BRVM : SUCRIVOIRE renaît quand le redressement industriel restaure la confiance du marché

Que nous dit réellement la notation de SUCRIVOIRE ?

La décision de GCR Ratings de relever la note long terme de SUCRIVOIRE de BB(wu) à BB+(wu) marque un tournant stratégique majeur pour l’entreprise… mais aussi un signal fort pour les investisseurs BRVM.

 Ce relèvement signifie que le risque perçu baisse, que la trajectoire financière s’améliore, et que la société a retrouvé une crédibilité opérationnelle après plusieurs années difficiles.

Cependant, la notation reste en catégorie “spéculative”, ce qui implique que le potentiel est réel, mais accompagné de risques maîtrisables.

SUCRIVOIRE : du redressement industriel à la reconquête de la confiance des marchés



Après plusieurs exercices sous pression, SUCRIVOIRE signe un retour remarqué sur l’échiquier financier de l’UEMOA. L’agence internationale GCR Ratings a officiellement rehaussé sa notation financière long terme à BB+(wu), avec une perspective stable, confirmant ainsi un changement structurel dans la performance de l’entreprise .

 2024 : l’année du basculement

L’année 2024 marque un véritable point d’inflexion. Grâce à une hausse de la production agricole, une meilleure efficacité industrielle et une revalorisation des prix du sucre par l’État ivoirien, SUCRIVOIRE a renoué avec la rentabilité.

Quelques chiffres clés illustrent ce redressement :

  • +28 % de chiffre d’affaires, à 87,2 milliards FCFA
  • Production de sucre +19 %, à 88 694 tonnes
  • EBITDA multiplié par près de 3, à 20,3 milliards FCFA
  • Marge EBITDA portée à 23 %, contre 10,7 % un an plus tôt
  • Résultat net redevenu positif (+3 %) après plusieurs années de pertes

 Pour un investisseur, cela signifie une chose essentielle : l’activité principale crée à nouveau de la valeur.

 Une dynamique industrielle solide et visible

Le redressement ne repose pas sur un simple effet de prix. GCR souligne :

  • la hausse du volume de canne broyée (+9 %),
  • les investissements structurants (replantation, irrigation, modernisation),
  • la réduction des arrêts techniques,
  • et l’amélioration durable des rendements industriels .

Ces éléments renforcent la visibilité des résultats futurs, un point clé pour les investisseurs long terme.

 Dette et solvabilité : une amélioration nette, mais sous surveillance

L’un des points les plus positifs du rapport est la forte amélioration des ratios financiers :

  • Dette nette / EBITDA :
    2,1x en 2024, contre 6,2x en 2023
  • Couverture des intérêts (EBITDA / charges financières) :
    4,4x, contre 1,6x un an plus tôt

 Concrètement :
SUCRIVOIRE génère désormais suffisamment de cash-flow pour faire face à ses engagements financiers.

 Toutefois, la liquidité reste le principal point de vigilance, notamment à cause :

  • du programme d’investissements en cours,
  • de l’emprunt obligataire de 36 milliards FCFA émis en 2025,
  • et d’un ratio de couverture des engagements à court terme encore inférieur à 100 % .

 Positionnement stratégique : un quasi-duopole protecteur

SUCRIVOIRE évolue dans un secteur fortement réglementé et concentré, avec seulement deux acteurs majeurs en Côte d’Ivoire.
Elle bénéficie :

  • d’une marque forte et historique,
  • d’une protection réglementaire du marché,
  • de capacités industrielles diversifiées (Borotou, Zuénoula),
  • et du soutien stratégique du groupe SIFCA, son actionnaire de référence .

Ce soutien inclut notamment un appui financier explicite en cas de tension de trésorerie, un élément très rassurant pour les créanciers et investisseurs.

 Perspective : stabilité aujourd’hui, potentiel demain

La perspective stable attribuée par GCR traduit une anticipation de :

  • poursuite de la croissance des volumes,
  • amélioration progressive de la liquidité,
  • réduction des importations de sucre,
  • maintien de marges solides .

Un nouveau relèvement de notation pourrait intervenir si :

  • la dette continue de baisser,
  • la couverture des intérêts dépasse 5x,
  • et la liquidité se renforce durablement.

