettes fiscales
2023 34,5 %
2024 32,5 %
2025 29,4 %
2026 (projection) 29,2 %

 En quatre ans, la Côte d’Ivoire est passée au-dessous du seuil de vigilance communautaire de 35 %, fixé par l’UEMOA.

Ce mouvement traduit une transformation profonde de la gestion des finances publiques.

 Pourquoi cette baisse est stratégique pour l’État ?

1️⃣ Une discipline budgétaire renforcée

Un ratio en baisse signifie que :

  • les dépenses de personnel sont mieux maîtrisées ;
  • l’État évite que les salaires absorbent la majorité de ses ressources fiscales.

➡️ Résultat : un budget plus prévisible, plus crédible et plus soutenable.

2️⃣ Plus de marges pour investir

Moins de pression salariale, c’est plus de capacité pour financer :

  • les infrastructures économiques (routes, ports, énergie),
  • l’éducation et la santé,
  • les projets structurants à fort effet multiplicateur.

 Le budget devient un outil de transformation économique, pas seulement de fonctionnement administratif.

 Pourquoi ce ratio est clé pour les investisseurs BRVM ?

🔹 1. Un signal macroéconomique fort

Les investisseurs boursiers ne regardent pas que les entreprises.
Ils analysent aussi l’environnement macroéconomique.

Un ratio à 29,2 % indique :

  • une gestion saine des finances publiques,
  • une réduction du risque budgétaire,
  • une stabilité macroéconomique accrue.

➡️ Un environnement favorable à l’investissement à long terme.

🔹 2. Impact indirect sur les entreprises cotées ivoiriennes

Un État financièrement discipliné :

  • paie mieux et plus régulièrement ses fournisseurs,
  • investit davantage dans les infrastructures,
  • limite les hausses brutales d’impôts.

 Pour les entreprises cotées à la BRVM, cela signifie :

  • un cadre économique plus stable,
  • des perspectives de croissance plus lisibles,
  • une meilleure visibilité des flux financiers.

🔹 3. Confiance accrue des investisseurs institutionnels

Les grands investisseurs (fonds, banques, assurances) et les institutions financières internationales surveillent de près ce ratio.

Pourquoi ? Parce qu’il conditionne :

  • la capacité de remboursement de l’État,
  • la soutenabilité de la dette publique,
  • la crédibilité des politiques économiques.

 Un ratio inférieur à 30 % est perçu comme un signal de bonne gouvernance budgétaire.

  Pour les institutions financières internationales

Pour des acteurs comme :

  • le FMI,
  • la Banque mondiale,
  • la BAD,

ce ratio est un indicateur clé de soutenabilité.

➡️ À 29,2 %, la Côte d’Ivoire :

  • respecte largement les normes communautaires,
  • renforce sa notation implicite de crédibilité,
  • améliore ses conditions d’accès aux financements internationaux.

 Le budget 2026 : un cadre cohérent

Budget 2026 : 17 350,2 milliards FCFA
Hausse de 13,1 % par rapport à 2025
Masse salariale maîtrisée
Pression fiscale projetée : 15,7 % du PIB
Croissance économique attendue : ~6,7 %

 Tous ces éléments forment un ensemble cohérent, favorable à la stabilité économique et financière.

 Ce qu’il faut retenir

✔ Le ratio masse salariale 2026 est projeté à 29,2 %
✔ Il confirme une discipline budgétaire durable
✔ Il renforce la crédibilité économique de la Côte d’Ivoire
✔ Il améliore l’attractivité du pays pour :

  • les investisseurs BRVM,
  • les entreprises cotées,
  • les partenaires financiers internationaux

Ce ratio n’est pas un simple chiffre technique.
C’est un signal macroéconomique puissant, qui influence :

  • la perception du risque pays,
  • la confiance des investisseurs,
  • la dynamique des marchés financiers.

Comprendre les finances publiques, c’est mieux comprendre la Bourse.
Et investir, c’est d’abord savoir lire les signaux économiques.

GEO INVEST – Comprendre • Investir • Transmettre 

BRVM 2023–2025 : la création de valeur silencieuse d’un marché devenu incontournable

 

BRVM : de 2023 à 2025, la Bourse qui a changé la vie des investisseurs patients


Pendant longtemps, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a été perçue comme un marché discret, réservé à une élite ou à quelques initiés. Pourtant, les chiffres parlent aujourd’hui plus fort que les idées reçues.
Entre 2023 et 2025, la BRVM a signé l’un des cycles de croissance les plus impressionnants de son histoire.

Trois années, une trajectoire claire

L’évolution de l’indice BRVM Composite résume à elle seule la dynamique du marché :

  • 2023 : +5,38 % → une année de reprise et de consolidation
  • 2024 : +28,89 % → une accélération spectaculaire
  • 2025 : +25,26 % → une confirmation solide et durable

 En clair, la BRVM n’a pas seulement progressé, elle a changé de dimension.

2025 : l’année des performances hors normes

Suivez cette vidéo qui résume et explique d'avantage 

Certaines actions ont littéralement explosé, récompensant les investisseurs visionnaires :

Unilever CI : +428,57 %
Une performance historique, symbole d’un retournement stratégique parfaitement capté par le marché.

SAFCA : +359,03 %
Une valeur longtemps sous-estimée qui a surpris par la puissance de son rebond.

UNIWAX : +241,46 %
La renaissance industrielle et financière d’un acteur emblématique du textile.

Un message clair : à la BRVM, les opportunités existent pour ceux qui savent attendre et analyser.

2024 : l’année du réveil des valeurs financières et agricoles

Le marché avait déjà donné de forts signaux en 2024 avec :

  • BOA Mali : +92,20 %
  • BICICI : +86,92 %
  • SAPH : +76,17 %

 Banques et agro-industrie ont démontré leur résilience et leur capacité à créer de la valeur, même dans un environnement économique exigeant.

2023 : les fondations du cycle haussier

Rien n’arrive par hasard en bourse. Les bases du rallye actuel ont été posées dès 2023 :

  • BOA Côte d’Ivoire : +86,35 %
  • SMB : +54,85 %
  • SAFCA : +47,16 %

 Ces performances ont marqué le début du retour de la confiance des investisseurs locaux et institutionnels.


La leçon clé pour les investisseurs

✓ La BRVM n’est plus une bourse « dormante »
✓ La patience et la vision long terme sont fortement récompensées
✓ Les meilleures performances naissent souvent dans l’indifférence générale

Ceux qui ont investi tôt ont vu leur capital se multiplier. Ceux qui observent aujourd’hui ont encore des opportunités devant eux.


Entre croissance des indices et explosion de certaines valeurs, la période 2023–2025 restera comme un tournant historique pour la BRVM.
La question n’est plus « Faut-il investir à la BRVM ? »

Mais plutôt : suis-je prêt à m’éduquer, à analyser et à investir intelligemment ?

La BRVM a parlé. À chacun maintenant de décider s’il veut en faire partie.