 EXPLICATION SIMPLE DES TERMES CLÉS

 Notation BB+ (wu)

Entreprise solide mais encore exposée aux risques économiques. Niveau attractif pour les investisseurs recherchant rendement + potentiel de revalorisation.

 Perspective stable

La note ne devrait ni monter ni baisser à court terme, sauf choc majeur.

 EBITDA

Indicateur de performance opérationnelle réelle, avant dette et impôts.
 Plus il est élevé, plus l’entreprise génère du cash.

 Marge EBITDA

Part du chiffre d’affaires transformée en cash opérationnel.
 23 % = excellente performance industrielle.

 Dette nette / EBITDA

Nombre d’années nécessaires pour rembourser la dette avec le cash généré.
 En dessous de 3x = zone confortable.

 Couverture des intérêts

Capacité à payer les intérêts de la dette.
 Plus le ratio est élevé, plus le risque est faible.

 Liquidité

Capacité à faire face aux engagements à court terme.


SUCRIVOIRE n’est plus une valeur en difficulté : c’est une valeur en redressement confirmé.

 Elle combine amélioration opérationnelle, soutien stratégique et potentiel de croissance.
 Pour un investisseur BRVM :
profil “opportunité maîtrisée”, intéressant en logique long terme ou rendement obligataire/action défensif.

 

 FORCES

- Redressement opérationnel confirmé (retour à la rentabilité)
- Forte croissance du chiffre d’affaires (+28 %)
- Marges en nette amélioration (marge EBITDA 23 %)
- Réduction significative du levier financier
- Position dominante sur un marché protégé
- Soutien stratégique et financier du groupe SIFCA
- Investissements industriels structurants
- Secteur défensif (produit de première nécessité)

 RISQUES

- Liquidité encore sous pression à court terme
- Niveau de dette encore élevé malgré l’amélioration
-  Forte intensité capitalistique du secteur
- Dépendance partielle aux décisions réglementaires (prix du sucre)
- Sensibilité aux conditions climatiques et agricoles
- Poids des investissements en cours sur les cash-flows


 OPPORTUNITÉS

 Hausse structurelle de la demande nationale de sucre
 Réduction progressive des importations
 Gains de productivité liés aux nouveaux investissements
 Amélioration future de la notation financière
Revalorisation potentielle du titre à la BRVM
 Profil attractif pour investisseurs long terme et institutionnels
 Renforcement de la stratégie ESG et de la gouvernance


Valeur de redressement confirmée
Risque maîtrisé mais encore présent
Potentiel intéressant à moyen / long terme

BRVM : Pourquoi le budget ivoirien 2026 envoie un signal fort aux investisseurs

 


Côte d’Ivoire-Ratio masse salariale 2026 :

Pourquoi un chiffre à 29,2 % change la lecture économique… et boursière



En économie, certains indicateurs parlent plus fort que de longs discours.
Le ratio masse salariale / recettes fiscales en fait partie.

Pour 2026, ce ratio est projeté à 29,2 %, selon les déclarations du ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, devant le Sénat le 9 décembre 2025 à Yamoussoukro, dans le cadre de la présentation d’un budget de 17 350,2 milliards FCFA.

Mais que signifie réellement ce chiffre ?
Et surtout, pourquoi est-il crucial pour les investisseurs en Bourse BRVM, les entreprises cotées ivoiriennes et les institutions financières internationales ?

 Comprendre le ratio en toute simplicité

 Le ratio masse salariale / recettes fiscales mesure :

La part des impôts et taxes collectés par l’État qui sert à payer les salaires des agents publics.

Autrement dit :

  • sur 100 FCFA de recettes fiscales,
  • 29,2 FCFA servent à rémunérer les fonctionnaires et agents de l’État en 2026.

 Une trajectoire budgétaire claire et maîtrisée

Année Ratio masse salariale / recettes fiscales
2023 34,5 %
2024 32,5 %
2025 29,4 %
2026 (projection) 29,2 %

 En quatre ans, la Côte d’Ivoire est passée au-dessous du seuil de vigilance communautaire de 35 %, fixé par l’UEMOA.

Ce mouvement traduit une transformation profonde de la gestion des finances publiques.

 Pourquoi cette baisse est stratégique pour l’État ?

1️⃣ Une discipline budgétaire renforcée

Un ratio en baisse signifie que :

  • les dépenses de personnel sont mieux maîtrisées ;
  • l’État évite que les salaires absorbent la majorité de ses ressources fiscales.

➡️ Résultat : un budget plus prévisible, plus crédible et plus soutenable.

2️⃣ Plus de marges pour investir

Moins de pression salariale, c’est plus de capacité pour financer :

  • les infrastructures économiques (routes, ports, énergie),
  • l’éducation et la santé,
  • les projets structurants à fort effet multiplicateur.

 Le budget devient un outil de transformation économique, pas seulement de fonctionnement administratif.

 Pourquoi ce ratio est clé pour les investisseurs BRVM ?

🔹 1. Un signal macroéconomique fort

Les investisseurs boursiers ne regardent pas que les entreprises.
Ils analysent aussi l’environnement macroéconomique.

Un ratio à 29,2 % indique :

  • une gestion saine des finances publiques,
  • une réduction du risque budgétaire,
  • une stabilité macroéconomique accrue.

➡️ Un environnement favorable à l’investissement à long terme.

🔹 2. Impact indirect sur les entreprises cotées ivoiriennes

Un État financièrement discipliné :

  • paie mieux et plus régulièrement ses fournisseurs,
  • investit davantage dans les infrastructures,
  • limite les hausses brutales d’impôts.

 Pour les entreprises cotées à la BRVM, cela signifie :

  • un cadre économique plus stable,
  • des perspectives de croissance plus lisibles,
  • une meilleure visibilité des flux financiers.

🔹 3. Confiance accrue des investisseurs institutionnels

Les grands investisseurs (fonds, banques, assurances) et les institutions financières internationales surveillent de près ce ratio.

Pourquoi ? Parce qu’il conditionne :

  • la capacité de remboursement de l’État,
  • la soutenabilité de la dette publique,
  • la crédibilité des politiques économiques.

 Un ratio inférieur à 30 % est perçu comme un signal de bonne gouvernance budgétaire.

  Pour les institutions financières internationales

Pour des acteurs comme :

  • le FMI,
  • la Banque mondiale,
  • la BAD,

ce ratio est un indicateur clé de soutenabilité.

➡️ À 29,2 %, la Côte d’Ivoire :

  • respecte largement les normes communautaires,
  • renforce sa notation implicite de crédibilité,
  • améliore ses conditions d’accès aux financements internationaux.

 Le budget 2026 : un cadre cohérent

Budget 2026 : 17 350,2 milliards FCFA
Hausse de 13,1 % par rapport à 2025
Masse salariale maîtrisée
Pression fiscale projetée : 15,7 % du PIB
Croissance économique attendue : ~6,7 %

 Tous ces éléments forment un ensemble cohérent, favorable à la stabilité économique et financière.

 Ce qu’il faut retenir

✔ Le ratio masse salariale 2026 est projeté à 29,2 %
✔ Il confirme une discipline budgétaire durable
✔ Il renforce la crédibilité économique de la Côte d’Ivoire
✔ Il améliore l’attractivité du pays pour :

  • les investisseurs BRVM,
  • les entreprises cotées,
  • les partenaires financiers internationaux

Ce ratio n’est pas un simple chiffre technique.
C’est un signal macroéconomique puissant, qui influence :

  • la perception du risque pays,
  • la confiance des investisseurs,
  • la dynamique des marchés financiers.

Comprendre les finances publiques, c’est mieux comprendre la Bourse.
Et investir, c’est d’abord savoir lire les signaux économiques.

GEO INVEST – Comprendre • Investir • Transmettre 

BRVM 2023–2025 : la création de valeur silencieuse d’un marché devenu incontournable

 

BRVM : de 2023 à 2025, la Bourse qui a changé la vie des investisseurs patients


Pendant longtemps, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a été perçue comme un marché discret, réservé à une élite ou à quelques initiés. Pourtant, les chiffres parlent aujourd’hui plus fort que les idées reçues.
Entre 2023 et 2025, la BRVM a signé l’un des cycles de croissance les plus impressionnants de son histoire.

Trois années, une trajectoire claire

L’évolution de l’indice BRVM Composite résume à elle seule la dynamique du marché :

  • 2023 : +5,38 % → une année de reprise et de consolidation
  • 2024 : +28,89 % → une accélération spectaculaire
  • 2025 : +25,26 % → une confirmation solide et durable

 En clair, la BRVM n’a pas seulement progressé, elle a changé de dimension.

2025 : l’année des performances hors normes

Suivez cette vidéo qui résume et explique d'avantage 

Certaines actions ont littéralement explosé, récompensant les investisseurs visionnaires :

Unilever CI : +428,57 %
Une performance historique, symbole d’un retournement stratégique parfaitement capté par le marché.

SAFCA : +359,03 %
Une valeur longtemps sous-estimée qui a surpris par la puissance de son rebond.

UNIWAX : +241,46 %
La renaissance industrielle et financière d’un acteur emblématique du textile.

Un message clair : à la BRVM, les opportunités existent pour ceux qui savent attendre et analyser.

2024 : l’année du réveil des valeurs financières et agricoles

Le marché avait déjà donné de forts signaux en 2024 avec :

  • BOA Mali : +92,20 %
  • BICICI : +86,92 %
  • SAPH : +76,17 %

 Banques et agro-industrie ont démontré leur résilience et leur capacité à créer de la valeur, même dans un environnement économique exigeant.

2023 : les fondations du cycle haussier

Rien n’arrive par hasard en bourse. Les bases du rallye actuel ont été posées dès 2023 :

  • BOA Côte d’Ivoire : +86,35 %
  • SMB : +54,85 %
  • SAFCA : +47,16 %

 Ces performances ont marqué le début du retour de la confiance des investisseurs locaux et institutionnels.


La leçon clé pour les investisseurs

✓ La BRVM n’est plus une bourse « dormante »
✓ La patience et la vision long terme sont fortement récompensées
✓ Les meilleures performances naissent souvent dans l’indifférence générale

Ceux qui ont investi tôt ont vu leur capital se multiplier. Ceux qui observent aujourd’hui ont encore des opportunités devant eux.


Entre croissance des indices et explosion de certaines valeurs, la période 2023–2025 restera comme un tournant historique pour la BRVM.
La question n’est plus « Faut-il investir à la BRVM ? »

Mais plutôt : suis-je prêt à m’éduquer, à analyser et à investir intelligemment ?

La BRVM a parlé. À chacun maintenant de décider s’il veut en faire partie.

 

BRVM – ACTU QUOTIDIENNE | 30 décembre 2025

Un marché sous pression, mais toujours sélectif et résilient

La BRVM enregistre une deuxième séance consécutive dans le rouge ce mardi 30 décembre 2025, confirmant une fin d’année marquée par des arbitrages sectoriels et des prises de bénéfices ciblées. La tendance globale masque toutefois des poches de résistance et d’opportunités, révélant un marché plus que jamais sélectif.

Les indices : le poids des télécoms se fait sentir

La séance a été largement dictée par le repli du secteur des télécommunications.

  • Orange Côte d’Ivoire (-1,24%)
  • Sonatel (-1,61%)

Ces deux poids lourds ont pesé sur les indices, entraînant :

  • BRVM Composite : -0,16% à 339,96 points
  • BRVM 30 : -0,14% à 163,03 points

À l’inverse, le BRVM Prestige tire son épingle du jeu avec une hausse de +0,99%, portant sa performance annuelle à +23,79%. Un signal clair : le marché ne sanctionne pas tout, il trie.

Volumes et liquidité : un marché toujours actif

Malgré la baisse des indices, la liquidité reste robuste :

  • 2,47 milliards FCFA échangés sur les actions
  • 1,35 milliard FCFA sur les obligations

Ecobank CI s’impose comme la valeur la plus active en valeur, avec 1,247 milliard FCFA transigé, tandis que ETI Togo domine en volume avec 284 598 titres échangés.
Côté obligataire, l’emprunt État du Sénégal 6,75% 2025–2032 concentre l’essentiel des échanges.

Comportement des valeurs : prises de bénéfices et rotations

La séance est marquée par des prises de bénéfices nettes sur certaines valeurs ayant fortement progressé auparavant :

  • SETAO CI : -7,19%
  • ERIUM CI : -6,25%
  • SERVAIR Abidjan : -4,92%

En revanche, plusieurs titres se distinguent positivement :

  • NEI-CEDA CI : +7,21%
  • SICOR CI : +6,71%
  • Société Générale CI : +4,75%
  • ORAGROUP Togo : +3,96%

 Ces mouvements confirment une rotation sectorielle active, notamment en faveur des financières et industrielles.

Performances sectorielles

  • Transport : +3,43% (meilleur secteur du jour)
  • Finances : +1,03%
  • Industrie : +0,01%

Les investisseurs privilégient clairement les secteurs moins exposés aux prises de bénéfices de fin d’année.

Autres informations clés

  • Jeudi 1er janvier 2026 : jour férié en Côte d’Ivoire, pas de séance de règlement/livraison.
  • Mercredi 31 décembre 2025 : séance écourtée, clôture à 12h.
  • ERIUM CI affiche une forte progression de ses résultats au T3 2025 :
    • Chiffre d’affaires : +13%
    • Résultat net : +58%, signe de fondamentaux solides malgré la correction boursière.

  

 La BRVM termine 2025 sur une note de consolidation saine après une année exceptionnelle (Composite +23,16% YTD).
 La baisse actuelle n’est pas un signal de retournement, mais un ajustement logique, où seuls les titres solides, liquides et bien valorisés continuent d’attirer les flux.

À la BRVM, la performance de 2026 se prépare dès maintenant.



BRVM : L'ACTU ESSENTIELLE BRVM DU 22 au 26 décembre 2025

 

L’ACTU ESSENTIELLE DE LA BRVM

Du 22 au 26 décembre 2025 : une semaine sous pression, mais riche en contrastes

La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a bouclé la semaine de cotation du 22 au 26 décembre 2025 sur une note globalement négative. Les principaux indices ont reculé, traduisant un climat de prudence sur le marché, même si certaines valeurs ont su tirer leur épingle du jeu.

Des indices en repli

À la clôture hebdomadaire, le BRVM Composite a cédé 0,86 %, pour s’établir à 340,86 points, tandis que le BRVM 30 a également reculé de 0,94 %, terminant à 163,33 points.
Cette baisse des indices reflète une pression vendeuse plus marquée en fin d’année, dans un contexte d’arbitrages et de prises de bénéfices.

Un marché dominé par les baisses

L’analyse de la cote révèle une tendance majoritairement baissière :

  • 28 actions en baisse
  • 13 actions en hausse
  • 6 actions stables

Ce déséquilibre confirme une semaine difficile pour une grande partie des valeurs cotées, même si certaines performances individuelles ont attiré l’attention des investisseurs.

SETAO Côte d’Ivoire, la star de la semaine

Parmi les valeurs en hausse, SETAO Côte d’Ivoire s’est imposée comme la meilleure performance de la semaine. Le titre a enregistré une envolée spectaculaire de +32,56 %, clôturant à 1 425 FCFA, avec un volume de 21 378 titres échangés.
Cette progression remarquable positionne SETAO en tête du peloton des hausses et témoigne d’un regain d’intérêt des investisseurs pour la valeur.

Top 5 des plus fortes hausses

  • SETAO : +32,56 % à 1 425 FCFA
  • NEI-CEDA : +15,56 % à 1 040 FCFA
  • LNB : +14,74 % à 4 475 FCFA
  • AIR LIQUIDE – ERIUM : +11,69 % à 1 720 FCFA
  • BOA NIGER : +3,31 % à 2 650 FCFA

VIVO ENERGY CI, la plus forte correction

À l’opposé, VIVO ENERGY Côte d’Ivoire a enregistré la plus forte baisse de la semaine. Le titre a reculé de 9,4 %, pour clôturer à 1 350 FCFA, avec un volume de 9 352 titres échangés.
Cette contre-performance illustre la volatilité persistante sur certaines grandes capitalisations.

Top 5 des plus fortes baisses

  • SODE CI : -4,92 % à 5 800 FCFA
  • SICOR : -6,85 % à 3 265 FCFA
  • CIE : -7,26 % à 2 300 FCFA
  • UNILEVER CI : -7,5 % à 34 225 FCFA
  • VIVO ENERGY CI : -9,4 % à 1 350 FCFA


La BRVM a donc terminé la semaine dans le rouge, marquée par une baisse des indices et une majorité de valeurs en repli. Toutefois, cette période a aussi mis en lumière des opportunités ciblées, avec des titres capables de fortes progressions malgré le contexte général.
Une semaine contrastée qui rappelle aux investisseurs l’importance de la sélection des valeurs et d’une vision stratégique à moyen et long terme sur le marché régional.


 Le marché est en phase de respiration

La baisse du BRVM Composite (-0,86 %) et du BRVM 30 (-0,94 %) ne traduit pas une crise, mais plutôt une phase de consolidation après une année globalement favorable pour la BRVM.
  Les investisseurs prennent des bénéfices et se repositionnent avant le début de 2026.

 La sélectivité est plus que jamais essentielle

Avec 28 valeurs en baisse contre seulement 13 en hausse, le message est clair :
le marché ne monte plus en bloc.
Les investisseurs récompensent désormais :

  • les entreprises fondamentalement solides,
  • celles affichant une visibilité sur leurs résultats,
  • et les titres encore sous-valorisés.

 Les fortes hausses signalent un retour de l’appétit pour le risque ciblé

La flambée de SETAO CI (+32,56 %) montre que :

  • les investisseurs sont prêts à acheter quand une opportunité claire se présente,
  • même dans un marché globalement baissier.

Cela confirme que les opportunités existent, mais elles sont ponctuelles et ciblées.

La semaine écoulée envoie un message fort :

La BRVM ne récompense plus l’improvisation, mais la stratégie.

Les investisseurs avisés doivent désormais :

  • privilégier la qualité des entreprises,
  • anticiper les dividendes 2026,
  • et exploiter les corrections actuelles comme des opportunités d’entrée.


GSE : First Atlantic Bank entre en Bourse, la GSE retrouve enfin son élan après 7 ans

 

Ghana : First Atlantic Bank fait son entrée en Bourse, un signal fort pour le marché financier ghanéen


Après plus de sept années sans nouvelle introduction, la Ghana Stock Exchange (GSE) retrouve enfin le chemin des grandes annonces. First Atlantic Bank PLC est désormais cotée en Bourse. Une opération très attendue, sursouscrite et officiellement entrée en négociation le vendredi 19 décembre 2025. Au-delà de la performance de l’opération, c’est tout le marché financier ghanéen qui envoie un message clair : la confiance revient.

Une introduction historique qui marque un tournant

Clôturée le 4 décembre 2025, l’introduction en bourse de First Atlantic Bank est la première depuis plus de sept ans sur la GSE. La cérémonie officielle a réuni régulateurs, acteurs du marché et institutions clés. Le gouverneur de la Banque du Ghana, Dr. Johnson Pandit Asiama, invité d’honneur, n’a pas caché l’importance stratégique de l’événement.

Pour lui, cette cotation va bien au-delà d’une simple levée de fonds :

« En prenant cette mesure, First Atlantic Bank renforce sa base de capital, élargit son actionnariat et contribue à l’approfondissement du marché des capitaux ghanéen. »

Un message fort, qui place cette opération au cœur de la transformation du système financier national.

Ouverture du capital : plus de gouvernance, plus de discipline

Entrer en Bourse, c’est changer de dimension. L’ouverture du capital impose transparence, discipline de marché et responsabilité accrue. Elle oblige les dirigeants à rendre compte, améliore la gouvernance et facilite l’accès à des financements de long terme.

Pour le marché ghanéen, cette cotation élargit la base d’actionnaires au-delà des cercles traditionnels et crée de nouveaux repères de valorisation pour le secteur bancaire.

Les épargnants au cœur de la dynamique

L’un des messages les plus forts de cette introduction concerne les citoyens ghanéens. Dr. Asiama l’a clairement souligné :

« Les cotations permettent aux Ghanéens ordinaires de passer du statut de clients à celui de propriétaires. »

Autrement dit, la Bourse devient une alternative crédible face aux placements à rendements rapides mais risqués. Les banques cotées offrent un cadre plus stable, transparent et responsable, permettant aux épargnants de participer directement à la création de valeur.

Un test grandeur nature pour la profondeur du marché

La réussite de cette opération est aussi un test pour la GSE. Des introductions régulières améliorent la liquidité, facilitent la formation des prix et renforcent la transmission des signaux économiques. Elles consolident la résilience du marché et renforcent la confiance des investisseurs locaux et institutionnels.

La sursouscription observée montre que les investisseurs ont répondu présents, séduits par les fondamentaux de la banque.

Une stratégie bancaire tournée vers l’avenir

Côté stratégie, First Atlantic Bank affiche des ambitions claires :

  • innovation technologique,
  • conformité réglementaire renforcée,
  • offres centrées sur le client,
  • soutien à la croissance des entreprises,
  • inclusion financière et
  • expansion régionale.

La banque met en avant une rentabilité soutenue, une croissance continue de son bilan et des investissements constants dans l’infrastructure digitale, devenue un facteur clé de différenciation dans la banque moderne.

Vers une nouvelle dynamique boursière au Ghana

La Banque du Ghana ne cache pas ses attentes. Selon Dr. Asiama, à mesure que l’économie se développe et que l’intermédiation financière se sophistique, davantage de banques devraient accéder au marché des actions dès 2026. L’objectif est clair : diversifier l’actionnariat, réduire les risques de concentration et mieux aligner le secteur financier avec les priorités nationales.

Un signal macroéconomique fort

Au-delà de First Atlantic Bank, cette cotation envoie un message puissant : la discipline de marché, la gouvernance ouverte et l’appropriation locale des institutions sont des piliers de la croissance durable. Des marchés de capitaux actifs ne sont pas un luxe, mais un levier essentiel de stabilité et de performance à long terme.

 Reconstruire la confiance, pierre par pierre

Cette introduction en Bourse réunit trois éléments clés :
✓un capital patient,
✓une gouvernance renforcée,
✓l’inclusion des épargnants.

C’est ainsi que se reconstruit la confiance. Pas seulement dans les chiffres, mais dans les institutions qui les portent. Pour le Ghana, First Atlantic Bank ne signe pas qu’une cotation : elle ouvre une nouvelle page du marché financier national.

BRVM : le marché reprend confiance grâce à Orange CI, mais les banques inquiètent

 


L’ACTU QUOTIDIENNE BRVM : le marché retrouve des couleurs, porté par Orange CI, mais la prudence reste de mise


*Rédigé par GEO INVEST
Date : 26 décembre 2025
Heure : 01h08 (GMT) *

Un marché BRVM qui respire après deux séances difficiles

La séance boursière du jour marque un tournant psychologique important à la BRVM. Après deux journées dominées par la prudence et les ventes, les investisseurs ont commencé à reprendre confiance, profitant des niveaux de prix jugés attractifs pour effectuer des rachats opportunistes.

       Un rachat opportuniste, c’est lorsqu’un investisseur achète une action après une baisse, estimant que son prix est temporairement sous-évalué.

Résultat : les principaux indices de la BRVM repassent dans le vert, signe d’un retour progressif de l’optimisme.

  • BRVM Composite : +0,05 % à 339,75 points
  • BRVM-30 : +0,21 % à 163,24 points
  • BRVM Prestige : +0,22 % à 139,83 points (meilleure performance)

       Un indice boursier mesure l’évolution globale d’un ensemble d’actions. Quand il monte, cela signifie que la majorité des valeurs progresse.

Suivez cette vidéo qui résume L'ACTU quotidienne BRVM du 24 décembre 2025

Orange CI : le pilier qui stabilise le marché

Après avoir pesé négativement sur la séance précédente, Orange Côte d’Ivoire signe un retour remarqué avec une hausse de +0,69 % à 14 600 FCFA.

Ce mouvement a permis à Orange CI de créer à elle seule plus de 15 milliards FCFA de capitalisation boursière.

   La capitalisation boursière représente la valeur totale d’une entreprise en Bourse (prix de l’action × nombre d’actions).

Ce va-et-vient d’Orange CI illustre parfaitement son rôle stratégique à la BRVM :
 quand Orange monte, le marché respire ;
 quand Orange baisse, les indices vacillent.

Ce n’est donc pas un hasard si le retour de la confiance sur Orange CI a entraîné un rebond global du marché.

Les étoiles du jour : SETAO, LNB et SAPH en pleine forme

Certaines valeurs ont clairement attiré les investisseurs :

  • SETAO CI : +7,26 % à 1 330 FCFA, frôlant son plafond de hausse pour la deuxième fois cette semaine
         Le plafond correspond à la hausse maximale autorisée sur une séance à la BRVM.

  • Loterie Nationale du Bénin (LNB) : +5,13 % à 4 200 FCFA, portée par un regain de confiance durable

  • SAPH Côte d’Ivoire : +4,93 % à 7 345 FCFA, mettant fin à huit séances consécutives de baisse

Ces hausses traduisent un retour progressif de l’appétit pour le risque, même si celui-ci reste sélectif.

Banques : prises de bénéfices et retour sur terre

Malgré la tendance globale positive, le secteur bancaire recule, principalement à cause de prises de bénéfices.

    Une prise de bénéfices consiste à vendre une action après une hausse pour sécuriser ses gains.

  • BOA Niger : -7,45 % à 2 545 FCFA
  • BOA Burkina Faso : -3,55 % à 3 805 FCFA
  • NSIA Banque : -3,51 % à 11 000 FCFA

Ces replis montrent que les investisseurs deviennent plus exigeants, surtout face aux annonces fondamentales inquiétantes.

Volumes en baisse : la prudence avant les fêtes

Les échanges totaux s’élèvent à 556,94 millions FCFA, en baisse de 40,93 % par rapport à la veille.

   Le volume échangé indique le montant total des transactions. Un volume en baisse signifie moins d’engagement des investisseurs.

Les valeurs les plus liquides restent privilégiées :

  • Sonatel Sénégal : 75,94 millions FCFA (13,64 % du volume total)
  • SIB CI : 72,77 millions FCFA
  • CIE CI : 62,15 millions FCFA

    Une action liquide est une action qui s’achète et se vend facilement sans trop faire varier son prix.

FOCUS – BOA NIGER : une alerte sérieuse sous-estimée par le marché

BOA Niger a récemment annoncé anticiper une baisse de plus de 50 % de son résultat net en 2025, une nouvelle majeure pour les investisseurs.

Des chiffres qui confirment la dégradation

  • Résultat net 2024 : 5,002 milliards FCFA (déjà -50 % vs 2023)
  • Résultat net 2025 estimé : potentiellement sous 2,5 milliards FCFA
  • PNB T3 2025 : -1,8 %
  • Coût du risque : +70 %
      Le coût du risque correspond aux provisions pour crédits non remboursés.

Ces chiffres traduisent une fragilisation profonde du modèle bancaire dans un contexte économique nigérien toujours tendu depuis 2023.

Analyse boursière : un piège classique pour l’investisseur pressé

Malgré ces fondamentaux dégradés, l’action BOA Niger affiche :

  • +10,22 % en décembre
  • RSI en zone de surachat (>70)
       Le RSI mesure si une action est surachetée (trop montée trop vite) ou survendue.

Cette situation révèle une déconnexion entre la hausse du cours et la réalité économique de la banque.

    Le dividende élevé (rendement de 7,6 %) repose sur un taux de distribution de 94 %, difficilement soutenable.

   Zone de correction probable : 2 150 – 2 250 FCFA

La séance du jour montre un retour progressif de la confiance à la BRVM, largement soutenu par Orange CI, véritable colonne vertébrale du marché. Toutefois, derrière la hausse des indices se cache une sélectivité accrue des investisseurs, qui commencent à sanctionner les valeurs dont les fondamentaux se dégradent, à l’image de BOA Niger.

   
la hausse de court terme ne remplace jamais la solidité des fondamentaux.


BRVM : une révolution silencieuse pour les investisseurs 

La BRVM ne se contente plus de montrer si les actions montent ou baissent.
Dès janvier 2026, elle met en avant un nouvel indice clé :

BRVM Composite Total Return

    Pourquoi c’est majeur ?
Parce qu’il affiche enfin la vraie performance du marché :
✓ la variation des cours
✓+ les dividendes encaissés
✓ = l’argent réellement gagné par l’investisseur

Sur la BRVM, la richesse ne vient pas seulement des prix…
 elle vient surtout des dividendes et de la patience.

Avec cet indice, le message est clair :
 le marché est mature
 le marché est rentable
 le long terme est enfin reconnu et valorisé

      Avant, on regardait les cours.
      Aujourd’hui, on regarde le rendement total.

Le BRVM Composite Total Return change la manière d’investir et de comprendre la Bourse régionale.



DISCLAIMER – AVERTISSEMENT IMPORTANT

Cet article est publié à titre informatif, pédagogique et éducatif uniquement. Il ne constitue ni une recommandation d’achat, ni une incitation à vendre des titres cotés à la BRVM. Les marchés financiers comportent des risques de perte en capital. Chaque investisseur est invité à réaliser ses propres analyses ou à consulter un conseiller financier agréé avant toute décision d’investissement.

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